Les Sound Reporters ont eu l’opportunité de découvrir Le Chantier des Francos le 17 mai dernier. Ils sont notamment allés à la rencontre de Michel Toledo, technicien son au Chantier des Francos. 

Nous avons commencé par lui demander ce qu’il préférait dans son métier. Sa réponse et simple, claire et précise : « La musique ! ». L’idée était également de connaître son avis sur ce dispositif qu’est Le Chantier des Francos. D’après lui, c’est un réel accélérateur de talents, qui sert de tremplin aux jeunes artistes, qui leur permet de s’améliorer, de progresser, d’apprendre et de prendre confiance afin d’être totalement prêt pour le festival en juillet et la scène de manière plus générale. Michel a travaillé entre 1992 et 1998 sur la Scène de l’Horloge, une scène gratuite où se déroulait la programmation des « FrancOff », la scène off des Francofolies. C’est en 2010 qu’il a intégré le Chantier des Francos. Il travaille essentiellement en live car en tant qu’intermittent du spectacle, « c’est principalement le live qui nous rémunère » mais il nous confie qu’il aimerait faire davantage de studio car il adore ça. Nous lui avons demandé quelle scène il rêverait de sonoriser, et après un petit temps de réflexion, il nous parle du Reading Festival en Angleterre, pour sa programmation. Pour son premier souvenir en tant que sonorisateur, Michel nous parle des conférences comme celle de Mère Térésa, sa toute première expérience qui l’a beaucoup marqué car il était très jeune. Il a également sonorisé un discours de François Mitterand et nous a raconté que c’était particulièremet pratique pour régler les micros car l’ancien présidence mesurait 1,68m, soit la même taille que lui ! Pour lui, il n’y a pas eu un concert en particulier plus difficile à sonoriser que les autres. Les moments les plus difficiles sont ceux avec des groupes pas toujours prêts pour la scène, qui n’ont aucun pré-réglage de prévu. Pour autant, il nous dit  au sujet du métier de technicien son que « même avec de l’expérience, même avec du métier, on n’est pas magiciens et si on n’a pas la bonne source de son, on ne peut pas faire un bon mix, un bon mélange. » Pour finir, nous lui avons demandé quel son, bruit ou musique faisait briller ses yeux. Il nous a raconté que quand il a commencé dans le métier, il était musicien, bassiste pour être précis et il a découvert l’album Who’s Next de The Who. Il l’écoutait en boucle, et à chaque fois qu’il l’entend, aujourd’hui encore, il n’a qu’une seule envie : retrouver cette sensation quand il mixe. Il recherche constamment ce plaisir et veut le faire partager.

Interview réalisée par Margaux et Charlotte.

Publicités