Après avoir croisé leur route aux Transmusicales à Rennes en décembre dernier, le programmateur du Camji s’empresse de faire venir les suisses de Faï Baba à Niort le 29 janvier dernier, pour notre plus grand plaisir. Rencontre…

Sound Reporters : Vos pochettes d’album sont souvent dessinées ou bien comportent des photos avec effets. Mais sur votre dernier album, c’est une photo très simple en noir et blanc. Pourquoi ce changement ? 

Faï Baba : Nous avons travaillé avec l’artiste et graphiste designer Allan Cooper, c’est comme ça que l’idée nous est venue de collaborer avec lui pour les pochettes, il a simplement repensé les photos. On aime beaucoup la simplicité qui se dégage de son travail. Cela nous permet de montrer différentes facettes de la musique.

Sound Reporters : Cela fait maintenant un an que vous travaillez ensemble. Comment se passe votre collaboration ?

Faï Baba : Elle se passe très naturellement ! On tient à une certaine liberté, on a une bonne relation, amicalement et musicalement. On a la même vision de la musique sans avoir besoin d’en débattre, on est tout sur la même longueur d’onde ! Une relation très « jazzy »!

Sound Reporters : Dans vos chansons, vous parlez beaucoup d’amour et de romantisme. A notre époque, ce romantisme se perd. Est-ce une façon de le faire perdurer ?

Faï Baba : Ca aussi c’est très naturel et pas forcément volontaire ! Je n’ai jamais vraiment pensé et chanté à propos de ça, des relations amoureuses ou amicales. Je pense juste à faire de bonne mélodies et de bonne chansons.

Sound Reporters : Quelle est la différence entre la scène française et la scène suisse ?

Faï Baba : Je pense que c’est assez similaire ! Les gens sont vraiment sympas et très professionnels. On prend soin des artistes et la foule est très présente. J’adore ça.

Sound Reporters : Quel souvenir gardez vous des Transmusicales à Rennes ?

Faï Baba : C’était un grand festival ! Je pense que nous avons fait un très bon show et c’était très amusant. C’est une chance d’y avoir été pour un jeune groupe comme nous.

Sound Reporters : Votre nom vient en partie de Sai Baba qui était un maître spirituel indien et qui pouvait accomplir des miracles comme la matérialisation, la dématérialisation et faire apparaître ou disparaître des choses. Que voudriez vous créer, détruire, faire apparaître ou disparaître si vous aviez ces pouvoirs ?

Faï Baba : Guérir le monde!

Sound Reporters : Si vous deviez choisir une personne pour faire un concert avec vous, qui choisiriez vous ?

Faï Baba : Celui qui me vient en premier à l’esprit c’est Keith Richards. Chanter avec lui, et peut être fumer une cigarette et boire un verre de whisky. Ca doit être indescriptible et très vivant .

Sound Reporters : Quel son/bruit ou musique illumine votre journée ?

Faï Baba : Le son du réveil, une chanson des Beatles mais surtout le son du vent !

Interview réalisée par Nolwen et Charlotte
Photo : Enki

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