Le 17 mai dernier, les Sound Reporters se sont déplacés au Chantier des Francofolies afin d’interviewer les artistes, techniciens, organisateurs… Ici rencontre avec Fiona Walden, la folkeuse tout droit sortie d’un western.

Sound Reporters : Pensez-vous que les Francofolies vont vous projeter sur le devant de la scène musicale ?

Fiona Walden : Le devant de la scène musicale est un grand mot. J’ai déjà fait les Francofolies l’été dernier car je fais le chantier des Francos sur deux ans. Effectivement mes dernières et premières Francos m’ont beaucoup aidée et m’ont présentée au « grand public ». J’espère que cette deuxième session va encore agrandir ma notoriété.

Sound Reporters : Quand pensez-vous que votre album sortira ? Pouvez-vous nous en parler ?

Fiona Walden : Actuellement, on est en train d’enregistrer l’album. Quand est-ce qu’il sortira ? J’espère en septembre/octobre. C’est un peu dans la même veine que mon premier EP sorti en 2015. C’est une continuité logique après deux ans de travail où forcément dans ta tête tu évolues sans pour autant changer de style musical. Mais ça reste quand même une évolution, car à deux années près tu n’es pas forcément au même endroit, au même moment dans ta tête, dans ce que tu écoutes et dans ce qui influence ta musique.

Sound Reporters : Vous avez déjà joué aux Francofolies l’année dernière, êtes-vous contente de revenir cette année ?

Fiona Walden : Je suis plus que contente, je suis aux anges ! C’est un superbe festival et c’est une joie d’être là.

Sound Reporters : On vous compare souvent à Patti Smith, qu’est ce que cela fait d’être comparée à une grande artiste comme elle ?

Fiona Walden : C’est un peu gênant car je ne me sens pas forcément légitime. C’est quand même un sacré monument ! Mais ça fait plaisir. Les gens ont toujours le besoin de faire des comparaisons pour savoir un peu dans quelle case, dans quel genre on se place. Aujourd’hui, c’est quelque chose qui est indispensable de comparer des artistes à d’autres artistes.

Sound Reporters : Vous avez commencé la guitare en autodidacte, est-ce que vous continuez toute seule ou est-ce que vous prenez quelques cours ?

Fiona Walden : Je continue toute seule, je ne prend pas de cours du tout. J’ai commencé à prendre des cours de piano quand j’étais petite mais je n’aimais pas ça, du coup j’ai complètement arrêté la musique. Puis, je me suis mise à la guitare quand j’avais 13 ans. Je crée mes chansons et ça me va comme ça pour le moment. Après j’aimerais bien, peut être approfondir la chose mais il faut du temps pour ça et je ne l’ai pas trop en ce moment.

Sound Reporters : Est-ce que vous auriez envie de faire de la musique pour un film ? Si oui quel serait le genre, les acteurs, le réalisateur et qu’est-ce qu’il raconterait?

Fiona Walden : Très bonne question ! Alors c’est très simple, moi j’adorerais faire de la musique de film, et le grand rêve, évidemment, ce serait d’en faire pour Tarantino. Un  film avec ses acteurs favoris comme Uma Thurman.

Sound Reporters : Quelle serait la salle de concert où vous rêveriez de jouer ?

Fiona Walden : J’adorerais jouer au Bataclan. Déjà ça a toujours été ma salle préférée à Paris, et aujourd’hui j’aimerais encore plus y jouer pour toute la symbolique qu’elle porte.

Sound Reporters : Quel bruit, son ou musique illumine votre journée ?

Fiona Walden : Ici, les vagues ça marche bien, les oiseaux qui chantent aussi. Après ça peut être pleins de choses, juste le bruit du métro qui évoque un son de batterie. L’inspiration tu peux la trouver partout !

Interview réalisée par Enki et Nolwen. Photo prise par Enki.

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