Nous avons profité de la venue des Colours In The Street en résidence au Camji du 27 février au 1er mars dernier pour les interviewer. 

Sound Reporters : Sur votre nouvel album, vous avez composé des titres en français, vous qui préfériez l’anglais auparavant, la langue de votre culture musicale et de vos inspirations. Pourquoi ce changement ? Vos sources d’inspiration ont-elles changé ?

Colours In The Street : Nos sources d’inspiration n’ont pas changé, ce sont toujours les mêmes. On a juste voulu explorer de nouvelles choses. Le français, c’est notre langue maternelle et c’est une super découverte ! Le résultat nous plaît ! On a grandi et on a ouvert notre regard à de nouvelles choses, on a voulu testé, on s’est dit « on verra bien » et c’est cool !

Sound Reporters : Au tout début de votre carrière, imaginiez-vous vous produire un jour sur la scène de l’Olympia ? Était-ce un rêve?

Colours In The Street : Non, personne ne pouvait l’imaginer ! On peut en rêver comme on rêve de pleins de choses mais pas l’imaginer. Du coup c’est cool quand ça arrive !

Sound Reporters : Pour vous, que représente une « mer de lions » ? (traduction de Sea of lions, un de leur titre phare)

Colours In The Street : C’est un endroit merveilleux, magique, imaginaire, où tout le monde rêverait de se reposer, d’y être, d’en profiter. En tout cas le texte parle de ça. Ce morceau est plutôt très joyeux, très métaphorique. C’est un endroit rempli de lions de mer, qui ressembleraient à de petites baleines. Ou bien de vrais lions avec leur crinière mais qui sauraient nager, tout est parti d’un délire entre nous.

Sound Reporters : UTTBBTW est un terme issu de League of Legends, avez-vous un petit coté geek ?

Alexandre : Mais comment vous savez ça ? (rires) C’est mon pseudo dans League of Legends ! Je joue à LOL et je prend les noms de nos morceaux comme pseudos ! Sinon c’est aussi l’acrostiche de Under The Blast, Before The Winter. Ce sont les paroles du refrain mais c’était un peu trop long comme titre !

Sound Reporters : On parle parfois de « Monde de papier » ou bien encore de « Gens en papier » . Qu’est ce que représente un « Enfant de papier » pour vous ? (du titre Paper Child)

Colours In The Street : L’enfant de papier a toute sa vie écrite sur lui, au fur et à mesure, l’encre s’efface, jusqu’à sa mort. C’est une métaphore de la vie, de la jeunesse, de la fragilité et de la découverte.

Sound Reporters : Quelle est la personne la plus « en papier » au sein du groupe ?

Colours In The Street : Lucien, justement pour sa fragilité, et qui plus est parce qu’il est aussi auteur sur le prochain album !

Sound Reporters : Pouvez-vous nous décrire ce que serait votre Royaume parfait (en référence à leur album) ? Et dans la vie ?

Lucien : L’appellation Royaume est pour nous un symbole. C’est difficile à décrire car c’est justement la diversité, notamment culturelle qui en fait notre royaume. Je rajouterai aussi la paix dans le monde. Des choses assez basiques en somme.

Noé : Pour moi aujourd’hui, dans mon royaume parfait, il y a la sortie de notre nouvel album.

Alexandre : Dans mon Royaume parfait, j’enlève Marine Le Pen et Donald Trump et je fais revenir Freddy Mercury et Bob Marley !

Noé :  Moi je ferai aussi revenir Zidane sur le terrain !

Alexis : C’est un Royaume sans murailles, sans frontières, avec beaucoup de couleurs, de tolérance mais aussi l’égalité des chances et des sexes.

Sound Reporters : La ville de Niort est friande de peintures murales, et utilise le graff pour mettre en valeur son patrimoine. On trouve que Niort a un petit côté très « Colours In The Street » en somme, qu’en pensez-vous ? 

Colours In The Street : On avait jamais fait le rapprochement mais on trouve ça très cool !

Sound Reporters : Quel est votre meilleur souvenir de lycée ?

Alexis : Quand le proviseur adjoint me courrait après dans l’atrium pour que j’enlève mon bonnet !

Lucien : Les soirées, j’en faisais beaucoup !

Noé : La musique, j’allais au conservatoire, je faisait du sport, et pas mal la fête aussi. En fait tout sauf le lycée !

Alexandre : Et moi c’était le basket. J’étais à Poitiers en centre de formation et je ne faisais que ça avec la musique. Après j’ai fais le choix d’arrêter le sport et d’être à fond dans le groupe.

Sound Reporters : Quand vous jouez près de Niort, retrouvez-vous d’anciens camarades de lycée dans le public ? 

Colours In The Street : Oui très régulièrement ! On est toujours en contact avec eux. C’est précieux les potes de lycée !

Sound Reporters : Quel est le souvenir le plus fou entre vous quatre ?

Colours In The Street : L’Olympia ! La tournée en Asie c’était cool aussi ! C’était en Corée, notre première tournée à l’étranger !

Sound Reporters : Actuellement, vous travaillez sur de nouvelles compositions, pouvez-vous nous parler un peu de votre nouvel album, de son style ? Sera-t-il en continuité ou en rupture avec Royaume ?

Colours In The Street : Il sera à la fois en continuité et en rupture. Il sera plus pop, plus mélancolique. On a essayé beaucoup de nouvelles choses, le résultat sera donc très différent ! On a évolué, on s’est réparti le travail. On a beaucoup travaillé sur ordinateurs, on a pris des risques !

Sound Reporters : Diriez-vous plutôt que la musique a créé votre amitié ou bien que l’amitié a créé votre musique ?

Colours In The Street : L’amitié a créé CITS puis CITS a renforcé cette amitié !

Sound Reporters : Quel son/ bruit ou musique illumine votre journée ?

Lucien : De la musique, c’est ce qui marque le début de ma journée.

Alexis : Le bruit de la douche !

Noé : Le bruit du lait dans les céréales !

Alexandre : Le silence. J’adore la musique, mais parfois le silence m’apaise !

CITS©EmmanuelleBrisson-34bd

Interview réalisée par Théo et Nolwen. Photo : Margaux

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