SEAL OF QUALITY: LE SON DU 8 BIT

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Seal Of Quality, nom-hommage à la marque Nintendo, nous offre au Camji un instant musical à la croisée du 8bits, du rock et des musiques électroniques, jouant avec sa guitare, son synthé, et ses nombreuses gameboy. Ci-dessous notre interview pour en savoir plus sur cet homme-orchestre-geek…

Découvrant qu’il était peu référencé sur internet,  nous voulions savoir comment il partageait sa musique, en dehors de son propre site. Pour lui, ne pas être diffusé sur ces plateformes ne lui pose aucun problème, puisqu’il préfère aller lui-même à la rencontre des gens pour se faire découvrir. Il y a un seul site où nous pouvons retrouver ses compositions : sur Bandcamp.

Seal of Quality est-il un vrai grand geek ? En 2008, lorsqu’il a commencé son projet, oui ! Mais petit à petit cela a été de moins en moins le cas.  Mais il garde bien évidemment le goût des jeux-vidéo. Le jeu Landstalker sur la console Megadrive reste son chouchou. Il se souvient très bien de ses nombreuses nuits blanches passées à y jouer quand il était en 3ème. Il ressemblerait un peu à Zelda, nous dit-il. Et, bien entendu, la Megadrive est pour lui la meilleure console, car elle a un processus sonore très particulier que notre artiste du jour affectionne énormément.

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Nous lui avons demandé de nous donner son avis sur toutes ces nouvelles consoles sorties dernièrement, et il nous a révélé qu’il n’avait pas trop suivi les dernières sorties… Il y a tellement de nouveautés qu’il lui est difficile de rester au courant de toutes les actualités en la matière. Il nous avoué avoir un petit retard à rattraper : la dernière console qu’il a acheté c’est la première PlayStation !

Puis nous lui avons demandé ce qui était le plus difficile dans le fait de mélanger la musique pop rock et les sons de consoles : pour lui, ça demande beaucoup de technique, mais c’est ce qui rend la chose encore plus intéressante, car il faut aussi beaucoup travailler sur la cohérence des sons. Ce qui est également difficile c’est de ne pas faire de sons de jeux vidéo « classiques », qu’il cherche à éviter. Quant à sa préférence concernant la scène, il préfère jouer dehors plutôt qu’en salle, c’est plus compliqué mais plus marrant. Et puis nous lui avons posé une petite colle : résumer sa musique en deux mots. Après un moment de réflexion, les mots Pop et Chiptune (genres de musique) sont sortis.

Nous nous sommes demandé s’il avait déjà envisagé d’intégrer un groupe de rock : il nous a devancé ! Il joue déjà dans plusieurs groupes de rock, et ce bien avant de se lancer seul dans la musique. Et enfin la fameuse question des Sound Reporters : quel son, bruit ou musique illumine la journée de Seal of Quality ? : le ronronnement d’un chat!

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Interview réalisée par Enki, Margaux, et Lorena. Photos de Lorena.


UB UB À EXCÈS DE ROCK

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Le samedi 13 mai, lors de la soirée Excès d’Rock, le duo de rock UB UB est monté sur scène. Nous en avons profité pour en apprendre un peu plus sur eux lors d’une interview.

Sound Reporters : En tant qu’artiste, qu’est-ce qui est le plus difficile selon vous ? Se lancer ? Percer ? Vivre de sa musique ?

UB UB : Se lancer ! On sait très bien qu’on ne vivra pas de notre musique, on veut juste se faire plaisir. On a eu du mal à se lancer, et c’est la première fois ce soir qu’on joue devant un public !

Sound Reporters : En tant qu’artiste amateur, quel serait votre ultime objectif ? Vous professionnaliser ?

UB UB : On ne veut pas être professionnels, notre objectif est d’essayer de faire d’autres dates et éventuellement un disque.

Sound Reporters : Quel est votre plus grand soutien dans votre entourage ?

UB UB : Les copains et les collègues !

Sound Reporters : Avez-vous rencontré, accompagné ou joué devant un artiste assez connu ? Si non, avec qui rêveriez-vous de collaborer ? 

UB UB : On n’a jamais joué ou accompagné un artiste assez connu, mais on aimerait bien collaborer avec Mogwaï !

Sound Reporters : À part vous-même, qui aimeriez-vous être ?

Jean : J’aimerais être un ours.

Frédéric : Mon chat.

Sound Reporters : Quelle chanson vous correspond le mieux ?

Jean : Helicon 1 du groupe Mogwaï.

Frédéric : Une chanson sans parole, juste instrumentale.

Sound Reporters : Quel son ou bruit illumine votre journée ?

Jean : La nuit transfigurée de Shoenberg.

Frédéric : Les bip de France inter.

Interview réalisée par Esteban, Alex. Photos: Marylou et Enki


LES RÈGLES DU JEU AVEC BERTILY

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Le samedi 13 mai, lors de la soirée Excès d’Rock, le groupe de pop folk et rock Bertily montait pour la première fois sur la scène du Camji et répondait à nos questions ! 

Sound Reporters : En tant qu’artiste, qu’est-ce qui est le plus difficile selon vous ? Se lancer ? Percer ? Vivre de sa musique ?

Bertily : Percer n’est pas notre but premier, le plus important est de s’amuser et de prendre du plaisir sur scène.

Sound Reporters : En tant qu’artiste amateur, quel serait votre ultime objectif ? Vous professionnaliser ?

Bertily : Toujours de se faire plaisir sur scène, pouvoir jouer plus ne serait pas négatif, mais on n’en fait pas un but ultime.

Sound Reporters : Quel est votre plus grand soutien dans votre entourage ?

Bertily : C’est notre soutien à nous, en tant que musiciens.

Sound Reporters : Avez-vous rencontré, accompagné ou joué devant un artiste assez connu ? Si non, avec qui rêveriez-vous de collaborer ? 

Ludovic : J’ai rencontré Michael Jones, je lui ai déjà envoyé des compos. On s’appelle par moments et je sais que le jour où Bertily aura sorti un album je lui enverrai, et le but c’est vraiment qu’il me donne un avis, puis un jour de faire sa première partie .

Sound Reporters : À part vous-même, qui aimeriez-vous être ?

Bertily : On est bien en nous-mêmes !

Sound Reporters : Quelle chanson vous correspond le mieux ?

Bertily : « Des vies » de Goldman, et dans nos chansons ce serait  « Les règles du jeu » .

Sound Reporters : Quel son ou bruit illumine votre journée ?

Bertily : Les tondeuses le dimanche (rires), mon baladeur avant de dormir.

Interview réalisée par Esteban, Alex. Photos: Marylou et Enki


ALWILDA: NOTHING ELSE MATTER !

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Le samedi 13 mai, lors de la soirée Excès d’Rock, le groupe de Hard Rock Alwilda était présent sur la scène du Camji. Rencontre.

Sound Reporters : En tant qu’artiste, qu’est-ce qui est le plus difficile selon vous ? Se lancer ? Percer ? Vivre de sa musique ?

Alwilda : En vivre !

Sound Reporters : En tant qu’artiste amateur, quel serait votre ultime objectif ? Vous professionnaliser ?

Alwilda : Jouer au Stade de France ou au moins faire des Zénith ! (rires) Sinon jouer dans des festivals comme le Hellfest, car c’est vraiment un public adapté à notre musique !

Sound Reporters : Quel est votre plus grand soutien dans votre entourage ?

Alwilda : Le manager du groupe.

Sound Reporters : Avez-vous rencontré, accompagné ou joué devant un artiste assez connu ? Si non, avec qui rêveriez-vous de collaborer ? 

Alwilda : Faire la première partie de Black Rain ça serait pas mal… ou Scorpions aussi !

Sound Reporters : À part vous-même, qui aimeriez-vous être ? 

Alwilda : On est très bien en nous-même !

Sound Reporters : Quelle chanson vous correspond le mieux ?

Alwilda : Nothing Else Matters de Metallica et Through the Nist parmi nos compositions ! 

Sound Reporters : Quel son ou bruit illumine votre journée ?

Alwilda : Les Ramones, un groupe de punk qu’on écoute souvent !

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Interview réalisée par Esteban, Alex. Photos: Marylou et Enki


LE CRI DU TAHOMA

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Le samedi 13 mai, lors de la soirée Excès d’Rock, Les Tahoma, groupe éclectique allant du reggae au funk en passant par le rock et le jazz nous a fait passer un bon moment musical au Camji, ponctué de pointes d’humour. Nous avons échangé lors d’une interview avec ces gais-lurons ! 

Sound Reporters : En tant qu’artiste, qu’est-ce qui est le plus difficile selon vous ? Se lancer ? Percer ? Vivre de sa musique ?

Tahoma : Si on ne se donne pas les moyens c’est compliqué, si on se donne les moyens on peut tout faire. À partir du moment où il y a une vraie motivation, que ça nous tient vraiment à cœur, tout est possible !

Sound Reporters : En tant qu’artiste amateur, quel serait votre ultime objectif ? Vous professionnaliser ?

Tahoma : Se professionnaliser ça serait super cool ! Après, on se fait plaisir avant tout, mais c’est vrai que ça serait un objectif.

Sound Reporters : Quel est votre plus grand soutien dans votre entourage ?

Tahoma : Les potes et la famille. Nos parents nous aident beaucoup, c’est notre meilleur soutien !

Sound Reporters : Avez-vous rencontré, accompagné ou joué devant un artiste assez connu ? Si non, avec qui rêveriez-vous de collaborer ? 

Tahoma : Alors on a fait la première partie de Radio Kaizman , ça c’était pas mal ! On aimerait bien jouer avec Manu Chao !

Sound Reporters : À part vous-même, qui aimeriez-vous être ? 

Tahoma : On aimerait bien être des animaux qui gambadent dans l’herbe sans préoccupation, genre les animaux de la forêt dans South Park ! (rires) Non mais être soi c’est déjà pas mal… Sinon on aimerait tous être Camille en fait ! (membre du groupe)

Sound Reporters : Quelle chanson vous correspond le mieux ?

Tahoma : De notre groupe c’est « Prends la route », sinon « Les copains d’abord » c’est cool ! Ou le générique de Pokemon (rires)!

Sound Reporters : Quel son ou bruit illumine votre journée ?

Tahoma : Le cri du Tahoma : « bwé bwé » ! C’est un bruit qu’on fait pour débuter une de nos chansons.

Interview réalisée par Esteban, Alex. Photos: Marylou et Enki


LA POP 90’S DE MY SECRETARY

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MySecretary, groupe niortais crée en 2008, composé de Mika à la batterie, Thomas à la basse, Sébastien à la guitare et Alexandre au lead chant et à la guitare, a répondu à nos questions le vendredi 31 mars dernier !

Sound Reporters : Vous mélangez différents styles dans votre musique, est-ce que cela vient de vos différentes influences ?

My Secretary : Alors oui, on est quatre personnes différentes, on écoute tous des trucs différents à la base dans notre culture personnelle, et on n’a pas tous les mêmes références. Le groupe est un moyen de mélanger un peu tout ça.

Sound Reporters : Vous êtes Niortais mais dans quelle autre ville pourriez-vous vivre ?

MS1 : Bonne question, moi personnellement je trancherais pour une métropole à taille humaine c’est-à-dire ni Paris, ni Marseille, ni Lyon. Nantes conviendrait par exemple.

MS2 : Moi je choisirais plutôt la campagne, mais concernant la ville, Nantes serait trop grand par exemple, je suis bien à Niort moi !

MS3 : Moi je serais plus campagne au bord de la mer. J’ai bien aimé la côte ouest Irlandaise, je me verrais bien là-bas avec un tas de moutons et puis Mika (rires).

MS4 : Moi ça serait comme Alex, Nantes, ou une ville avec la mer par très loin !

My Secretary : On aime voyager comme vous pouvez le voir!

Sound Reporters : Quel sont les différents caractères des gens du groupe ?

My Secretary : Alors, il y a le soumis (rires), l’égoïste, le videur… C’est vrai qu’en répétition par exemple, Thomas et Alex sont plutôt moteurs et nous on est plutôt détendus. C’est un équilibre surtout.

Sound Reporters : Quelle salle de concert vous fait rêver ?

MS1 : On les a déjà toutes faites! (rires). On a un petit penchant pour le Camji ! Plus sérieusement, on aime bien les festivals en plein air, les petites salles un peu crasseuses (rires). Comme tout le monde, même si c’est pas très original, ce serait l’Olympia, qui est une salle pas très grande mais mythique. C’est assez difficile de citer seulement une salle, il y en a tellement…

MS2 : Moi je dirais le Festival de la Route du Rock à Saint-Malo. Mais il faut aimer la boue,  les embruns et la pluie aussi.

Sound Reporters : Où voulez vous nous transporter avec votre musique ?

MS1 : C’est une bonne question ! Je verrais les vastes plaines des Etats-unis, si tu mets notre disque un peu fort dans la voiture ça collerait bien. [Tu dis qu’on fait de la musique de bagnole quoi ?]. Oui mais aux Etat-unis !

MS2 : Moi je dirais que si tu te balades dans une zone urbaine, notre musique dans les écouteurs, ça t’enverrait dans les années fin 80 début 90. Les années que vous n’avez pas trop connu à priori ! C’était bien (de loin), sauf au niveau vestimentaire, avec les épaulettes… Thomas avait une petite nuque longue avec une queue là derrière, rasé sur le côté, avec une belle brosse sur le dessus! (rires). C’était très marrant.

Sound Reporters : Quels sont vos meilleurs et vos pires souvenirs sur scène ?

MS1: Merci d’avoir posé la question parce qu’on n’a pas les mêmes souvenirs (rires) !

MS2: Pour moi, le pire, c’était lors d’un concert en plein hiver, il faisait vraiment mauvais, avec un groupe italien près de Bressuire, le chanteur avait une intoxication alimentaire, ils sont partis aux urgences et n’ont pas pu jouer. Ils étaient venus d’Italie pour faire quelques dates avec nous mais ils ont annulé leur tournée, et on a joué devant 5 personnes. Mais on est content parce qu’on a rejoué dans cette salle il n’y a pas si longtemps et ce fût l’un des moments les plus chauds qu’on ait connu en concert !

MS3: Il y en a un autre, c’était notre premier gros concert à l’Espace Culturel Leclerc qui n’existe plus depuis, à Niort. On a fait une entrée en scène mémorable : il y avait un noir complet sur scène avant le début, on ne retrouvait pas nos sangles de guitare [attends, précise, TU ne retrouvais pas ta sangle de guitare!] et le temps pressait ! Puis Sébastien, notre guitar’hero a cassé sa corde en plein concert ! D’habitude, on laisse une guitare sur scène au cas où, mais ce soir là pas de guitare de secours, elle était restée dans la voiture ! Sébastien est descendu de scène, on ne l’avait pas remarqué parce qu’on était à fond dans la musique. A un moment, on voit Sébastien devant nous, on s’est dit « Mais qu’est ce que tu fais là ?! » (rires). C’est le groupe Eiffel, qui jouait ensuite qui a changé la corde de Seb pour qu’il puisse venir jouer la fin du morceau. Bref… Ce concert était particulier pour nous, et encore, je passe sur la guitare qui se désaccordait toute seule ! En plus c’était filmé !!! (rires). Mais c’est comme ça qu’on apprend !

MS4 : Parmi les bons souvenirs il y a l’Acclameur, on a eu la chance de faire le concert d’ouverture. Heureusement, il y a davantage de bons moments !

Sound Reporters : Quel était le concert avec le plus de public, où ils étaient les plus enthousiastes, et les plus chaleureux ?

My Secretary : À notre niveau, pour le plus grand nombre de personnes, c’était aux Jeudi Niortais en 2015. Pour l’ambiance la plus folle, peut-être au festival des Expressifs à Poitiers : il y avait des étudiants qui étaient chauds !

Sound Reporters : Avez-vous un rituel avant de monter sur scène ?

My Secretary : On se prend dans les bras (rires). Plus sérieusement il y a quelques petites habitudes. Alex et moi on est en retard. [Et nous on les cherche (rires)]. On vérifie qu’il y a une guitare de secours! Sinon il n’y a pas de rituel spécifique, on se retrouve dans les loges, l’ambiance est décontractée.

Sound Reporters : Quel son illumine votre journée ?

MS1 : Les oiseaux dans mon jardin.

MS2 : La musique globalement.

MS3 : Ecouter du hardcore sous la douche (rires), ça donne la pêche!

MS4 : Le rire de mon fils.

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Interview réalisée par Nathan, Tom et Esteban. Photos réalisées par Enki.


PI JA MA PARTY !

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Les Sound Reporters ont eu l’opportunité de découvrir le Chantier des Francos le 17 mai dernier afin d’interviewer artistes, techniciens, organisateurs… A cette occasion, ils  ont rencontré la pop rêveuse de Pi Ja Ma.

Sound Reporters : Pourquoi as-tu choisi un style très sixties pour le titre « Radio Girl » ?

Pi Ja Ma : Ce sont vraiment des inspirations musicales que je partage avec Axel qui est sur scène avec moi et qui écrit et compose. En tant qu’interprète, je me reconnais dans cet univers, du coup on retrouve cette inspiration sixties sur l’EP et également sur le futur album.

Sound Reporters : Combien de temps as-tu mis pour préparer ton EP ?

Pi Ja Ma : Il était prêt au bout de 5 mois, ensuite il a fallu le retravailler. Mettre tout le monde d’accord prend du temps et ce temps est nécessaire avant la sortie de l’EP, cela comprend aussi les démarches pour trouver une Maison de Disques. Il est sorti une première fois puis une seconde fois sur une autre Maison de Disques.

Sound Reporters : Quel est ton dessin animé préféré ?

Pi Ja Ma : Quand j’étais petite j’adorais Shin-Chan, c’était hyper mignon ! J’aimais aussi beaucoup Alice au pays des merveilles, c’était mon préféré avec Oliver et compagnie, un truc avec pleins de chats et de chiens qui chantent et tout, c’est trop bien !

Sound Reporters : À part toi-même, qui rêverais-tu d’être ? 

Pi Ja Ma : Je ne rêve pas d’être moi-même ! Mais je rêverai d’être un chat ! J’ai déjà l’impression d’être un chat parce que je dors et que je mange tout le temps. Mais pas un chat débile qui ne fait rien de sa journée, plutôt un chat qui fait des tas de trucs intéressants !

Sound Reporters : À quelle période aurais-tu aimé vivre ?

Pi Ja Ma : Tout le monde dit que c’était mieux avant mais au final je crois que je préfère cette période là, parce qu’on peut quand même faire un peu tout ce qu’on veut… Et puis avant, quand on était une fille, on ne pouvait pas non plus faire tout ce qu’on voulait, donc maintenant c’est pas mal !

Sound Reporters : Peux-tu te dessiner en quelques secondes ? 

Pi Ja Ma : Ouais ça va être marrant !

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Sound Reporters : Décris-nous ton pyjama idéal ! 

Pi Ja Ma : C’est un pyjama hyper traditionnel, c’est une chemise et un short à rayures bleues !

Sound Reporters : Quelle serait la soirée pyjama de tes rêves ? 

Pi Ja Ma : Pleins de coussins partout, des chats, pleins de gâteaux au chocolat de toutes les formes, une boule disco et puis une piscine ! Y’a rien qui va ensemble mais bon !

Sound Reporters : Avec quel artiste rêverais-tu de collaborer ?

Pi Ja Ma : En ce moment je suis fan des Lemon Twigs, ils sont américains donc ça va être compliqué mais j’adore ce qu’ils font, j’en suis raide dingue !

Sound Reporters : Quel son ou bruit illumine ta journée ?

Pi Ja Ma : J’adore le bruit des feuilles qui se froissent ! Par contre les doigts contre la feuille, je déteste !

Interview réalisée par Marylou et Lorena. Photos : Marylou

 


L’OBSCURITÉ D’OCTAVE NOIRE

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Les Sound Reporters ont eu l’opportunité de découvrir le Chantier des Francos le 17 mai dernier afin d’interviewer artistes, techniciens, organisateurs… A cette occasion, ils ont notamment pu observer un filage d’Octave Noir et l’interviewer. 

Sound Reporters : Pourquoi avoir repris à votre façon « Le Temps des Cerises » ?

Octave Noire : On l’a repris, car pour moi, c’est un morceau qui a besoin d’un texte fort et j’ai pensé au Temps des Cerises pour la notion d’espoir en des jours meilleurs et d’amour possible qu’il véhicule. Il y a plusieurs niveaux de lecture dans cette chanson française qui date des années 1870 du temps de la Commune de Paris. C’est une très belle chanson, la mélodie s’est posée sur les paroles; c’est venu sans réfléchir et on l’a gardée.

Sound Reporters : À quelle époque auriez-vous aimé vivre ?

Octave Noire : Je trouve que la période actuelle a beaucoup d’inconvénients, ce n’est pas l’idéal mais malgré tout, on a beaucoup de chance de vivre ici, en France, avec la vie que l’on mène. Je pense qu’il n’y a pas de période plus facile. Évidement ce n’est pas le cas de tout le monde, mais que ce soit au niveau de la santé ou de l’alimentation, on a beaucoup de chance. Dans d’autre pays, le quotidien n’est pas le même. En ce qui me concerne, aujourd’hui, c’est bien.

Sound Reporters : Trouve-t-on beaucoup de néons chez vous ?

Octave Noire : Non il n’y en a pas chez moi !

Sound Reporters : Le noir est une couleur à laquelle vous semblez très attaché, est-ce lié à votre part d’ombre ?

Octave Noire : Il doit y avoir un peu de ça oui ! Le nom du projet a découlé de la musique, et celle-ci dégage quelque chose d’assez sombre, dans laquelle je m’exprime.

Sound Reporters : Quand on parle de musique électro le public s’attend le plus souvent à entendre des choses dansantes. Quelles sont les réactions de votre public habituellement ? Une anecdote à nous raconter ?

Octave Noire : Je pense que ce qui plaît au public avec l’électro, c’est le mélange de sons électroniques et le côté orchestral qui n’est pas si courant que ça. Pour l’anecdote, toutes les parties orchestrales sont jouées par un ordinateur car on a ni les moyens ni la place d’avoir un orchestre sur scène. Mais avec une association culturelle, on est en train de monter un concert avec un vrai orchestre symphonique où l’on pourra mélanger le côté acoustique de l’orchestre et le côté électronique des synthés et des ordinateurs.

Sound Reporters : Vous commencez votre titre « Un nouveau monde » par cette phrase : Cent millions d’années / Une seconde / Une éternité / Pour faire un monde / Cent millions d’années / Une seconde / Une éternité / Un nouveau monde. Où trouvez-vous votre inspiration, quelles sont vos conditions idéales pour écrire ?

Octave Noire : Ma source d’inspiration, c’est la musique. C’est vraiment elle qui amène les paroles. J’essaie de me plonger dans la musique et d’en faire ressentir le thème principal et les paroles. C’est toujours dans ce sens là que je travaille, c’est vraiment une démarche de producteur de musique. Pour moi, les conditions idéales, c’est d’avoir beaucoup de temps; être disponible mentalement et se laisser porter par la musique. Il ne faut pas aller la chercher car si on va la chercher, on a du mal à la trouver. Il faut que ça soit naturel.

Sound Reporters : Qu’est-ce que le marteau représente pour vous ?

Octave Noire : C’est un outil pour construire mais aussi un outil pour détruire et c’est cela que j’aimais dans la chanson. C’est qu’on ne sait pas si il est là pour construire ou pour détruire ce qui se passe. Il est en interrogation et nous aussi on ne sait pas.

Sound Reporters : Dans votre album on peut voir que vous vous inspirez de différents artistes, notamment de Gainsbourg avec « La Sainte Nuit ». Quel est l’artiste qui vous inspire le plus ?

Octave Noire : Il n’y en a pas vraiment. J’essaie d’être ouvert à beaucoup de styles musicaux et il n’y a pas un artiste avec lequel je me dis  » C’est lui qui m’a inspiré « . Mais il est certain que j’ai beaucoup écouté Gainsbourg et Jacques Higelin mais j’adore aussi Goldman et Balavoine. Il n’y a pas de règles, il faut rester ouvert à tous les styles.

Sound Reporters :  Quel son fait briller vos yeux ?

Octave Noire : Bonne question, il y en a plein mais je dirais le son de mon piano.

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Interview réalisée par Margaux, Julien, Charlotte et Nathan. Photo: Marylou et Margaux.


MICHEL TOLEDO, TECHNICIEN SON AU CHANTIER DES FRANCOS : « LA MUSIQUE AVANT TOUT! »

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Les Sound Reporters ont eu l’opportunité de découvrir Le Chantier des Francos le 17 mai dernier. Ils sont notamment allés à la rencontre de Michel Toledo, technicien son au Chantier des Francos. 

Nous avons commencé par lui demander ce qu’il préférait dans son métier. Sa réponse et simple, claire et précise : « La musique ! ». L’idée était également de connaître son avis sur ce dispositif qu’est Le Chantier des Francos. D’après lui, c’est un réel accélérateur de talents, qui sert de tremplin aux jeunes artistes, qui leur permet de s’améliorer, de progresser, d’apprendre et de prendre confiance afin d’être totalement prêt pour le festival en juillet et la scène de manière plus générale. Michel a travaillé entre 1992 et 1998 sur la Scène de l’Horloge, une scène gratuite où se déroulait la programmation des « FrancOff », la scène off des Francofolies. C’est en 2010 qu’il a intégré le Chantier des Francos. Il travaille essentiellement en live car en tant qu’intermittent du spectacle, « c’est principalement le live qui nous rémunère » mais il nous confie qu’il aimerait faire davantage de studio car il adore ça. Nous lui avons demandé quelle scène il rêverait de sonoriser, et après un petit temps de réflexion, il nous parle du Reading Festival en Angleterre, pour sa programmation. Pour son premier souvenir en tant que sonorisateur, Michel nous parle des conférences comme celle de Mère Térésa, sa toute première expérience qui l’a beaucoup marqué car il était très jeune. Il a également sonorisé un discours de François Mitterand et nous a raconté que c’était particulièremet pratique pour régler les micros car l’ancien présidence mesurait 1,68m, soit la même taille que lui ! Pour lui, il n’y a pas eu un concert en particulier plus difficile à sonoriser que les autres. Les moments les plus difficiles sont ceux avec des groupes pas toujours prêts pour la scène, qui n’ont aucun pré-réglage de prévu. Pour autant, il nous dit  au sujet du métier de technicien son que « même avec de l’expérience, même avec du métier, on n’est pas magiciens et si on n’a pas la bonne source de son, on ne peut pas faire un bon mix, un bon mélange. » Pour finir, nous lui avons demandé quel son, bruit ou musique faisait briller ses yeux. Il nous a raconté que quand il a commencé dans le métier, il était musicien, bassiste pour être précis et il a découvert l’album Who’s Next de The Who. Il l’écoutait en boucle, et à chaque fois qu’il l’entend, aujourd’hui encore, il n’a qu’une seule envie : retrouver cette sensation quand il mixe. Il recherche constamment ce plaisir et veut le faire partager.

 Interview réalisée par Margaux et Charlotte.


« COACH SCÉNIQUE : LE TROISIÈME ŒIL » SELON CHRISTOPHE MALI
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Les Sound Reporters ont eu l’opportunité de découvrir le Chantier des Francos le 17 mai dernier afin d’interviewer artistes, techniciens, organisateurs… Christophe Mali, chanteur du groupe Tryo, n’est pas que musicien. Pour cet événement il se transforme en coach scénique pour les artistes. Nous le rencontrons pour en savoir davantage sur cette autre pratique.

Sound Reporters : Comment vous est venue cette passion pour le théâtre ?

Christophe Mali : Pour être franc, je ne sais pas, parce que je fais du théâtre depuis que je suis tout petit, depuis que j’ai 6 ans ! Dès l’âge de 8/9 ans, j’étais passionné, je voulais devenir comédien. Pourquoi ? Je ne sais pas ! Mes parents ne sont pas du tout dans le milieu artistique ! Je pense qu’ils m’ont emmené au théâtre quand j’étais petit, voir pleins de spectacles. C’est un truc qui m’est tombé dessus comme ça, même mes parents se sont demandés pourquoi ! (rires).

Sound Reporters : Comment définiriez-vous un coach scénique ?

Christophe Mali : Cela veut dire beaucoup de choses selon moi ! Quand tu es artiste, tu cumules des périodes de tournées, qui te permettent de roder ton spectacle, ton personnage sur scène, ton énergie. Puis tu pousses des portes qui t’étaient fermées jusque là, tu découvres de nouvelles choses. La mission du coach c’est donc de faire gagner du temps à l’artiste, lui ouvrir des portes avant même que l’artiste sache que ces portes existent ! A cela s’ajoute le regard extérieur, à la fois du spectateur mais aussi du professionnel, un troisième œil en quelque sorte. On essaye de poser des mots sur ce que les artistes ressentent. Au moment du debrief notamment, on met des mots sur des émotions, un malaise qu’il y a pu avoir sur scène, on leur donne des pistes de travail, l’objectif étant de les faire avancer. Et leur donner confiance, assumer d’être sur scène. 

Sound Reporters : Comment se passe votre rôle de coach scénique depuis 2007 et comment êtes-vous arrivé aux Chantier des Francos ?  

Christophe Mali : Je n’ai pas réellement choisi ce métier, on est venu me chercher ! Je viens de la musique, du théâtre, j’ai fait beaucoup de mise en scène. Un jour Gérard Pont, le directeur actuel des Francofolies, quand il a pris sont poste avait envie de former une nouvelle équipe d’intervenants scéniques. C’est comme ça que j’ai été contacté, sans trop savoir ce que c’était à l’époque. J’ai commencé par venir observer des sessions au Chantier. J’ai trouvé ça génial, je me suis senti capable de le faire et je me suis formé en allant voir les autres coachs. Puis j’ai développé ma méthode, ma manière de faire, et ça se passe très bien ! Il y a de plus en plus d’intervenants sur Le Chantier, notamment en expression corporelle, moi j’apprends autant qu’eux, je me nourris de ces interventions pour travailler la technique. Ça me permet aussi de découvrir pleins d’artistes.

Sound Reporters : Quelles sont vos meilleurs et pires souvenirs au Chantier des Francos ?

Christophe MaliLe pire est en fait le meilleur ! Tu vois parfois arriver des artistes pas motivés, qui ont postulé aux Francos et à qui la chance a sourit soudainement, parce qu’un de leur titre passe à la radio et que ça commence à marcher pour eux. Ils peuvent avoir un certain discours : « J’ai galéré pendant dix ans, aujourd’hui je vends des albums, pourquoi est-ce que je devrais travailler et tout remettre en cause maintenant ? ». Ça arrive rarement et c’est le pire des souvenirs. mais on est là pour eux, et c’est justement quand ça marche qu’il faut travailler, redoubler d’efforts, se poser les bonnes questions. Le meilleur c’est contraire quand des artistes qui ont fait quelques tournées arrivent, qu’ils sont curieux de tout, qu’ils ont soif d’apprendre, de découvrir, d’essayer des choses… Le Chantier des Francos, c’est un immense laboratoire, on leur offre pleins de possibilités qu’ils peuvent choisir de tester, ou non. 

Sound Reporters : Comment faites-vous pour travailler avec autant de styles musicaux différents ? 

Christophe Mali : Ça ne me pose pas de problèmes. On donne notre avis au départ, notamment sur les groupes avec qui on aimerait travailler. Mais on ne me demande pas d’aimer ce qu’ils font. Il faut voir où ils en sont à l’instant T et essayer de leur apporter quelque chose. Bien sûr, il y a de vrais coups de cœur humains pour certains, des artistes que j’adore, avec lesquels il y a une relation amicale. C’est intéressant de travailler dans les deux cas, avec cette différence. 

Sound Reporters : Pour vous cette année, y a t-il un artiste qui se démarque plus que les autres ?

Christophe Mali : C’est une question piège ça, (rires) ! Il y a des artistes vers lesquels je suis davantage attiré, qui se démarquent, qui répondent à mes goûts musicaux. Mais ils ont tous leur truc à eux. Fiona Walden par exemple, est peut-être plus « jeune » artistiquement que d’autres mais elle dégage sur scène un truc vraiment très très fort, elle a une présence scénique incroyable, un truc très rare. Elle va bouffer de la scène pendant des années, c’est sûr ! 

Sound Reporters : Est-ce que certains projets avec des artistes ont été plus difficiles que d’autres et pourquoi ?

Christophe Mali : Quand c’est difficile, c’est quand l’artiste n’est pas motivé. Ou alors c’est quand tu débordes de ton rôle de coach et que tu penses aux décors, etc. Car le temps imparti est très court pour faire de la construction scénique poussée. 

Sound Reporters : Quelles sont les personnes qui vous influencent et que vous apportent-elles ?

Christophe Mali : Il n’y a pas vraiment de personnes en particulier, je me laisse influencer justement par Le Chantier, par tous ces jeunes artistes, cela permet d’avoir de la nouveauté, de la fraîcheur.

Sound Reporters : Quelle est la chanson de Tryo qui vous représente le plus ?

Christophe Mali : Une chanson d’amour, « Serre moi », pour le côté reggae et intime à la fois. 

Sound Reporters : Quel son fait briller vos yeux ?

Christophe Mali : Toutes les chansons d’Alain Souchon ! 

Interview réalisée par Tom, Charlotte et Julie.
Photo : Margaux.


MICRO-INTERVIEW : IMPRESSIONS D’APRES-CONCERT DE JOHN & THE VOLTA

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John and the Volta est un jeune groupe Bordelais d’électro pop venu au Camji le 18 mai, nous ayant proposé un show tout en intensité et en douceur pendant une quarantaine de minutes. Nous leur avons demandé s’ils accepteraient de nous accorder 5 à 10 minutes après le show afin de parler du concert de ce soir. Ce type d’interview change de nos habitudes car ce soir c’est de l’impro ! Après les avoir aidés à ranger la scène et le matériel, John, le leader, nous a donc accordé un peu de son temps.

Sound Reporters :Quel est votre ressenti sur le concert de ce soir ?

John & The Volta : On a eu un très bon ressenti, c’était une première de jouer avec cette formule là, sans batterie et on était d’ailleurs très curieux de voir comment cela allait être perçu par le public.

Sound Reporters :Aimez-vous ce concept de concert after-work en petit comité avec proximité ou préférez-vous les gros concerts ? 

John & The Volta : Ce sont deux choses totalement différentes et on les vit de façon différente. Lors des gros événements, beaucoup d’énergie est partagée, alors que dans les plus petits, l’énergie est bien évidemment toujours là mais pas de la même façon. Tout n’est pas dans l’énergie, une intimité doit se créer et c’est ce qui est le plus compliqué mais aussi intéressant. C’est dans ce genre de situation que l’on doit davantage se livrer. Sur les grosses scènes c’est plus de la représentation avec des mouvements amplifiés… Ce soir on a joué pour les gens et avec les gens.

Sound Reporters :Étiez-vous déjà venus à Niort et avez-vous aimé ?

John & The Volta : Non, c’est une première à part pour le guitariste qui est déjà venu. Nous n’avons pas vraiment eu le temps de dire « ouf ! », à peine arrivés, il a fallu s’installer.  Maintenant que le show est fini, on va pouvoir en profiter un peu plus.

Sound Reporters :Quel son, bruit ou musique fait briller vos yeux ?

John & The Volta : Le réveil le matin (rires) ! Pour moi, le bonheur c’est de me lever le matin, de mettre un vinyle, de Cigarette After Sex par exemple, que j’écoute beaucoup en ce moment. Ce n’est pas hyper ensoleillé, mais c’est ce qui me fait me sentir bien dès le matin.

Interview et photos réalisée par Margaux et Enki.


DAN SAN NOUS EMMENE DANS LES GRANDS ESPACES

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Dans le cadre du festival Nouvelle(s) Scène(s), une soirée est proposée au Camji le 17 mars pour découvrir le groupe belge Dan San.

Sound Reporters : Si vous deviez choisir un artiste pour une future collaboration, qui choisiriez-vous ?

Dan San : Bien évidemment Patrick Watson qui est un excellent musicien canadien.

Sound Reporters : Quelles sont les conditions idéales d’inspiration et de création pour vous ?

Dan San : La Frette, qui est proche de Paris, c’est une maison isolée avec un intérieur très vintage ! On dirait qu’on est dans un autre monde, comme un endroit magique.

Sound Reporters : Si vous pouviez choisir de vous réincarner, que voudriez-vous être ?

Dan San : Sûrement un vélociraptor ou un truc qui vole, j’adore les animaux.

Sound Reporters : Quels sont vos projets futurs pour Dan San ?

Dan San : Il y a plusieurs projets, comme continuer la tournée, certainement commencer un nouveau disque. On y va doucement, le plus important c’est de composer un nouveau disque.

Sound Reporters : Quelle est la chanson qui vous caractérise le plus ?

Dan San : Sans hésiter la chanson de notre disque Nautilus qui est en deux parties !

Sound Reporters : Avez-vous réalisé un rêve d’enfant en devenant musicien ? Si non, quels étaient vos rêves d’enfants ?

Dan San : Nos rêves d’enfants étaient, pilote de chasse, pilote de rallye, pompier, musicien et même garde forestier !

Sound Reporters :Aimez-vous la vie d’artiste que vous menez ?

Dan San : Oui, sauf les nombreuses heures de route parfois…

Sound Reporters :Avez-vous un rituel avant d’entrer sur scène ?

Dan San : Oui, ça change à chaque tournée ! Comme le check, croisement de mains, un peu d’alcool dans un shooter…

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Sound Reporters : Dans quel endroit ou quel pays aimeriez-vous nous emmener avec votre musique ?

Dan San : Partout où il y a des grands espaces, nous avons défendu notre disque au Canada ! Chez nous en Belgique il n’y a pas d’espace et ça nous manque!

Sound Reporters : Quelle est votre devise ?

Dan San : Une bière c’est bien, mais deux c’est mieux. Ou bien encore, jamais 12 sans 13 !

Sound Reporters :Quel son, bruit ou musique illumine votre journée ?

Dan San : C’est un peu différent pour chaque membre du groupe ! Il y en a qui aiment le son de la ville avec les voitures, les piétons, les klaxons ! Et il y en a qui aiment le bruit de la campagne, et donc le silence !

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Interview réalisée par Tom, Charlotte, photos par Margaux.


ODDZOO, LE VENT DU NORD

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OddZoo, groupe anciennement nommé « Trumps » jusqu’aux dernières élections américaines, est revenu jouer au Camji le 31 mars. Ils répondent à nos questions.

Sound Reporters : Vous avez changé de nom de groupe récemment, aviez-vous peur qu’on vous assimile au président ?

Oddzoo : C’est exactement ça. On en a eu marre des message critiques et des piques. Les gens faisaient directement le rapprochement alors qu’on ne partage pas les mêmes idées.

Sound Reporters : Votre musique est teintée d’électro. Utilisez-vous des instruments pour composer vos musiques ou travaillez-vous uniquement avec des samples ?

Oddzoo : Il n’y a pas de samples, on utilise des instruments virtuels mais pas des musiques déjà existantes. On a tout composé, toutes les musiques sur l’album de A à Z.

Sound Reporters : Que pensez-vous de « MySecretary », avec qui vous partagez la scène au Camji ?

Oddzoo : Ce sont de très bons copains, ils ont réalisé un super album, et ce sont des gens qu’on a toujours plaisir à voir. On est ravis d’être avec eux sur scène.

Sound Reporters : Dans quelle salle de concert rêveriez-vous de jouer ?

Oddzoo : Le Camji (rires). Eh bien l’Olympia, la salle la plus mythique de France. L’Elysée de Montmarte, le Troubadour ou le Madison Square Garden aux USA, et Rock Palace à Berlin ça serait pas mal ça aussi. Des festivals comme Glastonbury, des festival anglais…

Sound Reporters : Dans quel pays aimeriez-vous nous faire voyager avec votre musique ?

Oddzoo :  Il y a un truc un peu nordique dans notre musique, donc pas trop dans le sud, pas le Mexique par exemple (rires). Plus la Scandinavie, le Canada, l’Islande, la Suède…

Sound Reporters : Quel souvenir gardez-vous de vos précédents concerts à Niort ?

Oddzoo : De très bons souvenirs. Les précédents… il y avait les Jeudi Niortais, une grande scène avec beaucoup de gens, au crépuscule, l’été… Des conditions vraiment top. On a eu un beau cadeau en plus. On a été hébergé au Fort Foucault, et on a été reçus avec un petit pichet estampillé Henri Bardouin, une marque d’anisette (à boire avec modération, ne reproduisez pas ça chez vous !) (rires). Et puis il y a eu la résidence, le concert à l’Espace Tartalin pour les 15 ans du Camji… Mais, peut-on parler d’autre chose ?

Sound Reporters : Une anecdote à propos de l’un de vos concerts ?

Oddzoo : Ah bah justement, parlons-en ! C’était à Aiffres, à  l’Espace Tartalin, on est restés très tard de la salle, on a fait un peu les affreux… On s’est fait virés de la salle très gentiment et on nous a ramené à l’hôtel (rires).

Sound Reporters : Avez-vous un rituel avant de monter sur scène ?

Oddzoo : Une accolade, on se fait un petit câlin. On est très sages avant de monter sur scène. On prend 5-10 minutes pour faire le vide. On se concentre beaucoup.

Sound Reporters : Quel est le son, la musique qui illumine votre journée ?

Oddzoo :

–  Les oiseaux pour moi, vu que j’habite a Paris et que j’en entends pas souvent !

– Le bruit de la machine à café, c’est le bruit qui me rassure le matin. Ça veut dire qu’il en reste et que tu vas pouvoir te réveiller. Oui, c’est synonyme de 10 minutes de bonheur, j’ai du mal à me réveiller le matin.

– Le bruit des pies par exemple (rires). Le matin je vais au travail, je sors du bus, et là, je me fait chier dessus par une pie. J’ai envoyé un texto aux gars et je leur ai dit que ça allait être une journée de merde !

Sound Reporters : Ça s’est confirmé ?

Oddzoo : Oui, d’ailleurs aux balances il y a eu un moment de flottement.

Interview réalisée par Esteban, Nathan, Tom et photos par Enki, Marylou, Lithana.


FIONA WALDEN, L’UNIVERS WESTERN

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Le 17 mai dernier, les Sound Reporters se sont déplacés au Chantier des Francofolies afin d’interviewer les artistes, techniciens, organisateurs… Ici rencontre avec Fiona Walden, la folkeuse tout droit sortie d’un western.

Sound Reporters : Pensez-vous que les Francofolies vont vous projeter sur le devant de la scène musicale ?

Fiona Walden : Le devant de la scène musicale est un grand mot. J’ai déjà fait les Francofolies l’été dernier car je fais le chantier des Francos sur deux ans. Effectivement mes dernières et premières Francos m’ont beaucoup aidée et m’ont présentée au « grand public ». J’espère que cette deuxième session va encore agrandir ma notoriété.

Sound Reporters :Quand pensez-vous que votre album sortira ? Pouvez-vous nous en parler ?

Fiona Walden : Actuellement, on est en train d’enregistrer l’album. Quand est-ce qu’il sortira ? J’espère en septembre/octobre. C’est un peu dans la même veine que mon premier EP sorti en 2015. C’est une continuité logique après deux ans de travail où forcément dans ta tête tu évolues sans pour autant changer de style musical. Mais ça reste quand même une évolution, car à deux années près tu n’es pas forcément au même endroit, au même moment dans ta tête, dans ce que tu écoutes et dans ce qui influence ta musique.

Sound Reporters :Vous avez déjà joué aux Francofolies l’année dernière, êtes-vous contente de revenir cette année ?

Fiona Walden : Je suis plus que contente, je suis aux anges ! C’est un superbe festival et c’est une joie d’être là.

Sound Reporters :On vous compare souvent à Patti Smith, qu’est ce que cela fait d’être comparée à une grande artiste comme elle ?

Fiona Walden : C’est un peu gênant car je ne me sens pas forcément légitime. C’est quand même un sacré monument ! Mais ça fait plaisir. Les gens ont toujours le besoin de faire des comparaisons pour savoir un peu dans quelle case, dans quel genre on se place. Aujourd’hui, c’est quelque chose qui est indispensable de comparer des artistes à d’autres artistes.

Sound Reporters :Vous avez commencé la guitare en autodidacte, est-ce que vous continuez toute seule ou est-ce que vous prenez quelques cours ?

Fiona Walden : Je continue toute seule, je ne prend pas de cours du tout. J’ai commencé à prendre des cours de piano quand j’étais petite mais je n’aimais pas ça, du coup j’ai complètement arrêté la musique. Puis, je me suis mise à la guitare quand j’avais 13 ans. Je crée mes chansons et ça me va comme ça pour le moment. Après j’aimerais bien, peut être approfondir la chose mais il faut du temps pour ça et je ne l’ai pas trop en ce moment.

Sound Reporters : Est-ce que vous auriez envie de faire de la musique pour un film ? Si oui quel serait le genre, les acteurs, le réalisateur et qu’est-ce qu’il raconterait?

Fiona Walden : Très bonne question ! Alors c’est très simple, moi j’adorerais faire de la musique de film, et le grand rêve, évidemment, ce serait d’en faire pour Tarantino. Un  film avec ses acteurs favoris comme Uma Thurman.

Sound Reporters : Quelle serait la salle de concert où vous rêveriez de jouer ?

Fiona Walden : J’adorerais jouer au Bataclan. Déjà ça a toujours été ma salle préférée à Paris, et aujourd’hui j’aimerais encore plus y jouer pour toute la symbolique qu’elle porte.

Sound Reporters :Quel bruit, son ou musique illumine votre journée ?

Fiona Walden : Ici, les vagues ça marche bien, les oiseaux qui chantent aussi. Après ça peut être pleins de choses, juste le bruit du métro qui évoque un son de batterie. L’inspiration tu peux la trouver partout !

Interview réalisée par Enki et Nolwen. Photo prise par Enki.


NAVARRE : « LE PLUS IMPORTANT APRES UN CONCERT, C’EST LE SOURIRE DES SPECTATEURS »

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Rencontre avec Navarre, qui est monté sur la scène du Camji le samedi 06 mai.

Sound Reporters :En tant qu’artiste, qu’est-ce qui est le plus gratifiant après un concert ?

Navarre : Ce qui est le plus gratifiant, je suppose que ce sont les sourires avec lesquels les gens repartent. Qu’ils aient l’impression d’avoir échappé au quotidien.

Sound Reporters : Quelle est la chose la plus surprenante que vous ayez vécue dans votre carrière ? 

Navarre : Déjà, il y a toujours pleins d’histoires de tournées, mais il vaut mieux les garder pour soi… Et puis dans les choses surprenantes, je pense que c’est d’avoir réussi à faire en sorte que des gens aiment ce qu’on crée. Qu’ils se déplacent pour voir tes concerts, qu’ils écoutent ton album, tes chansons. Ça me semble être la chose la plus surprenante, c’est loin d’être acquis, c’est un heureux hasard, ça nécessite du travail aussi, mais ça reste toujours aussi surprenant.

Sound Reporters : Votre nom de scène vous vient de votre grand-mère. C’est pour elle que vous avez choisi ce métier ? 

Navarre :  Hahaha non ! (Rires) J’ai choisi ce métier parce qu’il me permettait de m’exprimer et que j’en avais absolument besoin. Je suppose aussi que c’est l’acceptation de la mort de mon père. C’est quelque chose qui arrive à tout le monde un jour ou l’autre, mais du coup, même à 35 ans, tu te sens toujours orphelin. Donc dans le fait de m’appeler Navarre, il y a l’idée de pardonner à tout le monde, de dire « OK , j’accepte » et ainsi de continuer à vivre. Mais moi je ne l’ai pas choisi pour ça, je trouvais juste que ça sonnait bien et que ça correspondait un peu à ce que j’étais.

Sound Reporters : Vos albums solos datent de cette année, pourtant vous semblez avoir totalement confiance en vos créations. D’où tenez-vous ce professionnalisme et cette aisance ? 

Navarre :  Je trouve que je n’ai pas nécessairement confiance en moi mais je pense que j’essaie de faire confiance à mon instinct, et il me dit de faire comme ça. Ce ne sert pas à grand chose d’en douter, une fois que c’est fait et si on a fait des erreurs on essaiera de faire mieux la prochaine fois. Alors j’évite de douter, surtout que ça nécessite beaucoup de temps pour avoir confiance en soi alors que c’est très facile de perdre cette confiance, et c’est beaucoup plus difficile de la retrouver. Il faut travailler pour l’avoir et je sais bien que c’est un truc assez précieux. Mais je n’ai pas une assurance démesurée sur ce que je fais. J’ai juste une satisfaction de finir ce que je commence. Quand je commence quelque chose, mon grand plaisir, c’est de le finir. Comme pour un album par exemple. Je déteste les choses inachevées.

Sound Reporters : Êtes-vous toujours en contact avec les membres de Deportivo ? 

Navarre : Oui nous sommes toujours en contact bien-sûr, on se parle assez souvent et puis je ne désespère pas qu’on fasse de nouveau de la musique ensemble, ce sont mes amis depuis qu’on est petits. Après, comme dans une famille, quand on se connait depuis si jeunes, on est tous un peu relou, même moi! Mais ce n’est pas pour ça que je ne les aime pas. Et j’espère qu’on va reformer Deportivo, et bientôt, parce que je n’ai pas envie de faire une pause de 10 ans moi ! C’est notre groupe et on y tient !

Sound Reporters : Quel serait le concert de vos rêves ? 

Navarre : Le concert de mes rêves, oufff c’est dur! Je crois que j’aimerais bien voir Bob Marley ou les Doors. Ah et il y a aussi Nina Simone que j’aimerais bien voir… En fait il y en a beaucoup parce que le concert de mes rêves c’est celui que je n’ai pas vu. Et comme certains artistes sont morts, ça va être difficile de les voir. Je peux les regarder sur Youtube mais c’est pas du tout la même chose.

Sound Reporters : Si vous deviez vous décrire en 2 mots ? 

Navarre : Je pense que je suis pleins de choses… Je pense que « gentil » et « en colère » c’est la bonne combinaison. Je pense que ma femme pourrait dire ça aussi.

Sound Reporters : Quel son, bruit ou chanson illumine votre journée ? 

Navarre : Le bruit qui illumine ma journée c’est le bruit des vagues, c’est le meilleur son. Et normalement c’est bon signe quand tu entends le bruit des vagues c’est que tu n’en es pas loin…

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Interview réalisée par Enki et Lorena.


HUGO NICOLET, TECHNICIEN SON AU CAMJI

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Rencontre avec un technicien son, métier de l’ombre essentiel à un concert.

Sound Reporters : Quelles études avez-vous suivies ?

Hugo Nicolet : J’ai un BAC économique et social, quelque chose qui n’a rien à voir avec le son au départ. J’étais encore un peu dans la génération où l’on pouvait apprendre sur le tas, où l’on n’était pas obligé d’être calé sur le sujet, mais j’ai quand même suivi une formation d’un an en lien avec mon métier. Maintenant on est obligé d’arriver avec un gros bagage de connaissances pour pouvoir être intégré directement.

Sound Reporters : Quelle est la pire scène que vous avez sonorisée ?

Hugo Nicolet : C’était un concert où je devais faire les retours et le plateau, mais comme j’étais tout seul, j’ai pris un retard monstre.

Sound Reporters : Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire ce métier ?

Hugo Nicolet : La musique. Avant tout parce que je suis aussi musicien, mais aussi de par ma connaissance dans ce milieu, mon oreille, et du fait que je comprenne ce que veulent les musiciens.

Sound Reporters : Quelle est la difficulté de ce métier ?

Hugo Nicolet : Il n’y a pas de grande difficulté particulière pour moi, à part le fait d’être techniquement à jour car le matériel est tout le temps en train d’évoluer : il faut connaitre les nouveaux protocoles numériques, console, etc. Et, bien sûr, faire un peu de travail personnel de son côté.

Sound Reporters : Est-il compliqué d’être intermittent du spectacle ?

Hugo Nicolet : Au départ un peu, parce qu’on me faisait comprendre que ce n’était pas un métier, alors que pourtant si, c’est un métier à part entière ! Maintenant je suis fier de faire partie des intermittents du spectacle et j’espère que ça va encore continuer longtemps !

Sound Reporters : Quels sont les meilleurs moments de ce métier ?

Hugo Nicolet : Il y en a pleins, surtout lorsqu’on est passionné. Les meilleurs moments ce sont les galères, les aventures qu’on pourra ensuite raconter, ce sont aussi les relations humaines, les rencontres avec des gens différents, la découverte, l’ouverture musicale que ça peut nous apporter.

Sound Reporters : Êtes-vous plutôt table numérique ou table analogique ?

Hugo Nicolet : La table numérique parce qu’elle a plus de fonctions.

Sound Reporters : Et salle ou plein air ?

Hugo Nicolet : Les deux sont super intéressants, avec chacun leurs caractéristiques.

Sound Reporters : Quelle est votre première scène en temps qu’ingénieur du son?

Hugo Nicolet : Dans un bar à Nantes je crois bien…

Sound Reporters : Quel son illumine votre journée ?

Hugo Nicolet : N’importe quelle musique où je vais trouver quelque chose, un groove qui m’attire.

Interview et photo réalisée par Nathan.


FLOX : « TAKE MY TIME TO EXPRESS MYSELF, TAKE MY TIME TO ACCEPT MYSELF« 

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Le 15 avril, le compositeur de reggae britannique Flox montait sur la scène du Camji. Rencontre…

Sound Reporters :  Dans une précédente interview, vous avez dit que « Message on a bottle » du groupe Police vous avait inspiré pour composer. Aujourd’hui, quelles musiques vous inspirent et vous incitent à poursuivre votre parcours de musicien ?

Flox : C’est difficile de répondre à cette question. La musique n’est pas forcement faite pour les artistes. Moi ce qui m’inspire, ce sont des choses très originales. J’écoute peu de reggae, et ce que j’écoute, c’est surtout des artistes comme Bob Marley et Burning Spear, qui ont lancé ce courant là. En ce moment, j’écoute tous les jours Radio Meuh et Radio Nova. Je pense que j’ai en moyenne un gros coup de cœur par an. L’année dernière c’était Flume. C’est un artiste qui m’a vraiment scotché ! Je trouve que c’est vraiment de la pop de qualité ! En général pour moi la pop est plus faite pour vendre… Little Dragon et Hiatus Kaiyote sont des groupes que j’aime aussi beaucoup. The street fait partie de mes sources d’inspiration, c’est un groupe anglais assez pointu. Les choses qui m’inspirent sont souvent très créatives et peu répandues.

Sound Reporters : Vous avez quitté l’Angleterre et vivez en France depuis longtemps. Vos textes sont en anglais. Avez-vous parfois du mal à vous approprier la langue française?

Flox : Je suis arrivé en France quand j’avais 11 ans, il y a bien longtemps maintenant, donc je maîtrise  parfaitement la langue française. Je fais encore quelques erreurs comme dire « les chaussettes secs » et ça ne me choque pas alors que ça devrait ! (rires) Je n’ai pas vraiment d’accent, donc quand je fais des fautes ça semble un peu débile  ! Mais c’est une langue que je parle. Je suis allé en Angleterre la semaine dernière et je maîtrise mieux le français que l’anglais maintenant.

Sound Reporters : Pensez vous un jour écrire en français?

Flox : J’essaie, mais en fait ce n’est pas une décision que d’écrire. J’écris ce que j’entends, et en anglais j’entends des mots qui vont bien ensemble, qui m’inspirent un son.  Je commence à entendre des mots en français qui, ensemble, font quelque chose de musical. Pour moi l’écriture c’est vraiment l’inspiration d’une langue qui te parle. Elle t’envoie des mots qui ont une bonne sonorité ou qui ont un sens.

Sound Reporters : Sur la pochette de l’album Homegrown, on peut voir un lion qui représente l’Angleterre et un coq représentant la France. Vous sentez-vous désormais chez vous en France , avez-vous le sentiment de vous être approprié la culture française ? A-t-elle autant d’importance pour vous que votre culture anglaise ?

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Flox : Oui! Ma mère est moitié-anglaise, moitié-française, donc, petit en Angleterre, j’avais déjà une bonne dose de culture française. Elle avait un restaurant français en Angleterre qui s’appelait « La cloche« ,  on mangeait du bœuf bourguignon , du coq-au-vin et beaucoup de plats français. On allait en France tous les ans. Je pense qu’aujourd’hui je suis beaucoup plus connecté à la culture française qu’à la culture anglaise qui évolue avec les années. En Angleterre, j’utilise des mots qu’on utilisait il y a 30 ans. Pour autant, je ne me sens pas plus anglais que français. Je n’ai pas d’attaches car j’ai déménagé pas mal de fois.

Sound Reporters : Si vous deviez vivre dans un autre pays que la France ou l’Angleterre, lequel choisiriez vous?

Flox : Ce n’est pas évident. Je pense qu’il faut beaucoup voyager pour trouver le lieu ouù l’on veut vraiment s’installer. J’ai ma fille en France, donc j’ai encore quelques années à passer ici. Je ne suis pas encore allé au Brésil mais c’est un pays qui m’attire énormément. J’ai vécu en Inde et cela m’a marqué, je ne me suis jamais senti aussi vivant que là-bas. Il y a une vibration particulière. Ici on a des vies très confortables mais on ne s’en rend pas forcément compte.

Sound Reporters : Quelle chanson vous représente le mieux ?

Flox : Je n’ai pas de réponse à cette question. Je crois que c’est une de mes chansons qui me représente le mieux. Il s’agit d’un titre de mon premier album Take my time. Ce morceau-là, parle du temps : « Take my time to express myself, take my time to accept myself »

Sound Reporters : Après 6 albums, ressentez-vous toujours un certain stress au moment de la sortie d’un album et de sa confrontation au public?

Flox : Non, je n’ai jamais senti ça, je n’ai jamais composé pour les autres. J’ai toujours composé pour moi et je suis toujours à la recherche d’une émotion qui me touche. Ce qui me fait beaucoup de bien quand je sors un album, c’est que le public me permet d’aimer à nouveau mes morceaux ! Au bout d’un certain temps, je ressens de la lassitude pour certains titres, à force des les avoir travaillé et retravaillé, écouté et réécoutés, je suis parfois écoeuré par ma propre musique. Mais c’est agréable de constater l’engouement du public à ce moment là pour des titres qui sont nouveau pour eux ! Ce qui plaît je crois, c’est que j’essaye de faire une musique qui dure dans le temps. En tout cas pas de stress, je laisse ça à mon tourneur et à mon label (rires) !

Sound Reporters : Quel son/bruit ou musique illumine votre journée?

Flox : Je crois que c’est les enfants. Entendre les enfants qui jouent, qui rient, qui sourient. Je suis tout a fait partant pour réveiller ces sons !

Interview réalisée par Nolwenn


ESCARMOUCHE : UNE DELICIEUSE PETITE BAGUARRE

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Le 05 avril dernier, le Camji accueillait son dernier concert jeune public de la saison, un spectacle de jazz manouche intitulé Escarmouche. Un conte musical en fait, sur la terre, le soleil, la lune, les cinq éléments, la vie en fait ! Nous y avons assisté, avant d’interroger les trois membres du groupes, musiciens lyonnais venus nous parler de leur rapport à la musique et à l’enfance. 

Sound Reporters :Comment vous est venue l’idée, l’envie de créer un spectacle à destination des enfants ?

Escarmouche : C’est une commande à la base, pour tout vous dire, on y avait pas pensé, on avait un spectacle tout public au départ, jusqu’au jour où le Festival « Jazz Dans Le Bocage » nous a demandé si l’on pouvait paramétrer notre spectacle pour les enfants.

Sound Reporters :Qu’est-ce que cela vous apporte, quel est le petit + de vos spectacles jeune public ?

Escarmouche : C’est le côté poétique, narratif. On se permet des trucs avec les enfants qu’on ne se permet pas avec les adultes, on ne se lâche pas de la même manière et c’est super intéressant. Les enfants ne réagissent pas du tout de la même façon que les grands !

Sound Reporters :Vous dirigez les lumières pendant le spectacle à l’aide de pédales, est-ce de l’improvisation ou bien est-ce réglé au millimètre près ?

Escarmouche : C’est réglé au millimètre près, pendant la musique il n’y a pas d’improvisation au niveau des lights mais dans le spectacle effectivement, ça nous permet d’avoir une certaine interaction, si jamais j’ai envie de solliciter un de mes deux partenaires, j’ai juste à dire son prénom et il s’allume, déjà en soi c’est un événement et à partir de là on peut rebondir !

Sound Reporters :Composez-vous vos musiques en pensant aux enfants ou adaptez-vous vos créations tout public aux plus jeunes ?

Escarmouche : On fait les deux, dans le sens où on ne joue pas exactement le même répertoire dans les deux spectacles, il y a des morceaux qui sont vraiment adaptés pour les petits, c’est à dire des petites mélodies toutes simples qui fonctionnent bien et qui ne sont pas dans le spectacle pour adultes. Mais il y a aussi des morceaux qui sont à la base destinés aux grands et que l’on retrouve dans la version jeune public.

Sound Reporters :Le décor semble participer d’une invitation au voyage, quels sont vos secrets pour faire voyager les enfants ?

Escarmouche : Les enfants voyagent d’eux mêmes, il suffit de les encourager en fait. Tu leur racontes une histoire, tu les laisses parler et tu rajoutes un tableau et ça y est, ils sont partis. Tu allumes une boule à facettes et ils font « wouah », ils sont déjà dans l’espace (rires).

Sound Reporters :Où aimeriez-vous les emmener en voyage ?

Escarmouche : Ailleurs que dans la télévision et avec autre chose qu’une musique très commerciale.

Sound Reporters :Plutôt escargot ou mouche ?

Escarmouche : L’un est mouche, l’autre est escargot et le troisième est plutôt escarmouche…

Sound Reporters :Un son, bruit ou musique qui illumine votre journée ?

Escarmouche : « Un gosse qui se marre » pour l’un, le second précise « le son des caisses de rangement ! Un concert d’Escarmouche commence toujours par ça, les caisses de 200 kg que l’on pose sur scène. Ensuite on joue le spectacle et puis on range tout à nouveau !« . Pour le troisième membre du groupe, c’est la voix d’Elis Regina, une des chanteuses brésiliennes les plus populaires des années 1960-1970.

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Interview réalisée par Théo et Enki – Photo : Cindy


LYSISTRATA : UNE FOLLE ASCENSION SANS PRESSION

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Plus rien n’arrête Lysistrata ! Après la victoire du prix Ricard S.A Live Music, ils viennent de remporter le Prix du Jury des Inouïs du Printemps de Bourges ! On a pas fini d’entendre parler de ses trois jeunes rockeurs originaires de Saintes à qui tout réussi. On revient sur leur venue à Niort le 18 mars dernier dans le cadre du Festival Nouvelle(s) Scène(s) ! 

Sound Reporters :Votre victoire pour le prix Ricard S.A Live Music vous permet d’enregistrer un EP, va-t-il compléter les enregistrements que vous avez entamé cet été ? 

Lysistrata : Ce sont deux projets complètement différents ! On a fini les enregistrements avec Ricard il y a 1 mois et on a travaillé avec Stuck in the Sound parallèlement.

Sound Reporters : Sur vos derniers morceaux figurent beaucoup plus de textes qu’auparavant, pourquoi cette volonté d’ajouter des paroles à vos intrus ?

Lysistrata : Quand le projet a démarré, on était vraiment dans une démarche purement instrumentale, puis notre entourage nous a incité à ajouter davantage de paroles, du coup on utilise le « parler-chanter », on rajoute du chant dans les refrains quand la musique s’y prête, comme dans « A Silent« , bien qu’il y avait déjà un peu de textes dans Asylum.

Sound Reporters : Pouvez-vous nous parler de l’album prévu pour 2017/2018 ?

Lysistrata : On a plusieurs projets en préparation comme un EP qui sortira le 30 mai, une collaboration avec La Jungle et notre premier album, prévu à l’automne prochain, mais on n’a pas commencé les enregistrements, on est encore en train d’écrire les morceaux, on ne se met pas la pression !

Sound Reporters : Voudriez-vous intégrer un label ou préférez-vous rester indépendants ?

Lysistrata : C’est pas encore fait mais on est en train de signer avec un label indé de Bordeaux !

Sound Reporters : Vous n’avez pas peur que cela influence vos choix sur la composition des morceaux ?

Lysistrata : C’est vraiment une relation de confiance, du coup ils nous conseillent quand même des trucs mais ils ne nous imposent rien, on reste libre dans ce qu’on fait. Et puis c’est un label qui travaille avec des groupes pour lesquels il y a un véritable coup de coeur !

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Sound Reporters : Vous avez récemment tourné votre premier clip, y en a t-il d’autres à venir ?

Lysistrata : On est en train de finaliser un clip en dessin animé qui sortira le 30 mai sur le titre Small Box mais on ne va pas vous dire à quoi il ressemble, c’est encore un secret !

Sound Reporters : Comptez-vous utiliser plus de moyens ou garder le côté assez simple d’Asylum ?

Lysistrata : En fait c’est pas vraiment une question de moyens, c’est qu’on aime bien le côté « Do It Yourself » qu’on a utilisé pour Asylum, on est pas intéressés par le fait de bosser avec de grosses boîtes, on préfère s’en occuper nous même.

Sound Reporters : Entre les Trans Musicales, le prix Ricard, les Inouïs du Printemps de Bourges, bientôt Garorock et les Francos, vous rencontrez en ce moment une ascension fulgurante. Est-ce quelque chose de difficile à assumer aussi vite ?

Lysistrata : Au début ça c’est fait progressivement, mais depuis qu’on a notre booker, Jerkov, on a enchaîné plein de dates en 1 an, c’est allé très vite mais on se laisse porter, sans se mettre la pression par rapport aux grosses dates. Ce qui nous intéresse, c’est de faire le plus de lives possibles, alors c’est cool mais notre état d’esprit ne change pas !

Sound Reporters : Vous revenez justement d’une tournée en Espagne, l’accueil du public y a t-il été aussi chaleureux qu’en France ?

Lysistrata : L’ambiance change beaucoup en fonction des pays, on a fait des tournées en Italie, en Belgique et en Espagne et la culture est à chaque fois différente. En Espagne, on a beaucoup joué dans des petits lieux  à l’écart de la ville, des vieux endroits réaménagés en salles de concerts mais ils ont une vraie culture de la fête là-bas, alors ça bougeait bien, il y a toujours une bonne ambiance. Pareil en Belgique, le public est toujours à fond ! On a joué sur une péniche devant 10-15 personnes mais c’était de la folie !

Sound Reporters : La «visibilité maximum» que vous assure le Prix Ricard vous fait-elle peur ?

Lysistrata : Ricard nous permet de faire plein de choses super cool, les gens sont très sympas, on a toujours notre mot à dire, on peut gérer médiatiquement et temporiser sur les dates. On a pas envie d’aller trop vite, on préfère que ça se fasse dans une certaine continuité, à notre rythme, on reste sur notre vitesse de croisière même si elle est assez élevée. C’est assez impressionnant c’est vrai !

Sound Reporters : Vous êtes très jeunes et rencontrez déjà beaucoup de succès. A-t-il été difficile d’arrêter vos études si tôt ?

Lysistrata : Max a réussi à finir son BTS en commerce de vin, mais à un moment il a fallu faire un choix entre les cours et les concerts, on avait trop de dates pour être suffisamment assidus, ça posait pas mal de problèmes avec les profs qui n’étaient pas trop favorables. Il a fallu qu’on discute pas mal avec nos parents et qu’on prenne des décisions. Ben et Théo ont quand même pu faire une année de fac.

Sound Reporters : Quelle a été la réaction de vos parents ?

Lysistrata : On s’est réunis avec eux et on a parlé du fait d’être intermittents du spectacle et ce que ça signifie, parce que ce n’est pas évident pour tout le monde. De toute façon, ils l’on vu venir, ils ont vu que ça prenait de l’ampleur, alors on en discuté. Quand notre booker est arrivé, il leur a expliqué qu’il allait nous trouver des dates, et comme c’est quelqu’un du métier, nos parents l’ont tout de suite pris au sérieux.

Sound Reporters : Pensez-vous reprendre vos études plus tard ?

Lysistrata : Pas pour l’instant en tout cas ! On est épanouis maintenant dans ce que l’on fait, ce qui n’était pas forcément le cas en cours. Plus de devoirs scolaires, mais beaucoup de répétitions !

Sound Reporters : Aujourd’hui, vivez-vous de votre musique ?

Lysistrata : Pas encore, c’est une année de latence, de transition, pour obtenir notre intermittence. Nos seuls revenus pour l’instant sont les concerts que l’on fait. Quand  on sera intermittents, on aura un salaire fixe en fonction du nombre de dates réalisées, ce sera plus confortable. De toute façon on vit encore chez nos parents pour l’instant, on n’est pas souvent chez nous, on est soit au studio, en train de tourner un clip ou en concert.

Sound Reporters : Comment se fait-il que vos titres, à part Asylum, ne soient plus disponibles sur Deezer ?

Lysistrata : Ah ! Alors… Tout le monde a du remarquer ça ! On trouvait que cet ancien EP ne nous ressemblait plus, on était pas satisfait de son aspect. Quand on écoute nos anciens morceaux on se dit « comment les gens peuvent aimer ça?!», on ne referait plus ça comme ça aujourd’hui ! Du coup on a supprimé Bicycle Holiday des plateformes de streaming pour repartir sur une base neuve, bien qu’il soit toujours disponible sur Bandcamp. Après on reprend quand même certains morceaux comme Pierre Feuille Ciseaux qu’on remixe pour les jouer en live et certains seront sur les prochains EPs, on les modifie tout en gardant leurs noms. Il y a toujours quelques fans déçus qu’on ne joue pas nos anciens morceaux tels quels, on veut jouer désormais des choses qui nous correspondent vraiment, ou bien leur donner un nouvel aspect.

Interview réalisée par Loïs, Charlotte, Vincent & Mélanie – Photo : Margaux & Lorena


RISING TIDE, MAREE MONTANTE

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Jeudi 09 mars, les musiciens de l’ancien groupe californien Groundation montent sur scène au Camji pour jouer leur premier album « Rising Tide », fruit de leur nouvelle formation homonyme.

Sound Reporters : Pouvez-vous nous dire comment s’est passée votre collaboration avec Naâman?

Rising Tide : C’était super ! On a fait des tournées en Europe pendant plusieurs années et on a passé des supers moments ensemble en Angleterre. Il était très cool et on est content d’avoir fait ça. C’est une super tournée.

Sound Reporters : Que pensez-vous du public français?

Rising Tide : On adore le public français ! Grâce à lui nous sommes là et nous pouvons faire de la musique. Ce pays soutient beaucoup notre art et ça se ressent. On peut le voir, le ressentir. Nous vous en sommes très reconnaissants.

Sound Reporters :Jahneration a fait un concert il y a deux mois ici et la semaine dernière ils ont joué avec vous. Quels souvenirs en gardez-vous?

Rising Tide : On a fait un super concert ! Il y avait des ondes très positives. On a beaucoup parlé ensemble de musique et de tournées, de ce qui s’est passé sur les routes. C’était très bien ! Et on va rejouer avec eux !

Sound Reporters : Préférez-vous jouer dans un gros festival ou sur une petite scène?

Rising Tide : C’est amusant de jouer dans un grand festival. On en a fait pendant plusieurs années. Et maintenant on joue dans des petites salles et c’est super aussi. On ne préfère pas l’un ou l’autre. Les grands festivals permettent de rencontrer les gens, de se « connecter  » avec eux. Ce sont deux situations différentes.

Sound Reporters : Si vous pouviez faire un autre style de musique, lequel choisiriez-vous ?

Rising Tide : Je jouerais du jazz. J’ai adoré en faire quand j’étais petit et j’ai grandi. J’aimerais en refaire et passer plus de temps à l’étudier. Jouer un peu de rock et de funk est aussi amusant. J’aime tout !

Sound Reporters : Avez-vous des nouvelles d’Harrison Staford?

Rising Tide : Oui ! Il se consacre à son projet solo « The Professor « . Il produit son album et je pense qu’il fait une tournée.

Sound Reporters : Pensez-vous que votre célébrité va grimper comme une marée montante (traduction de « Rising Tide »)?

Rising Tide : On espère, on espère. On joue de la musique ensemble depuis longtemps. Ça fait des années que les mêmes personnes nous suivent.

Sound Reporters : Quel bruit ou son illumine votre journée ?

Rising Tide : Des musiques très différentes comme du jazz. J’aime le son de beaucoup d’instruments comme le piano ou la batterie. Mais je n’aime pas trop écouter de la musique acoustique.

Interview réalisée par Nolwenn, Charlotte. Photo : Lorena


HORSKH : UNE SOBRE VIOLENCE

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Le 10 décembre dernier, nous avons interviewé le groupe Horskh au cours de la soirée qui réunissait le Camji avec les assos Trastaroots (Parthenay) et Boc’Hall (Bressuire) à Diff’Art. 

Sound Reporters : En octobre 2016, vous avez fait quelques dates au Royaume Uni, comment avez-vous trouvé l’accueil ?

Horskh : Différent ! Déjà au niveau de la nourriture car il n’y a pas de catering, les repas sont défrayés. Ensuite, le public nous a bien accueilli, on tournait avec Perturbator et GosT, du coup il y avait du monde, c’était cool ! Le public anglais est beaucoup dans la proximité avec l’artiste, il n’a pas peur de s’approcher de la scène !

Sound Reporters : Vous avez eu quelques dates avec les groupes de ce soir, qu’en pensez-vous ?

Horskh : On ne connaît pas beaucoup Hypno5e, on attend de voir en live ce que ça donne, mais le peu que l’on en connaît nous plaît beaucoup. On aime beaucoup Carpenter Brut, en concert c’est de mieux en mieux et on a bien aimé le dernier clip qu’ils ont sorti, une bonne claque !

Sound Reporters : Vous êtes en duo, cependant le batteur n’intervient qu’en live et pas dans les albums studios, pourquoi avoir fait ce choix ?

Horskh : Je fais la plupart des trucs chez moi en solo, du coup l’idée c’était de rajouter un truc qui tape en live, de faire un truc électro assez large, et de rajouter la batterie pour que ça soit plus agressif.

Sound Reporters :La pochette de votre album, tout comme votre site est très sobre, pourquoi ce choix ?

Horskh : L’idée était d’avoir une cohérence au niveau des couleurs, de faire un truc très radical, sans fioritures.

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Sound Reporters :Votre musique est très énergique, pensez-vous ajouter des phases plus calmes dans les prochains albums ?

Horskh : Non non [rires], le prochain album sera plus violent que cet EP, mais en même temps il y aura quelques interludes pour permettre d’aérer un peu tout ça !

Sound Reporters :Début 2017, vous sortez un nouvel album, pouvez-vous nous en parler ? 

Horskh : L’album va s’appeler Gate il sortira fin mars 2017 sur le label Audiotrauma, il sera plus violent mais aussi plus dancefloor et on va sortir un clip début Mars.

Sound Reporters : Est-ce qu’il y a quelqu’un en particulier avec qui vous aimeriez collaborer ?

Horskh : On a déjà eu quelques remix avec notre premier EP sur la version Extended avec les copains, niveau collaboration c’est selon les projets, mais si Trent Reznor nous propose quelque chose, on fonce ! [rires].

Sound Reporters : Y a-t-il une salle ou un festival où vous aimeriez jouer ?

Horskh : Au Hellfest pour y amener un côté plus électro, ça serait vraiment cool ! Sinon n’importe quel gros festival, ce qui est bien avec notre projet c’est qu’il ne nous enferme pas dans un type de scène particulier !

Sound Reporters : Pour finir, quel son, bruit ou musique illumine votre journée ?

Horskh : Je ne sais pas si « illumine » est le terme approprié [rires], mais en termes de musique en ce moment j’écoute beaucoup le dernier Killing Joke, du metal comme Straight from the Path ou des trucs bien électro/dancefloor comme Black Tiger Sex Machine. C’est assez varié !

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Interview : Alexandre & Esteban – Photo : Enki


COLOURS IN THE STREET : UNE BELLE AMITIE

CITS©EmmanuelleBrisson-35bd

Nous avons profité de la venue des Colours In The Street en résidence au Camji du 27 février au 1er mars dernier pour les interviewer. 

Sound Reporters : Sur votre nouvel album, vous avez composé des titres en français, vous qui préfériez l’anglais auparavant, la langue de votre culture musicale et de vos inspirations. Pourquoi ce changement ? Vos sources d’inspiration ont-elles changé ?

Colours In The Street : Nos sources d’inspiration n’ont pas changé, ce sont toujours les mêmes. On a juste voulu explorer de nouvelles choses. Le français, c’est notre langue maternelle et c’est une super découverte ! Le résultat nous plaît ! On a grandi et on a ouvert notre regard à de nouvelles choses, on a voulu testé, on s’est dit « on verra bien » et c’est cool !

Sound Reporters : Au tout début de votre carrière, imaginiez-vous vous produire un jour sur la scène de l’Olympia ? Était-ce un rêve?

Colours In The Street : Non, personne ne pouvait l’imaginer ! On peut en rêver comme on rêve de pleins de choses mais pas l’imaginer. Du coup c’est cool quand ça arrive !

Sound Reporters : Pour vous, que représente une « mer de lions » ? (traduction de Sea of lions, un de leur titre phare)

Colours In The Street : C’est un endroit merveilleux, magique, imaginaire, où tout le monde rêverait de se reposer, d’y être, d’en profiter. En tout cas le texte parle de ça. Ce morceau est plutôt très joyeux, très métaphorique. C’est un endroit rempli de lions de mer, qui ressembleraient à de petites baleines. Ou bien de vrais lions avec leur crinière mais qui sauraient nager, tout est parti d’un délire entre nous.

Sound Reporters : UTTBBTW est un terme issu de League of Legends, avez-vous un petit coté geek ?

Alexandre : Mais comment vous savez ça ? (rires) C’est mon pseudo dans League of Legends ! Je joue à LOL et je prend les noms de nos morceaux comme pseudos ! Sinon c’est aussi l’acrostiche de Under The Blast, Before The Winter. Ce sont les paroles du refrain mais c’était un peu trop long comme titre !

Sound Reporters : On parle parfois de « Monde de papier » ou bien encore de « Gens en papier » . Qu’est ce que représente un « Enfant de papier » pour vous ? (du titre Paper Child)

Colours In The Street : L’enfant de papier a toute sa vie écrite sur lui, au fur et à mesure, l’encre s’efface, jusqu’à sa mort. C’est une métaphore de la vie, de la jeunesse, de la fragilité et de la découverte.

Sound Reporters : Quelle est la personne la plus « en papier » au sein du groupe ?

Colours In The Street : Lucien, justement pour sa fragilité, et qui plus est parce qu’il est aussi auteur sur le prochain album !

Sound Reporters : Pouvez-vous nous décrire ce que serait votre Royaume parfait (en référence à leur album) ? Et dans la vie ?

Lucien : L’appellation Royaume est pour nous un symbole. C’est difficile à décrire car c’est justement la diversité, notamment culturelle qui en fait notre royaume. Je rajouterai aussi la paix dans le monde. Des choses assez basiques en somme.

Noé : Pour moi aujourd’hui, dans mon royaume parfait, il y a la sortie de notre nouvel album.

Alexandre : Dans mon Royaume parfait, j’enlève Marine Le Pen et Donald Trump et je fais revenir Freddy Mercury et Bob Marley !

Noé :  Moi je ferai aussi revenir Zidane sur le terrain !

Alexis : C’est un Royaume sans murailles, sans frontières, avec beaucoup de couleurs, de tolérance mais aussi l’égalité des chances et des sexes.

Sound Reporters : La ville de Niort est friande de peintures murales, et utilise le graff pour mettre en valeur son patrimoine. On trouve que Niort a un petit côté très « Colours In The Street » en somme, qu’en pensez-vous ? 

Colours In The Street : On avait jamais fait le rapprochement mais on trouve ça très cool !

Sound Reporters : Quel est votre meilleur souvenir de lycée ?

Alexis : Quand le proviseur adjoint me courrait après dans l’atrium pour que j’enlève mon bonnet !

Lucien : Les soirées, j’en faisais beaucoup !

Noé : La musique, j’allais au conservatoire, je faisait du sport, et pas mal la fête aussi. En fait tout sauf le lycée !

Alexandre : Et moi c’était le basket. J’étais à Poitiers en centre de formation et je ne faisais que ça avec la musique. Après j’ai fais le choix d’arrêter le sport et d’être à fond dans le groupe.

Sound Reporters : Quand vous jouez près de Niort, retrouvez-vous d’anciens camarades de lycée dans le public ? 

Colours In The Street : Oui très régulièrement ! On est toujours en contact avec eux. C’est précieux les potes de lycée !

Sound Reporters : Quel est le souvenir le plus fou entre vous quatre ?

Colours In The Street : L’Olympia ! La tournée en Asie c’était cool aussi ! C’était en Corée, notre première tournée à l’étranger !

Sound Reporters : Actuellement, vous travaillez sur de nouvelles compositions, pouvez-vous nous parler un peu de votre nouvel album, de son style ? Sera-t-il en continuité ou en rupture avec Royaume ?

Colours In The Street : Il sera à la fois en continuité et en rupture. Il sera plus pop, plus mélancolique. On a essayé beaucoup de nouvelles choses, le résultat sera donc très différent ! On a évolué, on s’est réparti le travail. On a beaucoup travaillé sur ordinateurs, on a pris des risques !

Sound Reporters : Diriez-vous plutôt que la musique a créé votre amitié ou bien que l’amitié a créé votre musique ?

Colours In The Street : L’amitié a créé CITS puis CITS a renforcé cette amitié !

Sound Reporters : Quel son/ bruit ou musique illumine votre journée ?

Lucien : De la musique, c’est ce qui marque le début de ma journée.

Alexis : Le bruit de la douche !

Noé : Le bruit du lait dans les céréales !

Alexandre : Le silence. J’adore la musique, mais parfois le silence m’apaise !

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Interview réalisée par Théo et Nolwen. Photo : Margaux


ROPOPOROSE, POP SOLAIRE

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Le 16 février, Ropoporose ouvrait la soirée en première partie de GaBLé. Rencontre avec un duo frais et solaire ! 

Sound Reporters : Votre groupe tourne plutôt bien, est-ce que ça a été difficile de concilier études et musique ?

Pauline : Oui ! J’ai raté pas mal de cours au lycée et puis j’ai fais 1 mois et demie à la fac, c’est compliqué. C’est soit l’un soit l’autre. C’est pas facile du tout lorsque l’on veut faire uniquement de la musique dans sa vie parce que généralement les administrations scolaires ne sont pas du tout conciliantes ni facilitatrices ! Par exemple je n’ai pas pu obtenir le statut de RSE, le Régime Spécial d’Études, même en leur montrant mes fiches de paies à cause de la fréquence de mes absences, du coup j’ai dû arrêter parce que je pouvais pas du tout y aller…

Romain : J’ai pu finir mes 5 ans d’études jusqu’à ce que le groupe commence à prendre un peu plus de place, pour moi c’était plus cohérent parce que j’avais eu le temps de me diplômer comme un grand et de me dire que je faisais plus que de la musique. On a atteint un palier où Pauline est entrée en fac quand moi j’en sortais et finalement elle en est sortie pas longtemps après moi ! On s’est rendu compte qu’on avait la chance de pouvoir faire uniquement de la musique, on a essayé et ça a fonctionné, ce qui est plutôt chouette.

Sound Reporters : Ce soir c’est l’avant-première de votre second album « Kernel, Foreign Moon », êtes-vous angoissés par la sortie de ce nouvel album ?

Ropoporose : Pas tant angoissés par le fait de le sortir que de le jouer bien sur scène, comme ça fait 6 mois qu’on a pas fait de live, ce qui paraît peu en soi. Ces 2 dernières années on a fait beaucoup de concerts, c’était donc une pause assez longue mais nécessaire. Du coup ce soir c’est la première fois que l’on rejoue, forcément il y a pleins de nouveaux morceaux, l’album est enregistré, il va sortir, en soi il n’est déjà plus à nous, il est au public, donné à l’écoute des gens. C’est vraiment bien de pouvoir le jouer sur scène, c’est un peu stressant mais surtout très excitant !

Sound Reporters :La peinture figurant sur la pochette d’Elephant Love est assez anguleuse, contrairement à votre musique. Pourquoi cette opposition ?

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Pauline : Moi je trouve ça surtout naïf, plus que stricte ou anguleux… Et je l’aime pour ça, parce qu’elle me rappelle les morceaux naïfs qu’on a pu composer dans le premier album. J’aime ce côté enfantin et en même temps un peu effrayant et étrange.

Romain : C’est vrai qu’elle peut sembler cassante dans ses formes, mais on trouvait qu’il y avait une analogie avec notre musique, dans le sens où elle tourne beaucoup, elle est épisodique, elle change souvent d’intention ou d’ambiance. On a choisi cette pochette pour son esthétisme, plutôt que pour son lien avec notre musique.  C’était assez représentatif de notre premier album, de notre jeunesse, ça marquait cette sorte d’ambivalence entre l’enfance, la naïveté et le côté effrayant.

Sound Reporters :De la même manière, la couverture de votre dernier album peut paraître assez froide. A-t-elle une signification particulière ?

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Pauline : On a demandé à une amie à moi, IZYPT qui est aux Beaux Arts de Caen, de faire quelque chose pour la couverture de l’album. Romain voulait de la peinture, moi je voulais une photo du coup on a mélangé les deux et il s’avère qu’on nous a dit qu’elle était un peu triste. Je vois aussi l’objet dans son intégralité, avec ses côtés et l’arrière du disque qui est plus coloré, la tranche est orange, pour moi il correspond à l’aspect qu’on a voulu donner à notre musique. Même si la couverture peut sembler un peu froide par l’utilisation du noir et blanc. J’aime le mélange avec la couleur et le mouvement que cela créé.

Romain : On a eu cette proposition que l’on a accepté parce qu’on la trouvait belle, tout simplement. IZYPT a écouté notre musique et pour elle c’était un peu sa définition graphique, picturale de notre musique. En partant de ça on a respecté sa vision artistique sans lui demander autre chose.

Sound Reporters :Qu’avez-vous voulu exprimer dans le clip « Consolation » ?

Pauline : Pour ce clip, on n’a pas pensé à un scénario, c’est Margaux Chetteau, une illustratrice BD, qui nous a proposé de faire un clip pour une de nos chansons, on lui a laissé le choix de la chanson, c’était un peu ardu à réaliser en animation car c’est une des plus longues, et elle a réussi à le faire et j’aime beaucoup le résultat, je trouve ça hyper beau, c’est sa vision de la chanson. Elle nous a dit : « J’ai une idée, ça parlerait d’une fille qui fait des cauchemars… », elle nous a envoyé des storyboards et ça nous a beaucoup plu !

Romain : C’était intéressant parce que du coup ce n’était pas notre vision, c’est ce qu’elle a vu dans notre chanson, ce qui est très enrichissant pour nous aussi.

Sound Reporters : Quel festival aimeriez-vous faire ?

Pauline : Celui qui regrouperait tous les groupes que je voudrais voir sur scène !

Romain : J’aimerai bien aller au Primavera à Porto ou à Barcelone, un gigantesque festival où il y a pleins de groupes qui ne passent pratiquement que là-bas, et puis c’est au soleil, en été !

Sound Reporters : Un album qui vous a marqué en 2016 ?

Romain : Le dernier album de Benjamin Biolay, c’est mon p’tit coup de cœur ! Mais il y en a eu pleins pleins pleins !

Sound Reporters : Quel son illumine votre journée ?

Romain : Aujourd’hui, le son du moteur de notre voiture ! Ou les p’tits oiseaux qui recommencent à gazouiller.

Pauline : Le son de la vitre de la voiture qui se baisse, c’est énorme et hyper drôle ! Ca l’a bien fait marrer aujourd’hui !

Romain : Ou les p’tits oiseaux qui recommencent à gazouiller.

Interview réalisée par Loïs.


GABLE, POP LUNAIRE

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Le 16 février dernier, le groupe GaBLé nous faisait le plaisir de monter sur la scène du Camji. Rencontre… 

Sound Reporters : Les pochettes de vos albums sont assez originales, notamment celle de « Jolly Trouble ». Est-ce vous qui les dessinez ?

GaBLé : Les toutes premières ont été faites par Mathieu (du groupe) puis on a travaillé avec un ami à nous qui s’appelle Charlie Le Noir, qui a travaillé pour plusieurs groupes. Pour Jolly Trouble, on a collaboré avec Angela Dalinger, une artiste peintre allemande. On trouvait ses images cool, on lui a demandé si on pouvait utiliser une de ses peintures pour l’album et elle a accepté !

Sound Reporters :Vos clips semblent très travaillés, cela représente combien de temps de travail en moyenne ? (PoRTi, TRoPiCooL, SoLaiRe)

Mathieu : Sur les clips c’est pareil, on fait appel à des personnes extérieures. Pour les films d’animation, on travail avec Yannick Lecoeur, je crois que ça lui prend au moins 1 ou 2 mois de boulot.

Gaëlle : C’est toujours assez long le cinéma d’animation, du coup il y passe du temps. On jette aussi un œil en cours de travail, parfois on lui demande de faire quelques modifications, ce qui rajoute du temps de travail !

Sound Reporters : Vous jouez avec les majuscules dans vos titres, y a t-il une raison particulière ?

Mathieu : Au début c’était comme une petite blague et puis c’est resté, pour avoir un peu comme une identité. Je sais plus pourquoi j’ai fais ça au départ et puis on l’a gardé, on trouve ça rigolo mais il n’y a pas plus de sens.

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Sound Reporters : Vous variez beaucoup les styles au sein d’un même morceau, est-ce difficile à mettre en place ?

Mathieu : En fait on enregistre pendant longtemps, et après on essaye d’assembler des choses qui n’étaient pas censées aller ensemble au départ, c’est sûrement ça qui donne le côté collage de la musique. On s’arrange pour qu’il y ait des sortes d’accidents et pour associer des choses qui semblent ne pas aller ensemble. C’est ça ?

Thomas : C’est exactement ça ! Je n’aurais pas dit mieux.

Sound Reporters : Vous avez un univers très original, y a t-il quelque chose qui vous inspire particulièrement ? (cinéma, BD…)

Mathieu : Moi je ne suis pas très cinéma, j’aime bien les films d’animation et la peinture.

Gaëlle : Moi j’aime beaucoup les BD !

Thomas : La télé aussi, enfin peut-être moins maintenant mais à une époque ça m’a pas mal influencé, le côté « zapping ».

Gaëlle : C’est vrai que ça a beaucoup changé quand on n’a plus eu la télé.

Mathieu : On piquait des samples, on enregistrait et on récupérait des trucs un peu rigolos ou faciles à utiliser. Je repense aux influences, je me dis qu’au départ on est aussi hyper influencés par des groupes des années 80 qui fabriquaient leurs disques eux -mêmes, ils faisaient tout : la déco, la pochette… Le fait de faire soit même son objet de A à Z, on l’a longtemps fait et je pense que ça aide aussi à ce qu’il y ait une cohérence entre les albums. C’était notre objectif, avoir un bel objet cohérent.

Sound Reporters : Quel festival aimeriez-vous faire ?

Mathieu : Les festivals où il y a une bonne ambiance ! On aime bien alterner entre les gros festivals et les petits lieux !

Thomas : Moi j’aime quand le site est beau, pas forcément grand, et me dire qu’une fois que le festival sera fini et bien ce sera foutu (rires), ce ne sera plus jamais comme avant. Comme à Lucerne où ils avaient tout fait pour qu’il n’y ait pas trop de casse ! C’était en haut d’une montagne, pour y aller c’était un peu spécial, il fallait prendre un funiculaire ou une route super longue. Il y avait une très belle vue, c’est agréable, c’est beau. J’aime bien ces trucs là.

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Sound Reporters : Quelle a été votre découverte musicale en 2016 ?

Mathieu : Je vais dire Death Grips, que j’ai découvert en 2015 ou 2016 mais avant je connaissais pas, une espèce de hip-hop un peu énervé !

Gaëlle : Pour ma part je citerai Moris Felitzia, qui existe depuis longtemps en fait !

Sound Reporters : Quel son illumine votre journée ?

Mathieu : Le son du p’tit café du matin !

Thomas : Moi j’aime bien le démarrage de ma bagnole ! Elle démarre tellement bien en ce moment.

Gaëlle : Et moi le chant du coq, j’aime bien.

Interview réalisée par Loïs


SMASH HIT COMBO ET JEUX VIDEOS

Le 14 janvier dernier, à peine remis des festivités de Noël, les Smash Hit Combo partageaient le plateau du camji avec The Arrs et Unleashing The Beast. L’occasion de les rencontrer et de parler jeux vidéo avec eux, un autre de leur hobby !

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Pyramide Head, Silent Hill

Lors de nos recherches en préparation de cette interview, nous avons pu constater que Pyramide Head (personnage de la série Silent Hill) apparaissait souvent avec eux et nous nous sommes demandés s’ils avaient des souvenirs particuliers liés à ce personnage. Ils nous ont expliqué que pour eux, Silent Hill était mythique. Grands amateurs de jeux vidéos, Silent Hill est l’une de leur première expérience sur Playstation 1. D’où l’envie de la mettre en avant dans un de leur clip. Le cosplayer est d’ailleurs monté avec eux sur scène (personne déguisée en Pyramide Head). C’est un personnage violent et sombre qui colle bien avec leur univers iconographique.

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One Punch Man

Nous leur avons également demandé quels étaient leurs mangas et jeux vidéos préférés. Ils nous ont cité One Punch Man, Berserk pour les mangas (style qui ne fait pas forcément l’unanimité dans le groupe) et le classique Street Fighter, Dark SoulsSuper Metroid, The Last of us et le fameux Call of Duty pour les jeux vidéo. Call of Duty est même LE sport officiel du groupe, auquel ils jouent dans le camion en tournée. Un jeu auquel on peut même joué avec la gueule de bois, ce qui est très pratique certains  lendemains de concert !
L’un d’eux nous confie : « Si je pouvais vivre en armure, je le ferais ! ».

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Sailor Moon

Nous continuons sur notre lancée et leur demandons quelles techniques ou objets de gaming aimeraient-ils posséder. En vrac, ils citent le Super Saïyen (technique de transformation dans Dragon Ball), le hadoken (une attaque spéciale dans Street Fighter),  « se déplacer à Match 20 comme le prof dans Assassination Classroom » (les avertis comprendront)  pour rentrer plus vite des concerts, tuer des zombies avec de vrais pistolets, mordre les gens et les transformer ainsi en zombies (à condition d’être immunisé), avoir les bras extensibles de Luffy (personnage de One Piece) pour faire des swipings (technique de jeu) sur les guitares des autres ou bien encore, pouvoir se transformer en Sailor Moon.

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Dragon Quest

On leur a demandé s’ils étaient plutôt Dragon Quest, Suikoden ou Final Fantasy. Les avis sont plutôt partagés mais Dragon Quest semble être la base, le précurseur en la matière tout comme tous les designs d’Akira Toriyama. Les autres se prononcent en faveur de Final Fantasy.

Forcément, devant tant d’engouement pour les jeux vidéos, on peut se demander quelle est leur priorité entre la musique et les jeux et s’ils y consacrent un temps équivalent. Ils nous répondent que désormais, la musique prend davantage de place, mais qu’il y a 10 ans c’était l’inverse. Leur rêve serait de faire les deux en simultané. Pour composer, ils jouent sur leurs consoles portables pendant les trajets. Ils jouent sur des périodes moins étendues, environ un jeu par an en moyenne.

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Final Fantasy 6 – Mort d’Aeris

Comme tous les gamers, ils ont forcément été marqué voir choqués par un passage de jeux vidéos, ça nous intriguait de savoir lequel. Ils nous ont cité, à la fin de Street Fighter, le passage où Ryu fait son Shoryuken pour faire remonter la cascade. La fin de Last of Us en a fait pleurer certains, tout comme la fin de Shenmue et de Metal Gear 4. Egalement quand Aeris se fait tuer dans FFVII, dans Mario, la princesse qui n’est finalement pas dans le château.

On a aussi parlé de leur plus gros moment de rage « in-game » et les avis sont partagés ! Ils nous ont parlé du dernier Saint Seiya sur PS4, le gameplay (expérience de jeu) est très décevant comparé aux précédents. Killer Instinct a l’air d’être particulièrement énervant également dans son genre, un jeu dans lequel tu gagnes en faisant n’importe quoi et dans lequel tu perds en étant concentré… Ou bien encore quand tu arrives à la 20ème manche d’un jeu de zombies et qu’après 1h30 de jeu tu perds lamentablement. Le jeu Dark Soul qui en forçait certains à se lever la nuit pour prendre leur revanche…

On leur a demandé quels étaient les jeux qu’ils attendaient le plus cette année, ils citent Last of us 2, Resident Evil VII, Mass Effect Android et le nouveau Zelda.

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Revenons aux choses sérieuses, nous nous sommes demandés combien de temps ils mettaient pour créer leur clip. Et bien sûr, tout dépend des clips. Certains sont plus compliqués que d’autres. Pour les clips comme In Game, il faut compter 3 mois. Pour des clips plus simples où l’on voit seulement le groupe jouer, cela prend une ou deux semaines. Pour un clip comme Animal Nocturne, c’est plutôt 6 mois !

On leur a donc demandé quel était leur clip préféré parmi ceux qu’ils avaient réalisé. In Game fait partie clairement de leurs préférés. Ils citent également Quart de Siècle, Baka, notamment parce qu’ils l’ont tourné au Japon,  Le Poids des Mots qui leur a fait découvrir une autre façon de tourner, avec une vraie histoire, Animal Nocturne, le plus compliqué techniquement. Ca leur est difficile de s’accorder sur un seul car ils ont tous leur propre histoire.

Sans nous « spoiler », on leur a demandé s’ils pouvaient nous donner quelques infos sur leur prochain album. On sait désormais qu’il sortira le 21 avril, qu’il s’appelle Lith, que c’est un double album en deux parties, une en français et une en anglais. Ils ont vraiment hâte car ils l’ont réalisé un peu en secret et assez rapidement. Ils ont collaboré avec un rappeur américain, NLJ avec qui ils avaient déjà travaillé sur Playmore. Il s’occupe de toute la partie en anglais sur Lith. Au niveau des rythmiques, peu de changement mais beaucoup de nouveautés en matière de chants et de thématiques.

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Et pour conclure, on s’est demandé quelles scènes les faisaient rêver et leur préférence va au Download Festival, au Hellfest et aux Eurockéennes de Belfort.

Interview réalisée par Loïs & Esteban
Photo par Enki


TOTALEMENT BABAS DES FAÏ BABA !

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Après avoir croisé leur route aux Transmusicales à Rennes en décembre dernier, le programmateur du Camji s’empresse de faire venir les suisses de Faï Baba à Niort le 29 janvier dernier, pour notre plus grand plaisir. Rencontre…

Sound Reporters :Vos pochettes d’album sont souvent dessinées ou bien comportent des photos avec effets. Mais sur votre dernier album, c’est une photo très simple en noir et blanc. Pourquoi ce changement ? 

Faï Baba : Nous avons travaillé avec l’artiste et graphiste designer Allan Cooper, c’est comme ça que l’idée nous est venue de collaborer avec lui pour les pochettes, il a simplement repensé les photos. On aime beaucoup la simplicité qui se dégage de son travail. Cela nous permet de montrer différentes facettes de la musique.

Sound Reporters : Cela fait maintenant un an que vous travaillez ensemble. Comment se passe votre collaboration ?

Faï Baba : Elle se passe très naturellement ! On tient à une certaine liberté, on a une bonne relation, amicalement et musicalement. On a la même vision de la musique sans avoir besoin d’en débattre, on est tout sur la même longueur d’onde ! Une relation très « jazzy »!

Sound Reporters : Dans vos chansons, vous parlez beaucoup d’amour et de romantisme. A notre époque, ce romantisme se perd. Est-ce une façon de le faire perdurer ?

Faï Baba : Ca aussi c’est très naturel et pas forcément volontaire ! Je n’ai jamais vraiment pensé et chanté à propos de ça, des relations amoureuses ou amicales. Je pense juste à faire de bonne mélodies et de bonne chansons.

Sound Reporters : Quelle est la différence entre la scène française et la scène suisse ?

Faï Baba : Je pense que c’est assez similaire ! Les gens sont vraiment sympas et très professionnels. On prend soin des artistes et la foule est très présente. J’adore ça.

Sound Reporters : Quel souvenir gardez vous des Transmusicales à Rennes ?

Faï Baba : C’était un grand festival ! Je pense que nous avons fait un très bon show et c’était très amusant. C’est une chance d’y avoir été pour un jeune groupe comme nous.

Sound Reporters : Votre nom vient en partie de Sai Baba qui était un maître spirituel indien et qui pouvait accomplir des miracles comme la matérialisation, la dématérialisation et faire apparaître ou disparaître des choses. Que voudriez vous créer, détruire, faire apparaître ou disparaître si vous aviez ces pouvoirs ?

Faï Baba : Guérir le monde!

Sound Reporters : Si vous deviez choisir une personne pour faire un concert avec vous, qui choisiriez vous ?

Faï Baba : Celui qui me vient en premier à l’esprit c’est Keith Richards. Chanter avec lui, et peut être fumer une cigarette et boire un verre de whisky. Ca doit être indescriptible et très vivant .

Sound Reporters : Quel son/bruit ou musique illumine votre journée ?

Faï Baba : Le son du réveil, une chanson des Beatles mais surtout le son du vent !

Interview réalisée par Nolwen et Charlotte
Photo : Enki


KEURSPI : « J’ADORE LA PROXIMITE DES PETITES SALLES »

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Le trio bordelais Keurspi ouvrait la soirée pour Hippocampe Fou le 26 janvier dernier au Camji. Nous avons rencontré Fabien, rappeur du groupe. 

Sound reporters : Avant de vous lancer dans le projet Keurspi,vous faisiez partie de plusieurs formations, pourquoi avoir choisi de vous consacrer à cette aventure ?

Keurpsi : Un rappeur venu du Sénégal, Simon, m’a fait entrer dans une communauté de rappeurs sénégalais venu pour leurs études à Bordeaux. On a monté un collectif, 99 projets. En 2010, le groupe a commencé à se disloquer et c’est à ce moment que je me suis lancé en solo.

Sound reporters :Vous avez été vainqueur des 5 prix « Bordeaux, mon tremplin Interquartier » et Finaliste des France ô Folies 2014, pour vous et votre entourage ça doit être une très grande fierté. Comment ces victoires ont-elles été accueillies ?

Keurpsi : Super bien ! On est très fiers car Bordeaux étant une ville plutôt « rock », gagner tous les prix en faisant du rap était un vrai défi !

Sound reporters : Un concert à la Maison d’arrêt de Niort est prévu prochainement, c’est une première pour vous ?

Keurpsi : Ce sera la 3ème fois que nous jouerons dans une prison.

Sound reporters : Est-ce que c’est une événement que vous appréhendez ? Pensez-vous préparer votre set de manière différente ?

Keurpsi : On fait en sorte de ne rien changer mais parfois l’ambiance peut être pesante. Il faut composer avec !

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Sound reporters: Ce soir vous faites la première partie de Hippocampe Fou et le 18 février celle de Georgio, aviez-vous déjà travaillé auparavant avec eux ?

Keurpsi : Non pas du tout, c’est une première !

Sound reporters : Préférez-vous performer dans des petites salles, des grandes salles ou  bien des festivals ?

Keurpsi : J’adore la proximité des petites salles !

Sound reporters : Votre dernier EP date de 2015, avez-vous le projet de sortir une album ?

Keurpsi : L’EP était le premier d’une trilogie et le 2ème est déjà prêt !

Sound reporters : Si vous deviez choisir parmi tous les artistes du monde un seul avec lequel vous aimeriez collaborer, qui choisiriez-vous ?

Keurpsi : Eminem !

Sound reporters : Quel son/bruit/musique illumine vos journées?

Keurpsi : Till i collapse d’Eminem

Interview réalisée par Charlotte, Margaux et Julian.
Photo : Enki


HIPPOCAMPE FOU, SON BUT DANS LA VIE : RIRE ET JOUIR !

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Ce 26 janvier 2017 nous avons eu la chance d’interviewer Hippocampe Fou, un rappeur Français . Il est accompagné sur scène de son acolyte Céo. Cette rencontre a eu lieu dans le cadre de l’opération Chroniques Lycéennes à laquelle les Sound Reporters participe cette année. Hippocampe Fou fait partie de la sélection 2016/2017 et le Camji est également partenaire de l’opération cette année. 

Plus d’infos sur les Chroniques Lycéennes : http://www.chroniqueslyceennes.fr/

Sound Reporters : Pourquoi trouve-t-on des dessins sur vos pochettes ?

Hippocampe Fou ne voulait pas montrer son visage afin de mettre en avant sa musicalité, son univers aquatique et céleste et d’inviter les gens à y rentrer. C’est d’ailleurs Céo qui a mis en page le travail de Denis Dubois sur l’album Aquatrip.

Sound Reporters : Quel message voulez-vous transmettre à travers le titre « Chasse aux sorcières » ?

Son but est de créer une remise en question sur la religion, les sujets tabous comme l’avortement, l’abandon d’enfants mal-formés… « C’est un peu donner la parole aux gens qui sont croyants à travers la voix de l’inquisiteur, en essayant finalement de ne pas trop prendre part». Cela lui permettait de mettre cette histoire dans le contexte de la renaissance pour parler de quelque chose qui est encore actuel et qui pose toujours problème. Ce morceau a été écrit un peu avant les attentats de Charlie Hebdo et le mot obscurantisme qui a été beaucoup employé par les journalistes est présent dans ce texte.

Sound Reporters : Que représente le lama pour vous ?

C’est un animal «WTF» comme l’hippocampe par exemple, c’est un animal qui ressemble à quelque chose de noble mais qui a été tourné en dérision, qui est surprenant. Il nous explique que tout est partie d’un délire avec un ami, « Lolo », qui a fait graffer un lama dans son appartement. Puis c’est devenu une mascotte. Un jour, il est tombé sur une vidéo avec un lama qui prenait le tramway à Bordeaux et qu’ensuite il a écrit sur cet animal. 

Sound Reporters : Connaissez-vous Keurspi qui ouvre la scène pour vous ce soir ? 

Il connait seulement de nom, il connaît également Beasty, le beatboxer du projet. Ils se sont rencontré à l’époque ou Hippocampe Fou s’est essayé à cette discipline avant de laisser tomber, la concurrence étant très rude dans ce domaine ! Il a également vu leur passage sur France 3 et a beaucoup aimé leur univers mêlant rap et beat box. 

Sound Reporters : Qu’aimeriez-vous transmettre au public lors de vos concerts ?

Son but premier est le divertissement, les souvenirs laissés au public, des images marquantes mais aussi un moment convivial et unique. La mise en scène et la lumière, gérée par Damien ont pour objectif de marquer les esprits. Céo amène aussi beaucoup d’énergie et de musicalité. «Le but est que ce soit interactif, participatif, chaleureux mais qu’il y ait aussi des moments de pure mise en scène ou le spectateur arrête tout et regarde».

Sound Reporters : Comment s’est formé le projet « La secte Phonétik » et que sont devenus ses membres ?

Le groupe n’existe plus. Hippocampe Fou en a fait partie de 2007 à 2011. Il avait envie de travailler sur l’univers du fantastique et de l’imaginaire. Les autres membres, plus engagés que lui se sont beaucoup plus impliqués. Mais ils ont vite compris qu’ils devaient sans cesse faire des compromis et c’est devenu compliqué pour l’écriture notamment. C’est là qu’Hippocampe Fou a choisi de développer son propre univers.  

Sound Reporters : Votre meilleur souvenir de tournée ?

Les fou-rires dans l’équipe, tout ce qui se passe en off. Les Francofolies aussi à La Rochelle, avec un public très réceptif. La Cigale en présence de leur famille, la Fête de l’Humanité également. Certains « bad trip » sont également devenus de bons souvenirs.

Sound Reporters : Si ce soir était votre tout dernier concert, que voudriez-vous dire à votre public ?

«I’ll be back!». Quitter la musique ne lui fait pas peur, car Hippocampe Fou se lancerait probablement dans une autre aventure, le cinéma. L’image le fascine depuis des années et du moment qu’il peut utiliser sa créativité, quelque soit le domaine artistique, cela lui convient. Il a toujours aimé se servir de l’aspect visuel. Il se verrait bien réalisateur. 

Sound Reporters : Pourquoi avoir choisi de tourner le clip de « Presque rien » dans une maison de retraite ?

L’idée était de faire un contrepied par rapport au morceau. Le titre est très enfantin, monde des Bisounours ou des jeux vidéo. Alors filmer dans une maison de retraite permettait de créer un contraste intéressant. «Le but était à la fois de nous ridiculiser mais aussi de voir l’enfant qui sommeillait dans toute ces personnes âgées». Hippocampe Fou voulait à l’origine créer une ambiance glauque en montrant les appareils respiratoires, une personne âgées dépendante que l’on change avant de se rendre compte que c’était un peu « too much« . Ils se sont rendus dans une vraie structure, avec beaucoup de respect et d’humilité et ont été agréablement surpris par l’accueil et la réaction des pensionnaires, contents et heureux de participer au tournage. Un peu trop même puisque l’idée de départ était de filmer l’ennui, la tristesse. 

Sound Reporters : Quel son/bruit/musique illumine vos journées ?

Sans hésitation il nous répond le rire de ses enfants, mais il nous a aussi beaucoup étonné en poursuivant en nous disant « le but de la vie pour moi c’est rire et jouir », ou bien manger qui est une jouissance gustative.

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Interview réalisée par l’ensemble des Sound Reporters, rédigée par Margaux. Photo réalisée par Enki.


ERIC BIBB & JEAN-JACQUES MILTEAU : L’OPTIMISME DU BLUES

Le mardi 24 janvier, le Camji programmait le duo Eric Bibb & Jean-Jacques Milteau sur la scène du Moulin du Roc pour un concert hommage à Lead Belly. Nous les avons rencontré.

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Sound Reporters : Vous jouez en hommage à Lead Belly, que ressentez-vous en jouant ses chansons ?

Eric Bibb & Jean-Jacques Milteau : C’est une proposition qui nous a été faite par un producteur phonographique qui s’appelle Philippe Langlois, le patron du label Dixie Frog Records. Nous travaillons ensemble depuis très longtemps. Il a fait un vrai travail de producteur en nous proposant de faire cet hommage dont il avait envie.

Sound Reporters : Est-ce que ça vous arrive d’ échanger vos instruments parfois ?

Jean-Jacques Milteau : Je ne joue pas de guitare mais Eric joue de l’harmonica !

Eric Bibb : Je ne joue pas vraiment d’harmonica, je peux faire des sons mais c’est très limité !

Sound Reporters : Comment avez-vous commencé à jouer de vos instruments respectifs ?

Eric Bibb : J’avais 8 ans, je me suis mis à la musique grâce à mon père qui était chanteur. Il m’a fait découvrir la musique pop. J’ai ensuite commencé à prendre des leçons de guitare classique.

Jean-Jacques Milteau : J’ai commencé quand j’avais une quinzaine d’années à la grande époque des Rolling Stones et de Bob Dylan. L’instrument qui était le plus à ma portée à la fois financièrement et musicalement, c’était l’harmonica. Il y avait aussi une couleur un peu contre-culturelle à l’image des valeurs portées par Bob Dylan à l’époque des droits civiques, de la guerre du Vietnam. Il y avait un côté presque politique en fait…

Sound Reporters : Pourquoi le blues plutôt qu’un autre style ?

Eric Bibb : Parce que quand j’étais très jeune, j’adorais le son de cette vérité. J’aime d’autres styles de musique mais pour moi, le blues c’est vraiment l’origine de la musique. C’est un des styles qui évoque le plus de sensations. Et au début du blues, il n’y avait rien de commercial, c’était une expression pour les gens.

Jean-Jacques Milteau : Je suis un peu dans le même cas qu’Eric en fait. C’est une musique très honnête, au départ en tout cas. C’est une musique essentielle, il suffit de très peu de choses pour qu’il y ait un vrai climat qui s’installe. Une fois j’ai discuté avec quelqu’un qui a joué avec John Lee Hooker et il me disait qu’au début, quand il jouait, il entendait le dossier de sa chaise vibrer !

Sound Reporters : Y-a-t-il d’autres styles de musique que vous affectionnez ?

Jean-Jacques Milteau : Oui, de la musique classique, du jazz, un peu de tout…

Sound Reporters : Combien de temps en moyenne vous faut-il pour composer ou reprendre une chanson ?

Eric Bibb : Si on a de la chance, une demi-heure ! Mais je pense qu’une bonne chanson, quand on est très inspirés, on peut la faire en deux heures mais c’est difficile à dire, ça dépend de tellement de choses. C’est un mystère…

Sound Reporters : Comment vous sentez-vous avant de monter sur scène, pendant et après ?

Jean-Jacques Milteau : Personnellement, j’ai beaucoup de plaisir dans ces trois moments, savoir qu’on va jouer ensemble, et après en général je me félicite d’avoir jouer avec Eric !

Eric Bibb : Après le concert, je suis content et je suis aussi fatigué mais c’est une bonne fatigue ! Après on a juste envie de recommencer !

Sound Reporters : Vous reprenez des chansons déjà reprises par de grands artistes (Franck Sinatra, Bob Dylan, Nirvana…), n’avez-vous pas peur de ne pas être à la hauteur ?

Eric Bibb : Non pas du tout, je ne pense pas à ça. Quand on joue des chansons et qu’on les reprend ce n’est pas un compétition loin de là, ce n’est pas un sport. C’est unique, individuel. Je trouve ça stupide de rentrer dans ce jeu !

Jean-Jacques Milteau : Je suis complètement d’accord avec Eric, quand on joue dans une salle, avec un public, c’est dans le domaine de l’intimité, c’est comme un rapport avec une femme. C’est pour ça d’ailleurs que je n’aime pas être filmé !

Sound Reporters : Quelles sont les principales valeurs que vous voulez transmettre à partir de votre musique ? 

Jean-Jacques Milteau : Dans un premier temps, je dirais la curiosité, le fait d’avoir envie d’en savoir plus. Comprendre pourquoi Lead Belly a chanté ces chansons, ce que cela signifiait à son époque.Il a influencé plein de gens ! Je crois que la curiosité c’est primordial, même si chacun reçoit la musique comme il veut bien sûr.

Sound Reporters : Avez-vous d’autres passions ?

Jean-Jacques Milteau : J’aime beaucoup l’image, la photo, la lecture !

Eric Bibb : J’aime bien travailler le bois, je suis un peu charpentier, j’aime aussi dessiner, peindre et cuisiner.  J’aime faire de la cuisine indienne !

Sound Reporters : Avez-vous une anecdote de concert à nous raconter ?

Eric Bibb : Un jour j’ai eu la chance de jouer sur scène avec un très grand chanteur et on a pu faire un enregistrement après. Cétait une super expérience !

Sound Reporters : Une petite blague pour finir ?

Eric Bibb & Jean-Jacques Milteau : C’est un gars qui marche dans la rue et il n’a qu’une chaussure. Il y a quelqu’un qui lui lance « Eh vous avez perdu une chaussure ! » et l’autre répond : «  Non j’en ai trouvé une ! ». Et c’est ça le blues, c’est l’optimisme du blues.

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Interview et photo réalisées par Enki.


PETIT ORCHESTRE DE JOUETES : DES KANGOUROUS DE LA SCENE !

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Mardi 17 et mercredi 18 janvier dernier, le Camji faisait salle comble en proposant le spectacle pour enfants « Petit Orchestre de jouets » destinés aux tout-petits de 2 à 5 ans. Entre représentations scolaires et familiales, nous avons questionné les deux artistes, Pascal Ayerbe et Jean-Baptiste Tandé, sur leur rapport à l’enfance, entre autre choses. 

Sound Reporters : Vous jouez devant un public très jeune, est-ce difficile de captiver l’attention des enfants ?

Jean-Baptiste : Ca dépend de beaucoup de facteurs, c’est à la fois facile et difficile. C’est très direct parce qu’ils ont beaucoup moins de barrière et de réflexes de politesse que les adultes, ils peuvent avoir des réactions très rapides, très instinctives, très vives et c’est super ! Par contre ce qui est difficile c’est qu’ils ont du mal à rester concentrés très longtemps, l’attention des petits est assez courte. On essaie de beaucoup jouer avec les rythmes, d’alterner des moments doux et lents avec des temps plus rapides. Les sons les plus riches nous permettent de capter à nouveau l’attention. On doit pouvoir s’adapter à ce public spécifique qui peut avoir des réactions très différentes d’une séance à l’autre, ce qui induit une part d’improvisation qui nous plaît beaucoup !

Pascal : Le spectacle doit en permanence rebondir, nous sommes un peu des kangourous ! Quand on crée un spectacle pour adultes, on ne se pose pas du tout la question des réactions du public ! Pour les enfants, on doit penser à tout : essayer de comprendre ce qu’ils ressentent, la peur du noir, etc. Il se passe beaucoup de choses chez les enfants qu’on ne maîtrise pas et ils ont des comportements très différents les uns des autres.

Sound Reporters : Qu’est-ce qui vous plaît dans le fait de créer de la musique avec des jouets ?

Pascal : Il y a un côté très ludique dans les jouets ! Les jouets anciens notamment sont vraiment incroyables, je pense à des carillons à roulettes que l’on pouvait tirer, traîner, dont le bruit était vraiment intéressant !  J’essaye d’accorder tout cela pour fabriquer de la musique. Au départ je ne jouais pas d’instrument, donc j’essayais de trouver des objets avec lesquels je pouvais jouer et qui étaient à ma portée. Puis j’ai commencé à jouer avec des toy pianos avant de me mettre à des instruments plus classiques comme la guitare. J’étais ingénieur du son et avec les micros j’essayais pleins de choses, avec des bruiteurs par exemple, puis j’ai commencé à collectionner des objets comme ça.

Jean-Baptiste : C’est Pascal qui compose les musiques même si l’on co-écrit une partie du répertoire. Ce qui me plaît dans ce procédé, ce sont les sonorités inhabituelles, le fait de détourner les objets de leur utilité première. Ainsi, une casserole peut devenir la structure d’une guitare. Pour moi qui suit un musicien « classique », moins bricoleur que Pascal c’est vraiment chouette cet environnement de travail original, tant sur le plan sonore qu’orchestral.

Sound Reporters :Préférez-vous les jouets ou les instruments plus conventionnels ?

Pascal : L’idée essentielle c’est de composer, d’écrire une musique intelligente avec du cœur et du sens. Les jouets permettent de pimenter cet univers, c’est un peu comme faire de la cuisine sonore, ça apporte un côté très joyeux. En revanche, c’est la même démarche que composer avec des instruments classiques, je ne fais pas de distinction. Il m’arrive aussi de composer sans jouets mais l’intérêt des jouets sur scène est avant tout visuel. Composer avec des jouets n’est pas si simple à vrai dire, c’est une vraie démarche d’instrumentiste, certains jouets s’apparentent à des percussions que l’on peut pincer en rythme. Un peu comme chanter tout en jouant d’un instrument, ou bien comme un homme-orchestre si ce n’est que nous n’essayons pas de faire une performance ni une démonstration. On essaye avant tout de faire vivre la musique.

Sound Reporters :Avez-vous la volonté de plaire aussi aux parents ou votre musique est-elle uniquement destinée aux enfants ?

Pascal : Notre principale volonté est que la musique nous plaise, avec nos exigences artistiques.

Jean-Baptiste : Notre musique peut effectivement s’adresser aux adultes, nous sommes aussi des adultes et quand nous jouons, nous n’essayons pas de faire semblant d’être des enfants, ou de jouer un rôle. Nous essayons avant tout de faire de le musique que nous pourrons défendre, assumer et revendiquer. L’orchestration des jouets plaît aux enfants mais notre volonté première est de faire de la musique. Si les enfants accrochent tant mieux, et il en est de même pour leurs parents. Notre démarche est honnête et sincère, nous n’avons pas choisi de faire de la musique pour les enfants parce que le créneau « jeune public » fonctionne. D’autant que beaucoup d’adultes écoutent les disques de Pascal !

Sound Reporters  :Pensez-vous que la musique est utile aux enfants ?

Jean-Baptiste : Utiliser la musique ? C’est une question assez philosophique à laquelle il serait difficile de répondre. Le jeune public est souvent associé à des notions d’utilité, de pédagogie, de social et de socio-culturel alors qu’à la base on est purement et simplement musiciens. Est-ce qu’on poserait la même question de l’utilité de la musique pour les adultes ? A titre personnel, je ne peux pas me passer de musique, pour autant, la musique ne doit pas répondre à un objectif financier ou politique. La musique ne doit pas perdre sa qualité première qui est d’être inutile. Cela étant, la musique fait du bien, adoucit les moeurs, des enfants comme des adultes.

Pascal : Le seul truc vraiment utile est que la musique existe partout. Le monde qui nous environne, la nature, est par essence musical. Quand on est petit, on se repère avec ses oreilles, on différencie un son agréable d’un son désagréable et c’est de l’ordre de la musicalité. Parfois, des personnes malentendantes viennent à nos concerts et on se demande comment on peut les toucher seulement par le visuel. Un jour, une petite fille était accompagnée d’une personne qui lui traduisait le concert en langage des signes. Elle avait besoin de voir le concert, même si elle ne pouvait pas nous entendre.

Sound Reporters : Y a-t-il eu un élément déclencheur qui vous a donné envie de faire de la musique pour les enfants ?

Pascal : Aucun, c’est juste qu’on finit tous par trouver un métier. Le spectacle vivant est une grande famille et un jour on m’a amené à présenter mon travail devant des enfants et j’ai trouvé ça chouette. Il faut avoir la foie pour jouer devant des enfants ! On peut très bien leur proposer de la musique contemporaine, ils l’écouteront comme une vraie découverte et probablement mieux que nous ! Il ne faut pas se dire que parce que c’est simple c’est à leur portée. Il faut leur proposer des choses intéressantes et surtout pas gnan-gnan. On se bat, on s’engage pour ça !

Jean-Baptiste : On est pas vraiment l’archétype de musicien jeune public. Pour certains c’est vraiment une vocation, un jour ils se sont dit qu’ils voulaient vraiment s’adresser aux enfants. On fait beaucoup de concerts jeune public avec Pascal, mais on est très libres par ailleurs. Je joue aussi pour des projets tout public, Pascal fait des disques sans penser qu’ils se retrouveront au rayon enfants des médiathèques, on aime faire ça; je pense qu’on est à notre place, et le déclic vient plutôt de la pratique musicale pour moi, faire partie d’un collectif et pas décider de jouer pour des enfants. Personnellement, ça m’intéresse tout autant de jouer devant des adultes que des enfants.

Sound Reporters : Si vous étiez un dessin animé, lequel seriez-vous ?

Pascal : Tex Avery !

Jean-Baptiste :Le Livre De La Jungle ou L’étrange Noël de Monsieur Jack !

Sound Reporters :Avez-vous déjà joué sur l’Île de la Réunion ?

Pascal : Oui, avec le projet « Morceau en sucre« , j’aimerai bien y retourner !

Sound Reporters :Quel son fait briller vos yeux ?

Jean-Baptiste : La voix de Mathilde (rires) ou le déclencheur de son appareil photo !

Pascal : Le son de l’oiseau Ocarina de ce spectacle, c’est un son assez hypnotique ! Quand on en joue, on ne peut rien faire d’autre !

Interview et photos réalisées par Nathan & Loïs

EUGENE DE RASTIGNAC : ROMANCE ET AMBITION

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Pour la dernière soirée de  l’année 2016, le Camji a convié le musicien niortais Eugène de Rastignac sur scène. Rencontre… 

Sound Reporters Comment vous êtes-vous intéressé à la musique ? Qu’est ce qui vous a poussé à vous lancer ?

Eugène de Rastignac : J’ai toujours fait de la musique, de la batterie comme de la guitare, puis j’ai eu envie de partager cela avec les gens.

Sound Reporters :Quelles sont vos sources d’inspiration pour vos musiques ? Des lieux ? Des personnes ? Des objets ?

Eugène de Rastignac : La pop en général, Gambino, Carpenter Brut, Sexy Sushi…

Sound Reporters Votre musique est-elle un moyen pour vous de faire passer des messages, des émotions ? Si oui, lesquels sont-ils en général ?

Eugène de Rastignac : Oui, j’ai envie de faire passer des émotions à travers ma musique :  de l’amour notamment !

Sound Reporters Est-ce un métier dont l’enfant que vous étiez aurait pu rêver ?

Eugène de Rastignac : Carrément !

Sound Reporters :Si vous n’étiez pas musicien ni professeur, que seriez vous ?

Eugène de Rastignac : Comédien de théâtre.

Sound Reporters :Voudriez-vous un jour essayer de nouvelles choses ? Vous aventurer vers de nouveaux styles ?

Eugène de Rastignac : Forcément, on évolue tous. En revanche, je ne sais pas si je m’aventurerais vers de nouveaux styles.

Sound Reporters Seriez vous prêt à faire des featuring ou des collaborations ? Si oui, avec quel artiste aimeriez-vous collaborer ?

Eugène de Rastignac : Avec U2, Bloody Beatroot, et Justice.

Sound Reporters :Si vous aviez une anecdote à nous raconter au sujet de vos expériences scéniques, laquelle choisiriez-vous ?

Eugène de Rastignac : Une conversation que j’ai eu avec le guitariste d’Indochine.

Sound Reporters :Quelle est votre expression favorite  ?

Eugène de Rastignac : Putain de merde.

Sound Reporters :L’un de vos fils est le créateur d’une marque de vêtements qui commence à être reconnue, l’autre fait partie d’une équipe de skateboarding qui commence pareillement à avoir une bonne notoriété. Quel est le facteur de cette réussite familiale d’après vous ? Avez-vous un secret à partager avec nous ?

Eugène de Rastignac : Je les ai toujours encouragé quand ils avaient des idées, je leur ai toujours recommandé d’essayer.

Sound Reporters :Quel son illumine votre journée ?

Eugène de Rastignac : Phil Collins ! 

Interview réalisée par Samy & Julian
Photo : Mary-Lou


PARRIS, DANS L’OMBRE ET LA LUMIERE

PARRIS est un projet électro-rock réunissant Thibault Chaumont et Alexandre Poussard. Rencontre… 

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Sound Reporters : Vous chantez en anglais, pourquoi avoir choisi cette langue ? Y’a-t-il une autre langue qui vous inspire et que vous aimeriez maîtriser pour vos futurs titres ?

Thibault : On n’aime pas la sonorité du français. Musicalement, pour notre projet, l’anglais sonne mieux. C’est aussi plus en rapport avec notre culture et nos références musicales.

Alexandre : On n’essaiera pas le français et on ne s’est pas posé la question de chanter dans d’autres langues.

Sound Reporters : Vos clips ont une ambiance très particulière, sombre avec peu de lumière. Pourquoi ce choix ? Aimez-vous cultiver le mystère ?

Alexandre : On aime le mystère ! On vient de deux univers différents : moi de la pop et Thibault du métal. Notre musique a une image mystérieuse car on ne montre pas grand chose. Pour nous ce n’est pas important de montrer le visage des artistes. Ce qui compte c’est leur musique.

Sound Reporters : Vous avez chacun eu des projets musicaux, dont certains sont encore d’actualité. Ce n’est pas trop compliqué de mener de front différents projets ?

Alexandre : Non ce n’est pas compliqué. Il faut juste s’organiser. Avec Colours in the street je vais travailler trois jours et avec Parris deux jours parce que le projet est plus indépendant.

Thibault : En 10 ans j’ai travaillé avec beaucoup de groupes et il faut choisir ses priorités et s’aménager du temps.

Sound Reporters : Sur internet, on dit souvent que vous êtes à l’opposé l’un de l’autre…

Thibault : Je suis petit, il est immense ! On est très différents au niveau de la musique mais ça créé un univers. On a les mêmes envies, les mêmes attentes et grâce au chant on peut faire des écarts au niveau de la production.

Sound Reporters : Pouvez nous nous citer la principale qualité et le plus grand défaut de chacun ?

Thibault : Il est fiable et talentueux.

Alexandre : Il a de l’expérience dans le monde de la musique. Après des défauts… on en a tous.

Sound Reporters : Sur quelle scène rêveriez-vous de jouer avec Parris ?

Alexandre : Le Camji ! 😉

Thibault : Coachella !

Sound Reporters : Connaissez-vous les autres artistes qui partagent la scène avec vous ce soir ?

Thibault : Oui on les connaît tous sauf les DJ. On apprécie Inüit. C’est un super groupe.

Alexandre : On a un peu suivi Be Quiet avec les tremplins et Eugène de Rastignac on le connaît de la scène locale.

Sound Reporters : Quel animal totem pourrait représenter Parris ?

Thibault : Je dirais un serpent car c’est fascinant, ça vit dans le noir, c’est doux mais ça peut te tuer en te mordant ou en t’étouffant.

Sound Reporters : Quel son illumine votre journée ?

Thibault : Le rire de mes enfants.

Alexandre : Le rire de ses enfants !

Interview réalisée par Nolwen, Alexandre, Charlotte.
Photo : Margaux


HORSKH, UNE SOBRE VIOLENCE

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Le 10 décembre dernier, nous avons interviewé le groupe Horskh au cours de la soirée qui réunissait le Camji avec les assos Trastaroots (Parthenay) et Boc’Hall (Bressuire) à Diff’Art. 

Sound Reporters : En octobre 2016, vous avez fait quelques dates au Royaume Uni, comment avez-vous trouvé l’accueil ?

Horskh : Différent ! Déjà au niveau de la nourriture car il n’y a pas de catering, les repas sont défrayés. Ensuite, le public nous a bien accueilli, on tournait avec Perturbator et GosT, du coup il y avait du monde, c’était cool ! Le public anglais est beaucoup dans la proximité avec l’artiste, il n’a pas peur de s’approcher de la scène !

Sound Reporters : Vous avez eu quelques dates avec les groupes de ce soir, qu’en pensez-vous ?

Horskh : On ne connaît pas beaucoup Hypno5e, on attend de voir en live ce que ça donne, mais le peu que l’on en connaît nous plaît beaucoup. On aime beaucoup Carpenter Brut, en concert c’est de mieux en mieux et on a bien aimé le dernier clip qu’ils ont sorti, une bonne claque !

Sound Reporters : Vous êtes en duo, cependant le batteur n’intervient qu’en live et pas dans les albums studios, pourquoi avoir fait ce choix ?

Horskh : Je fais la plupart des trucs chez moi en solo, du coup l’idée c’était de rajouter un truc qui tape en live, de faire un truc électro assez large, et de rajouter la batterie pour que ça soit plus agressif.

Sound Reporters :La pochette de votre album, tout comme votre site est très sobre, pourquoi ce choix ?

Horskh : L’idée était d’avoir une cohérence au niveau des couleurs, de faire un truc très radical, sans fioritures.

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Sound Reporters :Votre musique est très énergique, pensez-vous ajouter des phases plus calmes dans les prochains albums ?

Horskh : Non non [rires], le prochain album sera plus violent que cet EP, mais en même temps il y aura quelques interludes pour permettre d’aérer un peu tout ça !

Sound Reporters :Début 2017, vous sortez un nouvel album, pouvez-vous nous en parler ? 

Horskh : L’album va s’appeler Gate il sortira fin mars 2017 sur le label Audiotrauma, il sera plus violent mais aussi plus dancefloor et on va sortir un clip début Mars.

Sound Reporters : Est-ce qu’il y a quelqu’un en particulier avec qui vous aimeriez collaborer ?

Horskh : On a déjà eu quelques remix avec notre premier EP sur la version Extended avec les copains, niveau collaboration c’est selon les projets, mais si Trent Reznor nous propose quelque chose, on fonce ! [rires].

Sound Reporters : Y a-t-il une salle ou un festival où vous aimeriez jouer ?

Horskh : Au Hellfest pour y amener un côté plus électro, ça serait vraiment cool ! Sinon n’importe quel gros festival, ce qui est bien avec notre projet c’est qu’il ne nous enferme pas dans un type de scène particulier !

Sound Reporters : Pour finir, quel son, bruit ou musique illumine votre journée ?

Horskh : Je ne sais pas si « illumine » est le terme approprié [rires], mais en termes de musique en ce moment j’écoute beaucoup le dernier Killing Joke, du metal comme Straight from the Path ou des trucs bien électro/dancefloor comme Black Tiger Sex Machine. C’est assez varié !

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Interview : Alexandre & Esteban – Photo : Enki


HYPNO5E, SANS FARDS.

Le 10 décembre dernier, le Camji était présent à Diff’Art (Parthenay) pour une soirée organisée à 3 avec les associations Boc’Hall à Bressuire et Trastaroots à Parthenay. L’occasion de discuter avec Hypno5e qui jouait entre HORSKH et Carpenter Brut. 

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Sound Reporters : Vous utilisez beaucoup de samples, notamment dans votre dernier album. Utilisez-vous des extraits qui vous inspirent spontanément ou y a-t-il un travail de recherche de ce qui collera parfaitement à l’ambiance du morceau ?

Hypno5e : En général c’est un travail que l’on fait de manière continue, tout le monde récolte de la matière, propose des sons, des textes, des films, on pioche dans une petite bibliothèque qui amasse plusieurs samples et on garde ce qui correspond le mieux au niveau de l’intonation de la voix, de la langue que l’on veut utiliser, du contenu du sample et de sa musicalité surtout. Il peut arriver qu’on ait besoin d’aller chercher un sample spécifique pour débloquer une structure, pour donner un sens différent au morceau, mais en général c’est quelque chose qui précède l’entrée en studio et même l’écriture des paroles.

Sound Reporters : Quelles voix utilisez-vous pour vos samples d’extraits littéraires ?

Hypno5e : Ce sont souvent des séquences d’enregistrements radiophoniques ou de films qu’on extrait de leur contenu original pour les mettre dans un morceau. Sur certains samples, notamment du dernier album, on a fait venir des comédiens que l’on a enregistré pour un film que j’ai réalisé dont on a tiré des samples. C’est quelque chose que l’on va développer à long terme, mais pour l’instant on se concentre sur des choses déjà enregistrées.

Sound Reporters : De quelle voix rêvez-vous pour un prochain album ?

Hypno5e : Jean-Louis Trintignant, comédien français et voix off dans le film Le ruban blanc.

Sound Reporters : Vous aimez définir votre musique de « métal cinématographique », quels sont les films qui vous inspirent le plus ?

Hypno5e : Il y en a énormément ! Des films de la Nouvelle Vague, de Jean-Luc Gaudard par exemple. Je suis également très inspiré par le néo-réalisme italien. En fait, on structure nos morceaux comme on pourrait structurer un scénario de film. L’idée c’est d’imaginer un film qu’on écouterait les yeux fermés, on associe les samples entre eux, on créé des cordes audio, etc. Quand on écoute l’album, on a ainsi l’impression de traverser un film, avec un fil dramatique particulier. Il y a un réel besoin de nommer les choses, mettre la musique dans des cases, d’où cette étiquette de « métal cinématographique ». Mais on pourrait tout aussi bien se passer de case ! Si l’on devait l’expliquer, ce serait en tout cas dans notre manière de scénariser nos albums.

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Sound Reporters : Sur la pochette de vos 2 derniers albums, nous pouvons voir une silhouette. Que représente-t-elle ?

Hypno5e : On suit un personnage dans une errance, il y a cette idée de cheminement, l’espace que le personnage traverse, c’est un lieu, une parcelle de mémoire de ce personnage. Notamment dans le dernier album ça prend encore plus de sens, on a imaginé une cartographie imaginaire et chaque morceau est une parcelle de cette île, l’errance du personnage dans son monde intérieur.

Sound Reporters : Quelle est l’étape que vous préférez dans la conception d’un album ?

Hypno5e : La période de composition, quand on structure les morceaux, qu’ils commencent à prendre du sens et que les choses entre elles commencent à s’imbriquer, car c’est à ce moment là qu’on fait de la musique, quand un morceau commence vraiment à se créer, donner du sens. Après bien sûr, quand l’album est sorti et qu’on peut enfin faire les morceaux en live !

Sound Reporters : Pour vous, le plus important dans un album est-il de faire passer un message ou des émotions ?

Hypno5e : Des émotions clairement ! Je pense que la musique ne devrait pas être au service d’un message. Elle se suffit à elle même, elle ne doit pas faire passer un discours, il doit être propre à chacun. La musique doit être assez abstraite pour être universelle, donc pas de discours politique, surtout pas.

Sound Reporters : Vos albums sont structurés comme des scénarios, aimeriez-vous faire un film sur votre album ? A la manière d’une comédie musicale ?

Hypno5e : Oui, je ne peux pas trop en parler mais c’est un projet qui nous tient à cœur et qui arrive mais on ne peut pas trop en dire plus !

Sound Reporters : Vous avez fait de nombreuses dates en France, aux USA et en Australie. Y a-t-il un concert qui vous ai particulièrement marqué ?

Hypno5e : Le Hellfest où l’on a découvert qu’on avait une fanbase assez développée et la Maroquinerie (à Paris) c’était vraiment cool ! Les meilleures dates sont celles où l’on sent que le public est dans la même énergie que nous. C’est bien quand on est face à un public qui nous découvre pour la première fois mais le mieux, c’est quand les gens viennent parce qu’ils nous connaissent et qu’ils sont là pour nous, il y a une espèce de communion qui se passe. Le Trabendo, s’est aussi bien passé. En concert marquant, on peut citer Motocultor, il y avait beaucoup de monde, c’était blindé ! Les festivals en Europe de l’Est (Roumanie, République Tchèque) et en Australie étaient assez incroyables. Quand on a joué à Melbourne par exemple, c’était un festival où il y avait quelques centaines de personnes donc quand on se rend compte qu’on est loin de chez nous et qu’il y a quand même du monde pour venir nous voir c’est agréable ! On a fait une cinquantaine de concerts cette année. Du moment que le public est vraiment chaud, petits ou gros concerts, c’est une question d’ambiance et d’énergie.

Sound Reporters : Que pensez-vous des groupes qui jouent avec vous ce soir ?

Hypno5e : On a découvert Horshk et c’était vraiment cool. En fait dès qu’il y a un peu d’originalité, que ça bourrine bien sur scène, que ça danse et que c’est bien joué en fait ça nous plaît. Carpenter Brut ça fait quelques fois qu’on partage le plateau avec eux donc on connaît bien le projet, puis avant qu’ils se forment on les connaissait déjà. C’est génial de voir que pour eux ça marche aussi. En général on a des bonnes surprises quand on joue en tête d’affiche, et parfois on est assez impressionnés par les premières parties. Peu importe si ça ne joue pas forcement ultra bien, ultra technique, l’essentiel c’est qu’il y est un espèce de groove, de danse, quelque chose qui emmène tout le public en fait. Ce soir les groupes sont très fédérateurs, très dansants et c’est ce qui compte, plus que du métal trop technique.

Sound Reporters : Quel son illumine votre journée ?

Jonathan : Les prouts de Gredin

Théo : Quand je veux avoir la patate, j’écoute un bon gros reggae ou un bon gros dub et après tout va bien.

Manu : C’est interdit chez nous ça !

Théo : C’est une question super intéressante parce que quand tu marches dans la rue ou quand tu es chez toi, que tu entends des choses par la fenêtre, il y a des bruits qui peuvent te rappeler certaines choses. Quand on fait des concerts, qu’on entend le public crier, c’est très positif ! Tous les sons qui mettent de bonne humeur en fait. Les enfants qui rigolent, les oiseaux. Lucifer est un super groupe, du drum&bass, le dernier Birdy Nam Nam, etc. Gredin est à fond disco et black metal, Manu écoute beaucoup de musique sud américaine, de musique classique et électronique, Joe est à fond Patrick Sébastien (rires), on a chacun nos sons fards !

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Interview réalisée par Esteban & Loïs
Photo : Enki


JAHNERATION, UNE ENTREVUE SOLAIRE !

Le 09 décembre dernier, le duo qui compose Jahneration acceptait de répondre à nos question. Une entrevue solaire et lumineuse ! 

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Sound Reporters :Comment avez-vous été découvert ?

Jahneration : Sur internet, sur Youtube et sur les réseaux sociaux,  et surtout à partir de notre featuring avec Naaman.

Sound Reporters :Quelle réaction vous a procuré le million de vue sur youtube pour votre clip « The Answer » ? 

Jahneration : C’est sympa de voir que tu peux toucher autant de personnes via une vidéo qui n’a pas la prétention de vouloir faire autant de vues, parce que quand tu vois la vidéo c’est quand même loin d’être professionnel (rires)!  Ca nous a boosté, c’est ce qui nous à poussé à continuer.

Sound Reporters :Où trouvez vous l’inspiration pour composer et écrire vos titres ?

Théo : Dans nos vies respectives, à Paris, puis on essaie de trouver de l’inspiration à travers nos voyages, Ogach est pas mal parti aux Etats-Unis, moi en Asie, dans ce que l’on écoute… C’est un mix de ce que l’on vit je pense.

Sound Reporters :Qu’est ce qui vous a poussé vers le reggae ?

Jahneration : Au début on faisait du punk rock, puis on était à fond dans le reggae donc on s’y est rapidement mis.

Ogach : Moi personnellement ce qui m’a plus dans le reggae c’est le groove que l’on ne retrouve dans aucune autre musique. C’est arrivé comme un OVNI à l’époque alors qu’on écoutait que du rock.

Sound Reporters :Quels sont vos projets pour l’avenir ?

Jahneration : Arrêter tout (rires). Faire beaucoup d’autres concerts, ça ne s’arrêtera pas avant mai 2018, faire grossir le projet, essayer de toucher encore plus de gens, travailler sur le prochain album ou une prochaine mixtape, et on va se remettre doucement à la composition.

Sound Reporters :Que ressentez-vous avant de monter sur scène ?

Ogach : Parfois je suis stressé mais ça dépend de pleins de choses comme de la scène, du nombre de gens présents ou encore de ma journée, mais quand tu montes sur scène t’es globalement super bien.

Sound Reporters :Et après ?

Theo : T’as l’impression que tu voles. Déjà t’es libéré puis t’as pris tellement d’énergie et d’adrénaline durant une heure et demie que tu bous. C’est super bien.

Sound Reporters :Avez-vous un petit rituel justement à nous confier ?

Jahneration : Ouais, on se double check les poings, on se regarde dans les yeux, on se dit des mots rasta un peu bizarre, on se fait marrer, on se dit qu’on fait le maximum et si on sent que l’un d’entre nous n’obéis pas à la règle, il se fait bizuter après (rires).

Sound Reporters : Quel est votre plat préféré ?

Ogach : Du saumon grillé avec du riz et un petit filet d’huile d’olive.

Theo : Le hachis-parmentier de ma grand-mère. Il n’y en a pas deux comme ça !

Sound Reporters : Si vous étiez un personnage de fiction, lequel seriez vous ?

Ogach : Tommy Shelby dans Peaky Blinders.

Theo : Zorro.

Sound Reporters :Pour finir, quel son illumine votre journée ?

Ogach : Je dirais « Shining Hope » de Gappy Ranks.

Theo : « Reggae » de Etana.

Interview réalisée par Samy, Nathan, Julian et Théo


KIDS OF ADELAÏDE, LES ENFANTS RÊVEURS
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Le groupe allemand KIDS OF ADELAÏDE était à l’honneur de la soirée du 03 décembre au Camji. Encontre…

Sound Reporters : Pourquoi chantez-vous en anglais ?

Kids of Adelaïde : On a grandi avec la musique anglaise et cette langue est notre mère musicale. Quand on écrit nos chansons on pense en anglais.

Sound Reporters : Avez-vous un rituel avant de monter sur scène ?

Kids of Adelaïde : On se fait une bise et parfois des petits shots de liqueurs

Sound Reporters : Quelle scène de votre tournée en France avez-vous préféré ?

Kids of Adelaïde : Paris c’était très bien mais le Camji c’est peut-être mieux parce que l’équipe est très sympa ! La scène est vraiment chouette et l’acoustique aussi. C’est juste un plaisir !

Sound Reporters : Quelle est la différence entre la scène française et la scène allemande ?

Kids of Adelaïde : Uniquement la langue.

Sound Reporters : Que trouvez-vous intéressant dans la ville d’Adélaïde ?

Kids of Adelaïde : On n’y a jamais été donc on ne sait pas. Mais pour nous Adelaïde est le synonyme de vivre ses rêves. On est des enfants pleins de rêves.

Sound Reporters : Quand vous étiez enfant, quel star auriez-vous aimé être ?

Severin : Crocodile Dundee !

Benjamin : Un joueur de foot

Sound Reporters : Ecoutez-vous des chanteurs français ? Lesquels ?

Kids of Adelaïde : En Allemagne il n’y a pas de musique française. Mais on connaît Manu Chao.

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Sound Reporters : Quelle est votre devise ?

Severin : Essayer de garder des petits choses du quotidien et toujours aller de l’avant.

Sound Reporters : Dans votre chanson “Moving” vous dites « And live on the bright side of live is based on captured chance on a sunny day remember rain has gone ». Qu’est ce qui rend votre journée meilleure ?

Kids of Adelaïde : Quand on a un concert comme ce soir, c’est une super journée ! Quand on joue ensemble au foot aussi ! Parfois c’est sympa de s’asseoir sur une terrasse et d’être là et de ne rien faire, de profiter.

Sound Reporters : Quel son illumine votre journée ?

Kids of Adelaïde : Le son d’une guitare !

Interview réalisée par Lorena & Nolwen
Photo : Lithana & Mary-Lou


BLACKBIRD HILL : A cheval sur les légendes !
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Le 03 décembre dernier, nous avons rencontré le duo qui se cache derrière BLACKBIRD HILL, composé de Max et d’Alex. L’occasion de discuter avec eux de cinéma, de légendes, d’indiens d’Amérique et de cowboys…

Sound Reporters : Votre nom viendrait de la légende de Blackbird Hill au Nebraska selon laquelle un indien serait mort brulé sur son cheval. Un journaliste a trouvé ce lien entre votre nom et la légende, l’année dernière. Comment avez-vous découvert cette légende ?

Blackbird Hill : On est intéressé par le folklore et les histoires américaine et surtout aux légendes urbaines. En nous renseignant, on est tombé sur cette légende qui est l’allégorie de ce qu’on veut raconter dans nos chansons, comme les sentiments graves et violents.

Sound Reporters : Votre univers est assez cinématographique. Vous imaginez-vous un jour cinéastes ? Quel type de films aimeriez-vous réaliser ? 

Blackbird Hill : Ça nous arrive d’écrire nos chansons en imaginant des scènes. C’est marrant que vous fassiez ce lien car c’est un art qui nous plaît beaucoup, surtout quand il est mis en lien avec la musique. On pense notamment à Tarantino qui utilise beaucoup la musique dans ses films. Ce n’est pas qu’une volonté d’écrire des musiques qui s’adapteraient à des scènes. On a aussi été contacté par une web série qui s’appelle « We are burn club « . On retrouve 5 de nos morceaux dans cette série qui va bientôt sortir au grand jour ! Un film qu’on aimerait réaliser ? Django ! (rires). Un vrai western dans la pure tradition des westerns avec des gros plans partout et tout se passerait dans les yeux des acteurs !

Sound Reporters : Vous semblez inspirés par les esprits indiens, et nord-américains, on peut voir des attrapes-rêves dans vos clips ou vos photos promo. Êtes-vous superstitieux ?

Max : Récemment j’ai déménagé dans une vieille maison. Vides, les pièces semblaient très froides, et comme j’ai plein d’attrapes-rêves j’en ai mis un peu partout. Je ne suis pas superstitieux mais j’aime beaucoup ce que ça représente. C’est la raison pour laquelle les gens sont superstitieux que je trouve intéressante.

Alex : Pour ma part, j’ai grandi dans une famille très cartésienne et je l’étais aussi jusqu’à ce que je puisse réfléchir pas moi même. Mais je pense que j’ai choisi de l’être et de croire en certains codes ! Avec Max il nous est arrivé certaines choses qui nous questionnent !

Sound Reporters : Quel est votre pire cauchemar ?

Alex :  Je crois que mon pire cauchemar c’est d’être oublié après ma mort. Désolé pour l’ambiance (rires).

Max : Qu’il arrive quelque chose à ma cymbale !

Sound Reporters : Avez-vous déjà fait un road trip ? Si oui où, et quel en est votre meilleur souvenir ? Si non, où aimeriez-vous en faire un ?

Blackbird Hill : On voyage beaucoup en dormant mais nous n’avons pas eu l’occasion d’en faire pour l’instant… Il ne faut pas être musicien pour ça ou alors, mieux vaut bien gagner sa vie !!!

Sound Reporters : La bande son idéale d’un road-trip parfait ?

Alex : Il faut du Neil Young pour voyager !

Max : ça commencerai ou ça finirait par un de mes morceaux favoris : « Dark was the night, cold was the ground« , de Blind Willie Johnson.

Sound Reporters : Êtes-vous plutôt cowboy ou indien ?

Alex : Dans mes plus grands fantasmes, je suis un cowboy mais en réalité je suis plus proche des indiens !

Max : Cowboy pour l’action mais indien pour les pensées !

Sound Reporters : C’est l’un de vos derniers concerts pour l’année 2016. Lequel vous a le plus marqué ?

Blackbird Hill : Le festival des Boufardises qui a été organisé en hommage à un artiste mort au Bataclan.

Sound Reporters : Connaissez-vous Kids of Adelaïde, le groupe qui partage la scène avec vous ce soir ? Que pouvez-vous nous en dire ?

Blackbird Hill : Oui un petit peu. On a eu l’occasion d’écouter leur musique. On aime bien prêter attention aux autres musiciens qu’on croise sur notre route.

Sound Reporters : Quel son illumine votre journée ?

Max : Non seulement j’ai déménagé mais j’ai aussi récupéré deux chatons et ça illumine ma journée car c’est une véritable chorale !

Interview réalisée par Samy, Théo, Esteban, Nolwen & Vincent
Photo : Mary-Lou
 


INÜIT

Le 16 décembre dernier, le groupe nantais Inüit ravissait nos oreilles au Camji. Nous avons eu le plaisir de les interviewer en début de soirée.

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Sound Reporters :  Est-ce que cela a été dur de trouver l’équilibre entre la voix et les instruments ou est-ce que cela s’est fait naturellement ?

Inüit : Au début, on a essayé sur des morceaux déjà composés et ça ne marchait pas, du coup on a décidé de composer vraiment la voix et les instruments pour se poser tout de suite la question d’où se place la voix, où se place le timbre des instruments.

Sound Reporters: Pourquoi avoir fait le choix de chanter en anglais ? Aimeriez vous chanter un jour en français ?

Inüit : Ça c’est fait naturellement. On aime pas trop la pop en français, par contre on aime bien la façon dont sonne les mots anglais, c’est ce qui met le plus en valeur la musique que l’on fait et la voix. C’est ce qui se mélange le mieux. Culturellement aussi .

Sound Reporters: Pourquoi avoir tourné « Dodo Mafutsi » dans une piscine vide ?

Inüit : Le lieu était cool, on avait envie de tourner des clips live originaux.

Sound Reporters: Est-ce que le nom de votre EP « Tomboy » a un lien avec le film du même nom, et quelle signification a ce nom pour vous ?

Inüit : L’EP n’est pas encore sorti. On a diffusé 3 vidéos dont Tomboy et là on travaille actuellement sur l’enregistrement d’un premier EP et d’un premier album. Pour Tomboy, le thème est venu comme ça. C’est quand on a composé le refrain que les mots sont venus et que l’on a choisi de parler de ce thème.

Sound Reporters: Comment s’est passée la rencontre avec Romain Drogul ? Et pourquoi avoir choisi de collaborer avec lui ?

Inüit : C’est un mec super et c’est un ami de Léonard Lelievre avec qui on réalise ce premier EP. On travaille aussi en partenariat avec Benjamin Lebot qui fait parti du groupe The Shoes.

Sound Reporters: (pour le saxophoniste) Vous jouez actuellement avec un saxophone ténor, pensez-vous qu’un jour nous trouverons un autre saxophone dans vos musiques, comme un alto, soprano ou baryton ?

Inüit Oui j’aimerais bien mais c’est une question de coût !

Sound Reporters : Je trouve l’accompagnement très rythmique dans vos musiques, est-ce par préférence ou pour mettre en valeur les mélodies ?

Inüit : On est attirés par le rythme et les percussions que l’on aime mettre en avant. En général,  on commence d’abord par écrire les patterns. On a aussi partagé la batterie.

Sound Reporters : Avez-vous un rituel avant de monter sur scène ?

Inüit : On a un check de samouraï !

Sound Reporters : Quel est votre meilleur souvenir de scène ?

Coline : Belle île en mer ! Le public était monstrueux et tellement fou. Tu leur demandais de se lever et il se levait !
Le reste groupe : La Cigale aussi ! La salle est incroyable et chargée d’histoire. On se sent proche du public.

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Sound Reporters : Si demain on vous proposait de faire un concert dans la salle de votre choix, laquelle choisiriez vous ?

Inüit On n’a encore jamais joué dans de grands festivals. On aimerait bien voir ce que ça fait de jouer devant beaucoup de monde ! Mais si ça devait être une salle à proprement parlé, La Cigale à nouveau pour y jouer plus longtemps, ou le Trianon, à Paris également.

Interview réalisée par Nolwen.
Photo : Mary-Lou


JINX FISH POOL

Le 26 novembre dernier, nous avons croisé la route de JINX FISH POOL. Il a accepté de se soumettre à nos questions/réponses.

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Sound Reporters : Sur la pochette de votre album « Sister’s Balloon », nous pouvons voir des ballons s’envoler. Qu’avez-vous voulu représenter ?

Jinx Fish Pool : C’est une illustration faite à l’encre et en réalité cet album est un hommage à ma sœur, partie il y a 10 ans. C’est un lâché de ballons pour elle.

Sound Reporters : Nous sentons une évolution au fil des titres. L’ordre traduit-il les étapes de votre deuil ?

J F P : Un peu oui. Quand on a ce sentiment, quand on vit un deuil, par définition c’est qu’on est encore vivant. C’est lié à des étapes de ma vie, des moments amoureux, disputes avec les copains, des remises en question sur qui je suis, où je vais, d’où je viens.

Sound Reporters :  Y a t-il un morceau qui vous touche particulièrement ?

J F P : Je dirai Nothing but a Pang, (guitare/voix) qui signifie « Rien d’autre qu’un pincement dans le cœur ». C’est une chanson qui dit que je n’ai rien à cacher, rien à enterrer, rien d’autre qu’un pincement dans le cœur. On est proche du deuil, de ce petit coin d’ombre qui sera toujours là. Il y a aussi Make it Happen, 1er titre de l’album. Ça veut dire « faites en sorte que ça se fasse », coûte que coûte. Ne pas regarder en arrière, ni oublier d’où on vient mais avancer, pour que ça se produise. Ces 2 titres sont importants pour le message, en référence au lâché de ballon justement.

Sound Reporters : Le fait d’écrire et de composer cet album pour votre sœur a t-il été une sorte d’exutoire ?

J F P : Personnellement, je ne vois pas la musique comme une thérapie. Quoi qu’il arrive je le ferais, même si je suis malade, en dépression, ou le plus heureux des hommes. C’est viscéral pour moi de jouer, de créer, d’avoir mon petit laboratoire. Il est vrai que j’évoque des sujets personnels, je ne peux pas faire autrement ; en tant que créateur je suis obligé de parler de ce que je connais et de creuser le sillon de ces sujets. Quelque part, ça m’a aidé, au même titre que la présence de bons copains. Le rapport à l’humain m’a plus aidé à faire mon deuil que ma propre création. Elle souligne des moments de ma vie, mais ce n’est en aucun cas un cacheton que je prends pour aller mieux.

Sound Reporters : C’est donc un album très personnel que vous avez créé seul et dans lequel vous jouez de nombreux instruments. En avez vous un de prédilection ?

J F P : Le premier instrument que j’ai touché dans ma vie c’est l’harmonica. J’étais tout petit et puis je suis passé à la batterie parce que pour moi c’est un pilier de la musique, c’est le rythme et tout ce qu’on peut faire avec, c’est à dire jouer avec le temps, tourner autour du temps. Ce serait donc la batterie.

Sound Reporters : Avez-vous déjà d’autres projets ? Pensez-vous retourner vers des projets en groupe ?

J F P : Oui, tout à fait. Je joue dans un trio qui s’appelle GUNWOOD, on a signé très récemment avec le label Zamora qui compte parmi son catalogue des groupes comme Moriarty et AaRON, on a la chance de faire partie de cette famille. On a enregistré un album cet été dans les studios Ferber (Paris 20ème), studio mythique créé dans les années 70 qui a accueilli des artistes comme Neil Young, Black Sabbath, Gainsbourg et Bashung. Cet album sort fin février et une tournée va suivre.

Sound Reporters : Pensez-vous chanter un jour dans une autre langue qu’en anglais ?

J F P : C’est tout à fait possible. En réalité j’ai déjà passé un certain nombre d’années à écrire uniquement en français dans un groupe qui s’appelait Mamienco, c’est un projet qui n’existe plus maintenant mais on avait sorti un album, Ici l’homme et j’étais le chanteur. J’ai donc toujours des carnets de textes en français, je me demande quel sera le meilleur médium pour utiliser ces textes. Peut-être un petit recueil ou bien des images ou des chansons. Comme je suis à moitié portugais j’ai la chance d’avoir cette culture aussi, c’est une très belle langue chantante, j’ai ça dans un tiroir quelque part. La vie c’est toujours une histoire de timing, il faut trouver les bons médiums et les utiliser au bon moment.

Sound Reporters : Quelles sont, selon vous, les conditions idéales pour composer ?

J F P : Il n’y a pas de règles pour composer. Nothing but a Pang par exemple est sorti tout seul, en un seul jet, le texte et la mélodie. C’était un soir, j’étais hyper fatigué, il pleuvait dehors et c’est sorti. Alors qu’il y a des moments où tu as des idées, tu as un thème qui te trotte dans la tête et ça peut prendre plusieurs jours. Les conditions c’est une alchimie qu’on ne peut pas forcément calculer, il y a certes une dimension mathématique dans la musique mais comme la matière première est composée d’émotions, l’alchimie se fait sans que tu y réfléchisses. Par moment c’est la réflexion qui t’emmène à ce que tu cherches. Ça reste des instants, les émotions circulent, c’est de l’énergie, et quand tu les saisis les conditions ne sont pas toujours idéales. L’idée pour créer ce n’est pas forcément d’être à la campagne, au calme,. Parfois tu es dans le métro et boum ça te tombe dessus ! Tu sors ton téléphone et tu enregistres la mélodie sur ton dictaphone. C’est parce que le moment, c’est maintenant.

Sound Reporters : Quel son fait briller vos yeux ?

J F P : La voix d’une femme ! Je ne sais pas pourquoi, encore une fois, c’est une histoire d’émotions et c’est impalpable.

Interview réalisée par Julie et Loïs
Photos : Enki


L’ÉTRANGLEUSE

Le jeudi 24 novembre, le festival « Culture Bars-Bar » a ouvert ses portes à L’Étrangleuse, groupe de folk-rock composé d’une harpiste (Mélanie) et d’un guitariste (Maël).

Musique oscillant entre douceur et colère, parsemée de touches africaines.

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Les parents de Maël ont vécu en Afrique, la culture de ce continent fait partie de son histoire. Ce n’est pourtant que plus tard qu’il se rend compte que l’aspect musical de cette culture se retrouve dans les musiques qu’il écoute. Petit à petit ces influences africaines se sont immiscées dans leur propre musique, aidées par la harpe qui rappelle les instruments d’Afrique comme la Kora ou le N’goni.

Cependant, l’équilibre entre la guitare et la harpe est difficile à trouver. C’est un long processus de 8 ans d’expérimentation qui s’est mis en place afin d’arriver à bien entendre la harpe et parvenir à un son le plus naturel possible. Ils ont essayé plusieurs types de micros et ont beaucoup travaillé avec leur ingénieur du son. Ils utilisent aujourd’hui 5 prises de son différentes avec des micros de diverses qualités, configuration dont ils se disent « assez contents ». Et c’est au fil des 120 concerts à leur actif que leur son s’est perfectionné.

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Ils ne veulent pas se mettre la pression pour de futurs projets et se laissent le temps de tourner avec leur dernier album Memories to Come sorti en 2015.

De la même façon, la composition de leurs albums ne s’est pas faite selon un rythme de répétition hebdomadaire. Maël pense que c’est un système « très vite pénible et laborieux ». Ils préfèrent partir quelques jours à la campagne avec leurs instruments, même si certains jours ils passeront plus de temps à se balader qu’à composer, au final il en sortira toujours « 1 ou 2 trucs biens ». Ils pourraient tout aussi bien partir dans une grande ville qu’ils ne connaissent pas, l’important pour eux est de « se prévoir une période pour s’immerger à fond sans être dérangés par des coups de fil, mails, etc ».

Quant au chant, ce n’est pas ce qu’ils mettent le plus en avant, leur musique étant à la base uniquement instrumentale. Les voix se sont rajoutées petit à petit mais le cœur de leur musique reste les deux instruments. Ils chantent principalement en anglais, « un anglais international, assez beau et qui parle à tout le monde ». Mélanie ajoute « on utilise l’anglais pour sa sonorité, on a commencé en chantant sans mot, c’est plus des mélodies, ça fait partie du tout, c’est pas de la chanson ». En effet pour eux, leur chant n’est pas une chanson, qui, elle, va raconter une histoire, ils ne se considèrent pas comme des « songwriters ».

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Les voix sont semblables à un petit instrument qui va s’ajouter à leur musique, Mélanie conclut « on pourrait retrouver cette intention-la avec d’autres langues. On ne se ferme pas la porte ni à l’anglais ni au français. »

Au final, ce qu’ils veulent c’est que leur musique évoque des images à ceux qui écoutent l’album, que ça fasse travailler l’imaginaire, que ça puisse les faire voyager. Eux même n’ont pas forcément les mêmes images en tête, d’un jour à l’autre un morceau ne va pas provoquer les mêmes émotions.

« On aime bien cette idée que les gens, avec leur propre imaginaire, se créent leur propre chemin, leur propre histoire émotionnelle à l’écoute de la musique. »

Interview réalisée par Loïs & Tom
Photos : Enki & Margaux


PAPALOOPS

2 jeunes papas, tous les deux professeurs de musiques actuelles au Conservatoire et tous les deux fans de boucles, voilà la cocktail détonnant que forme PAPALOOPS ! Rencontre avant leur sortie de résidence, jeudi 17 novembre dernier au Camji.

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Sound Reporters : Comment vous êtes-vous connus ?

Papaloops : La première fois que l’on s’est vu et que l’on a discuté c’était à la Réunion Régionale des conservatoires sur les Musiques Actuelles.

Sound Reporters : Quels sont vos inspirations, vos goûts musicaux ?

Anthony : Beaucoup de choses, mais si j’avais une préférence, ce serait tout ce qui tourne autour du groove, du funk, tout ce qui est progressif.

Arnaud : Je suis un grand fan de rock progressif des années 70, d’une manière générale j’aime bien les musiques qui me transportent.

Sound Reporters : Avez-vous des projets pour la suite du groupe ?

Papaloops : Oui plein ! Mais on est un peu déçu car c’est trop tard pour WoodStock [rires]! Notre groupe est né en juin, donc c’est tout nouveau, on a des projets de live, de studio, des nouvelles compositions, mariages, bar mitsva, etc. [rires]. En définitif, avec ce groupe on veut se faire plaisir !

Sound Reporters : Quel est votre plus beau souvenir de scène ?

Anthony : Quand j’avais 15 ans, j’ai fait un concert perdu au fin fond de l’Auvergne pour un festival Punk, je jouais avec deux mecs qui avaient environ 40 ans, il devait y avoir 10 personnes dans la salle, mais c’est là où on a le plus déliré et le mieux joué sur scène !

Arnaud : Moi, c’est en 2006, je jouais pour une chanteuse qui faisait une sorte d’électro-pop-gothique et en parallèle, j’avais monté un groupe d’impro-rock. Le vendredi soir, je jouais avec la chanteuse à l’Olympia, où je ne me suis pas du tout amusé, et le lendemain je jouais dans un bar à Poitiers, ce n’était pas du tout prévu ! On s’est vraiment lâché sur ce concert, c’était génial !

Sound Reporters : Quel est votre plus grand regret ?

Anthony : Sincèrement, je n’en ai pas, parce que je me suis dirigé très tôt dans la musique et je me suis toujours débrouillé pour concilier le travail d’enseignant et le fait de jouer en groupe.

Arnaud : Pareil ! Après il peut y avoir des petits regrets… Avec un groupe dans lequel je jouais quand j’étais plus jeune, on a fait les Francos, on a joué sur France Inter. Puis ça s’est arrêté net parce qu’à cet âge, on évolue pas tous de la même manière… C’est dommage mais ce n’est pas un regret, c’était la fin de quelque chose et le début d’autre chose.

Sound Reporters : Quel est votre passe temps favori ?

Arnaud : Le « geekage » intensif, j’ai pas mal d’heures à mon compteur sur les jeux-vidéos  ! Depuis la première nintendo je ne me suis jamais arrêté, tout en conciliant les études et plus tard la vie de famille.

Anthony : Alors moi je ne suis pas un geek à proprement parlé, au bout d’une heure je sature ! Mais j’aime bien le sport en général, ça me permet d’évacuer !

Sound Reporters : Quel personne vivante admirez-vous le plus ?

Arnaud : Nobuo Uematsu, le compositeur du jeu Final Fantasy, c’est un compositeur que j’aimerais rencontrer un jour !

Anthony : Je pourrais citer un batteur, mais il y en a tellement que j’admire… Joker !

Sound Reporters : Avez-vous une petite manie avant de monter sur scène ?

Arnaud : Aller aux toilettes pour être sûr de ne pas avoir envie pendant le concert ! [rires]

Anthony : Moi je n’en ai pas !

Sound Reporters : Quel est votre devise ? 

Arnaud : L’euro [rires] ! Dans le sens philosophique ? Il y a 2000 raisons de se mettre des barrières et en même temps il n’y en a aucune ! 

Anthony : Être cool, en toutes circonstances !

Sound Reporters : Un dernier mot à nous dire ?

Papaloops : Venez au concert ce soir !

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Teaser Papaloops
Interview : Tom & Alexandre
Photo : Enki


RENCONTRE AVEC AYME

Rencontre avec Ayme le 18 novembre dernier…

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Sound Reporters : Quel a été le retour du public sur votre clip « We want out » ?

Ayme : On n’a pas eu trop de retours car on n’a pas rencontré de personnes qui l’ont vu, mais nos proches ne l’ont pas aimé. Je pense qu’il y a un côté un peu misogyne, et je regrette presque de l’avoir posté.

Sound Reporters : Quels sont les traits de personnalité de chacun des membres du groupe ?

Jérôme Pichon (guitare) : Drôle et un peu secret, réservé

Nicolas (batteur) : Timide, mais le plus érudit.

Jérôme Laperuque : Extraverti, sympa qui connaît un peu tout le monde.

Sound Reporters : Un âge de la vie qui vous a marqué ?

Ayme : 21ans par ce que c’est l’âge auquel j’ai créé mon premier groupe sérieux. C’est aussi l’âge de l’indépendance, l’âge où l’on a arrêté les cours mais où l’on est encore chez nos parents avec un pied dans la vie active.

Sound Reporters : Votre plus grande source d’inspiration ?

Ayme : Ma plus grande source d’inspiration c’est la musique avec laquelle j’ai grandi, l’ambiance des années 80, les musique que l’on entendait dans la voiture de nos parents. Je bosse un peu comme les Daft Punk avec des samples que l’on assemble.

Sound Reporters : Dans quelle pays voudriez-vous nous emmener avec votre musique ?

Ayme : Ça serait plutôt un voyage dans beaucoup de pays. Un mélange un peu tropical, de chaleur un peu moite.

Sound Reporters : Connaissez-vous les artistes présents sur scène ce soir ?

Ayme : En partie oui !

Sound Reporters : Quel son illumine votre journée ?

Ayme : En ce moment c’est la musique « The best of you » des Foo Fighters.

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Interview réalisée par Julie, Julian, Nathan, Tom
Photo : Margaux


SAMBA DE LA MUERTE, LA MER COMME HORIZON    

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Sound Reporters : Pourquoi avoir choisi des instruments plutôt traditionnels alors que votre musique est très actuelle, plutôt électro ?

Samba de la Muerte : J’utilise un peu de tout en fait, je me sers d’un ordinateur, j’enregistre dans mon petit studio chez moi avec de vieux claviers, des guitares et basse, des percussions. Je compose souvent la base des morceaux avec des instruments traditionnels ; si j’ai besoin de sons plus électroniques j’utilise des boites à rythmes plutôt que des sons de mon ordinateur. Je préfère aller vers de vrais instruments, des sonorités plus chaudes qu’un synthétiseur sur un ordinateur car je n’ai pas vraiment de sensations avec ça.

Sound Reporters : Vous avez dit que vous n’étiez pas très littéraire mais vous chantez en français. Si votre inspiration ne vient pas des livres, d’où vient-elle ?

Samba de la Muerte : Ado, je lisais les livres qu’on me demandait de lire au lycée, mais je n’étais pas féru de littérature. Ce qui m’a surpris c’est de pouvoir écrire un texte en français qui tienne la route, qui ait du caractère. J’ai vraiment réussi à dire ce que je voulais tout en mettant des formes un peu poétiques, je me suis plongé dans des recueils de poésie, je lis beaucoup de livres et c’est ça qui m’a inspiré ces derniers temps. Je n’aurai jamais imaginé écrire en français auparavant ! Pour les textes en anglais, je demande souvent de l’aide à Corentin qui joue aussi dans le groupe pour les écrire.

Sound Reporters : A par vous qui aimeriez vous être ?

Samba de la Muerte : La mer

Sound Reporters :  Quel est votre principal trait de  caractère ?

Samba de la Muerte : J’ai des défauts et des qualités comme tout le monde, j’ai du mal à parler de mes qualités si ce n’est que je pense être à l’écoute des gens. Sinon je suis un peu, comment dire, susceptible, ça c’est mon défaut, je prend les choses trop à cœur et en même temps c’est une qualité car je fais les choses à fond même si parfois ça peut me faire du mal.

Sound Reporters : Quelles villes du Brésil et du Japon vous font rêver ?

Samba de la Muerte : Tokyo et Kyoto au Japon, je vais peut-être y aller en avril d’ailleurs, pour des vacances, pas pour la musique ; et au Brésil, j’ai des amis qui sont revenus de Salvador de Bahia, ils ont eu une mauvaise expérience là bas, ils se sont fait agressés, du coup ça ne me donne pas trop envie. Par contre j’ai toujours rêvé d’aller à Rio de Janeiro.

Sound Reporters : Si vous deviez définir une couleur pour votre album ?

Samba de la Muerte : Le bleu, la mer. La pochette de l’album est rouge et orange, donc des couleurs un peu plus chaudes que le bleu, mais en ce moment je suis plus bleu.

Sound Reporters : Quel pays choisiriez-vous pour un prochain voyage ?

Samba de la Muerte : Le Japon, mais j’ai aussi envie d’aller en Norvège, j’y suis déjà allé, et j’aimerai bien tenter l’expérience d’habiter dans le nord de la Norvège, c’est très très beau, très paisible.

Sound Reporters : Vous mélangez beaucoup de styles de musique dans vos morceaux, est-ce difficile de choisir ?

Samba de la Muerte : Je ne fais pas de choix, ce qui peut perdre un peu les gens, mais à l’écoute de l’album ce qui est positif c’est qu’on entend beaucoup de styles différents, il y a beaucoup d’influences. Je ne veux pas devoir choisir entre l’étiquette pop ou électro. Ce projet, c’est aussi ma personnalité, ce que j’écoute, ce que j’aime dans la vie, les voyages, des musiques différentes, toute cette beauté que j’ai envie de retrouver dans ma musique.

Sound Reporters : Comment projetez-vous l’avenir de Samba de la Muerte ?

Samba de la Muerte : L’avenir proche ce serait faire un bon concert ce soir, parce que je suis content de revenir à Niort, c’est la ville en France où on a le plus joué. On a fait plusieurs fois le festival « Nouvelle(s) scène(s) », on a joué dans un lycée mais également dans le jardin de Sébastien Chevrier (ancien programmateur de Nouvelle(s) Scène(s)). Ensuite, faire un nouvel album que je suis en train de composer (on est 4 sur scène mais c’est moi qui compose les morceaux),  je cherche la direction dans laquelle je veux emmener ma musique, parce que ça ne ressemblera pas à cet album là, ce sera différent.

Sound Reporters : Est ce que vous connaissez les groupes qui passent ce soir avec vous ?

Samba de la Muerte : ALOHA ORCHESTRA oui parce qu’ils ont joué avec nous à Caen, et qu’on les a rencontrés au Havre lors d’une résidence en mars dernier. AYME je ne connais pas le projet, mais je connais les personnes qui jouent dedans, ça a l’air d’être vraiment intéressant !

Sound Reporters : Un son qui illumine votre journée ?

Samba de la Muerte : Soit le cri d’une mouette, soit le bruit des vagues. C’est un peu  une obsession, et ils se foutent de moi dans le groupe car ils disent que j’adore la mer. J’habite à Caen et dès que je peux, je vais à la mer, quand je suis chez moi j’entends les mouettes et ça me fait du bien.

Interview réalisée par Charlotte & Enki
Photo : Margaux

Pour écouter Samba de la Muerte, c’est par ici


LA MAISON TELLIER : 5, LE NUMERO PARFAIT

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Le mercredi 09 novembre dernier, nous avons rencontré deux des frères Tellier à l’occasion de leur passage sur la scène du Moulin du Roc. 

Sound Reporters :
Dans votre titre « Sur un volcan », y-a-t-il un message que vous souhaitez faire passer ou est-ce une simple invitation à danser ?

Helmut Tellier : Je dirai les deux ! On peut écouter ce morceau qui donne envie de danser comme une invitation à faire la fête, même proche de la catastrophe, du bord du gouffre. C’est paradoxalement une invitation à faire preuve d’optimisme !

Sound Reporters : Vous parlez beaucoup de danse, est-ce votre deuxième vocation ? Un lien particulier avec cette discipline ?

Raoul Tellier : A notre âge, c’est le bon moment pour se mettre à la danse ! (rires) Moi je n’arrive pas à trouver le bon mouvement avec mon corps pour que le résultat soit joli.  Il y en a qui font ça très bien, ça me fascine !

Helmut Tellier : Je n’avais pas remarqué ! C’est peut-être une frustration, une expression corporelle que j’aurai aimé pratiquer. Ma femme essaye de m’emmener voir des spectacles de danse, j’ai vu qu’au Moulin du roc on parle de spectacles de « mouvement ». Moi la danse me laisse perplexe, c’est un truc très primitif.

Sound Reporters : En 2013, vous dénonciez déjà le « bon français » dans un titre du même nom. Trois ans plus tard, votre regard a-t-il évolué? 

Raoul Tellier : Aujourd’hui on pourrait aussi parler des « bons américains » ! En vieillissant, quand je suis de bonne humeur, mon regard à ce sujet devient de la sagesse. Mais quand je suis pessimiste, des jours comme aujourd’hui, c’est davantage de la résignation… Je me dis que ça ne sert à rien de lutter, qu’il y a des cons et qu’il faut faire avec.

Helmut Tellier : En trois ans, ce n’est pas le monde qui a changé, c’est plutôt moi. A l’échelle d’une vie, il y a des âges plus propices à la révolte. Il y aura toujours des gens capables de dénoncer leurs voisins pour leur couleur de peau. Et ce n’est pas une chanson qui changera le monde… « Un bon français », c’est le portrait d’imbéciles ordinaires. C’est tiré d’un fait divers en Corrèze où un homme dénonçait ses voisins pour d’autres motifs. Il y a également un film des années 40 qui s’appelle « Le corbeau », on s’en est inspiré pour l’ambiance de cette chanson.

Sound Reporters : Vous venez de parler du peuple américain. Quelle a été votre réaction face aux résultats des élections présidentielles aux Etats-Unis ?

Raoul Tellier : Ah ça !!! Il y a quelque chose qui m’a marqué ce matin, un californien était mortifié et disait : « Moi je travaille dans la télé-réalité, et avoir un président qui vient de la télé-réalité ça me terrifie ! ». Ma réaction a été de me dire : « Mec, tu plantes de la merde et tu t’attends à ce que ça devienne des roses ?! ». Je ne comprends pas. Lui, individuellement il est choqué car Trump a été élu, mais il participe à son élection en bêtifiant les gens, il ne faut donc pas s’étonner ! Si tu prends les gens pour des cons, ils agissent comme tels, c’est logique.

Helmut Tellier : Je pense qu’il ne faut pas se mettre à courir partout comme des poulets sans tête. Bush a fait deux mandats et ce n’était pas une flèche ! Je vais faire une cure de désintoxication de médias pendant 15 jours : pas de télé, pas de radio ! Je n’ai plus Facebook depuis un an car chacun y va de son analyse socio-politique « de bac à fleurs » et ça n’apporte rien de constructif. Je n’ai pas envie de me plomber le moral avec ce truc là.

Sound Reporters : La Maison Tellier, c’est le nom de votre groupe mais c’est aussi le titre d’une nouvelle de Maupassant. Qu’est ce qui vous a marqué dans cette nouvelle ?

Raoul Tellier : C’est un auteur particulier car il a un style d’écriture très simple et très précis qui fonctionne très bien dans le format de la nouvelle. En même temps, ses textes dégagent des trucs très poétiques, tout en employant des mots et des phrases simples et compréhensibles par tout le monde. D’ailleurs c’est un auteur facile à étudier quand on est jeune et qu’on découvre la littérature. Dans ce texte là, la thématique est belle, et touche presque à la métaphysique, la religion, l’épiphanie. Les personnages à priori les moins fréquentables, comme les prostituées, sont en fait celles qui se révèlent être les plus saines à l’intérieur, dans leur âme.

Helmut Tellier : Cette nouvelle se passe dans un univers très féminin puisque le décor est une maison close. C’est une espèce d’antithèse, car notre groupe est composé de 5 garçons ! Dans notre musique, les paroles ont beaucoup d’importance, d’où l’influence littéraire. Maupassant est aussi un auteur normand, comme nous. Il vivait à une époque particulière, la fin du XIXème. Il vaut mieux choisir un nom percutant si tu veux que le public le retienne !  Il y a des groupes comme les Beatles, qui avant s’appelaient les Quarrymen et qui ont changé de nom ! La Maison Tellier, ça évoque quelque chose pour ceux qui ont étudié Maupassant à l’école, ils se disent « Ah je connais ! ». En fait ils ne parlent pas du groupe mais de la nouvelle, et c’est toujours ça de gagné !

Sound Reporters : Vous avez joué un peu partout en France, quelle scène avez vous préférée ?

Raoul Tellier : On se souvient d’un concert pour pleins de raisons différentes ! Il y a des sites particulièrement beaux, et je peux en citer deux dans lesquels on a joué, l’Amphithéâtre romain des Nuits de Fourvière à Lyon et le Théâtre marin à Sète. Quand on joue là bas, c’est un peu différent de d’habitude : on s’habille bien ! (rires). Sinon, on se souvient aussi très bien de ce qu’on mange dans les endroits où l’on joue, ça contribue aux bons souvenirs de concert !

Helmut Tellier : Je me souviens de notre passage à Niort au Camji pendant notre première tournée en première partie de Moriarty. Ca m’avait marqué car on arrivait dans la cour des grands ! Un bon souvenir de concert c’est un tout :  un accueil du public incroyable, ou des gens super chauds. Ce soir, on peut déjà vous dire que la scène est magnifique.

Sound Reporters : Dans le titre « Cinq est le numéro parfait », vous parlez du Bon, de la Brute et des Truands. Et au sein de la Maison Tellier, qui est le bon, qui est la brute et qui sont les truands ?

Raoul Tellier : Ca dépend des jours, on est plutôt bons, à tendance vaguement truands.

Helmut Tellier : On est tous plutôt bons, on n’est pas vraiment des brutes (rires). On s’apprécie assez pour passer la moitié de notre vie ensemble !

Sound Reporters : Certains de vos titres sont en anglais ou mélangent l’anglais et le français. Dans quelle langue préférez-vous chanter? Et pourquoi cette double utilisation des langues ?

Helmut Tellier : Au début c’était un non-choix !

Raoul Tellier : On chantait autant en anglais qu’en français. Notre musique a des influences américaine et anglo-saxonnes, les chansons qu’on composait sonnaient mieux en anglais. Avec l’expérience, on a commencé à chanter davantage en français, c’était jouissif de chanter en français sur de la musique qui se prête mieux à des textes en anglais, c’était amusant !

Sound Reporters : Quelle musique vous a le plus marquée dans votre enfance ?

Raoul Tellier : Le générique de « 1 rue Sésame » ! Sinon, la première et la dernière fois que je suis venu au Moulin du Roc c’était pour un concert de mon héros guitariste, John Renbourn . Quand j’étais petit j’ai été marqué pas John Renbourn, c’est lui qui m’a donné envie de faire de la guitare je crois. Et je suis là aujourd’hui !

Helmut Tellier : Les chansons de Renaud, beaucoup.

Sound Reporters : A quoi pensez-vous le plus souvent en vous endormant ?

Helmut Tellier : « Est ce que j’ai bien éteint la cafetière ? ». Pendant longtemps, je me suis réveillé en pensant à la musique, surtout au début, quand ce n’était pas mon métier. C’était ma première pensée consciente de la journée : « On va répéter ! ».

Raoul Tellier : Moi je lis et je m’endors sur mon livre !

Helmut Tellier : Très impressionnant, on dirait qu’il est mort ! (rires)

Raoul Tellier : En ce moment je lis un polar donc je pense à mon polar, et quand j’ai de la chance je pense à éteindre la lumière juste avant de m’endormir.

Helmut Tellier : Souvent, la dernière pensée de la soirée c’est aussi : « J’aurais pas du boire ce dernier verre !  » .

Raoul Tellier : Avant d’en boire 15 autres ! (rires)

img_2050Sound Reporters : Quel son illumine votre journée ?

Raoul Tellier : J’aime bien entendre la cloche de mon village, ça signifie que je suis à la maison et que j’ai une journée tranquille pour travailler, faire ce que je veux. J’aime aussi le son de la guitare. Et quand je suis en tournée, j’aime le doux bruit du camion !

Helmut Tellier : Moi j’aime le son des cours de recrée. J’aimerais habiter à côté d’une école ! Ou bien le son de la cafetière…  Sinon en tournée notre trompettiste s’échauffe à l’avance  et l’entendre faire ses gamme le matin, ça c’est chouette.

Raoul Tellier : On remarquera qu’aucun d’entre nous n’a parlé de la voix de ses enfants ! (rires)

Interview réalisée par Julie, Esteban, Théo et Nolwen
Photo : Margaux

Pour écouter La Maison Tellier : http://www.deezer.com/album/11800736



BANTAM LYONS, POP BRETONNE MELANCOLIQUE

Bantam Lyons, ce sont 4 bretons de Brest exilés à Nantes. Portée par la voix singulière de Loïc et leurs textes mélancoliques, leur musique parle aux ados que nous sommes. A écouter quand la pluie tambourine derrière les carreaux.

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Sound Reporters : Vos chansons sont mélancoliques, c’est votre marque de fabrique. D’où vient votre inspiration ?

Bantam Lyons : Ce n’est pas conscient, on ne se l’impose pas, chacun fait et donne un peu ce qu’il veut.

Sound Reporters : Pourquoi avoir choisi de chanter en anglais ?

Bantam Lyons : À l’adolescence, l’écoute des sons, des chants en anglais ont favorisé ce choix. Les paroles des titres importants étaient en anglais, pour nous c’est normal et naturel de chanter en anglais.

Sound Reporters : Quelle salle de concert vous fait rêver ?

Bantam Lyons : (après réflexion) La Koko à Londres !

Sound Reporters : Quels sont vos projets pour l’avenir ?

Bantam Lyons : Il y en a tellement ! Pour l’instant on voudrait terminer la tournée, puis faire une pause dans les concerts et essayer de composer un 2ème album dans les mois qui viennent, voir un peu ce qui se passe. Sachant qu’on a tous des projets à côté, ça nous permettra de faire d’autres choses.

Sound Reporters : La pochette de votre album est particulièrement originale, pourquoi avoir choisi ce visuel ?

Bantam Lyons : C’est un ami peintre de Nantes, Sylvain Lacante qui l’a réalisée. On avait vu certaines de ces toiles un peu par hasard et on lui a demandé si ça l’intéresserait de faire une toile pour nous. Il a écouté les morceaux, on lui a donné carte blanche. Et puis il avait déjà une petite idée en tête par rapport à l’ambiance de la musique, et c’est ce tableau qui lui est venu.

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Sound Reporters : Avec qui aimeriez-vous travailler ?

Bantam Lyons : Ça dépend du sujet, si c’est pour faire un truc nul avec des personnes cool c’est dommage. Tout comme faire un super sujet avec des personnes pas très cool. Mais on est tous ok pour travailler avec Steve Albini, un ingénieur du son américain, il est très sympa !

Sound Reporters : Quelle est la pire interview que vous ayez faite ? Et qu’aimeriez-vous dire à ce journaliste ?

Bantam Lyons : Celle-là peut-être (rires). Un journaliste nous a appelé le lendemain matin d’une grosse fête pour réaliser une interview à l’occasion de la Fête du Bruit, il a insisté pour faire son interview, mais c’était des questions dans l’ensemble assez personnelles. Ce qu’on voudrait lui dire ? Bonne continuation à lui (rires).

Sound Reporters : Aimeriez-vous avoir une page Wikipédia à votre nom ?

Bantam Lyons : Oui, pourquoi pas mais à condition qu’elle soit créée par quelqu’un d’autre ! Vous par exemple ?

Sound Reporters : Quelle est selon vous la pire télé-réalité du moment ?

Bantam Lyons : « Mariés au premier regard » sur M6, des gens qui ne se connaissent pas se rencontrent pour la première fois le jour de leur mariage, c’est une sorte d’algorithme qui détermine qu’ils sont faits l’un pour l’autre et dans six mois/un an il y aura le bilan, « que sont-ils devenus ? ».

Sound Reporters : Quel est selon vous le pire défaut et la plus grande qualité de chacun d’entre vous ?

Benoît : Mon meilleur défaut est d’être souvent en retard ! Et ma pire qualité, c’est d’avoir raison un peu trop souvent !

Samuel : Être une bonne poire : c’est à la fois mon pire défaut et ma meilleure qualité !

Loïc : Un défaut : d’être fainéant et une qualité ? Beau gosse ! (répondent les autres) (rires) Surtout je fais de bonnes blagues parfois.

Maylan : Mon défaut c’est de manquer de diplomatie. Ma qualité c’est d’être trop modeste.

Sound Reporters : Connaissez-vous les autres artistes présents sur scène ce soir ?

Bantam Lyons : On connaît les Yachtclub oui !

Interview réalisée par Mélanie & Nathan, photos de Vincent.
Pour écouter Bantam Lyons : https://soundcloud.com/bantam-lyons


REZINSKY : RAP ET SENTIMENTS

Rezinsky est un duo hip-hop formé en 2014 par le rappeur Pepso Stavinsky et le beatmaker RezO, respectivement d’Angers et de Rennes. Leur 1er EP Les hérétiques est sorti en 2015, et leur album Les hérétiques tomes I & II est sorti en mai dernier.

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Sound Reporters : Dans vos titres, vous mettez en avant vos sentiments, bien plus que d’autres artistes. Pourquoi ce choix ? 

Pepso : Je pense que ça va avec des périodes de ma vie et en fonction de mes relations sentimentales, ça m’a fait tout simplement du bien d’écrire. C’est le côté « exutoire », comme d’autres personnes vont voir un psy. Je pense aussi que ces choses qui me sont arrivé m’ont tout simplement inspiré, je me suis mis à en parler énormément, à regarder beaucoup de films sur ce sujet. Ca m’a permis de forger ma personnalité artistique. C’est quelque chose que peu de gens font dans le rap.

RezO : C’est quelque chose qui se fait beaucoup dans le cinéma la littérature et même d’autres styles musicaux. Mais dans le rap il y a cette timidité, les rappeurs n’en parlent pas, ils se cachent derrière une carapace. Au final le rap c’est une musique très pudique. Les rappeurs vont très rarement au fond d’eux-mêmes.

Pepso : C’est quelque chose que j’ai commencé a faire avec ce projet, avant je rappais déjà sur mes sentiments mais pas de manière aussi affirmée. Il y a eu un déclic avec Rezinsky.

Sound Reporters : Dans la musique « Jolie Môme », vous avez retranscrit les vers du poème de Léo Ferré, un artiste des années 50. Pourquoi avoir fait ce choix ?

Pepso : Jaime beaucoup ce texte à la base ainsi que l’artiste en tant que tel et il appartient a une génération que j’aime beaucoup, aussi bien au niveau des chanteurs (Léo Ferré, Jacques Brel…) qu’au niveau des films avec des acteurs comme Jean-Paul Belmondo, Lino Ventura, ce sont des artistes, pas juste des gens beaux. C’est l’époque avant celle de la surconsommation et de la télé. C’était vraiment des gens qui avaient des gueules, qui imposaient le respect, cette époque là m’a beaucoup inspiré. J’ai retranscrit ces vers en l’honneur du texte et parce que Jolie môme parle d’une histoire vrai, c’était le surnom que je donnais à une personne, elle me rappelait cette époque par sa personnalité. Je voulais vraiment donner ce côté poétique, j’ai pris dans ce texte les mots qui pouvaient le mieux la décrire.

Sound Reporters : La présence des femmes est très importante dans vos paroles et dans vos clips est-ce intentionnel ou dû au hasard ?

Pepso : C’est un sujet qui m’a énormément inspiré, et même qui me passionne, donc oui c’est intentionnel. Je regarde beaucoup de films qui mettent en avant des personnages féminins, comme dans À bout de souffle ou dans La Piscine, par exemple. Aujourd’hui, on parle énormément de la place de la femme dans la société, du féminisme, de la parité. A cette époque, on en parlait beaucoup moins mais la femme était davantage mise en avant au cinéma, jusqu’à dominer l’homme. C’étaient elles les bonhommes ! On en parle beaucoup aujourd’hui, pourtant je trouve qu’elles sont très mal représentées dans l’univers cinématographique. C’est assez paradoxal.

Sound Reporters : Pour vos titres, comment travaillez-vous ? Ensemble ou chacun de votre côté ?

RezO : Ça a évolué, mais généralement ça part d’une idée musicale, c’est moi dans mon studio qui crée quelque chose que je lui envoie, des bouts d’instru et des ambiances et puis s’il aime, il travaille dessus et ensuite on bosse ensemble. Mais on a de plus en plus envie de travailler ensemble de A à Z.

Sound Reporters : Avec quels artistes aimeriez-vous travailler ?

RezO : ICHON, même s’il y en a d’autres !

Sound Reporters : Est-ce que vous écoutez d’autres styles de musique que le rap ?

RezO : Personnellement j’écoute beaucoup d’autres style comme je fais du sampling, je suis obligé d’avoir une très grande culture musicale, je passe mes matinées à écouter de la soul, du jazz et de la musique électronique des années 60/70.

Sound Reporters : Quel lien faites-vous entre votre chanson « Caligula » et l’empereur romain du même nom ?

Rezo : Il était très connu pour ses orgies !

Pepso : Je me suis surtout inspiré du film qui a été tourné uniquement avec des acteurs de Playboy, c’est donc un film complètement érotique mais très bien filmé.

RezO : Et puis c’était une époque où les hommes qui étaient au pouvoir avaient une décadence totale, le système politique était fait d’orgies et de drogues. C’est un clin d’oeil à ses hommes qui laissaient vivre leurs pulsions, leur luxure.

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Interview réalisée par Charlotte et Mélanie, photos d’Enki.
Pour écouter Rezinsky : http://www.deezer.com/artist/7793652


DEAD OBIES, SOUS LE SIGNE DU V

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Dead Obies est un groupe Québécois composé de 6 rappeurs originaires de Montréal : Snail Kid (Gregory Beaudin), Yes Mccan (Jean-François Ruel), Jo RCA (Jonathan Quirillon), O.G. Bear (Pierre Massé), 20Some (Charles-André Vincelette), et VNCE (Vincent Banville, producteur). Ce groupe naît en 2011 et prend rapidement de l’ampleur au Québec grâce à leur présence aux événements WordUP! Battles et Artbeat. Ils se démarquent par l’utilisation de l’anglais, du français mais aussi du créole dans leur rap. Le 4 mars 2016, le band sort son 2éme album « Gesamtkunstwerk ».

Sound Reporters : Dans votre clip « Waiting » un groupe de 5 adolescentes font du playback sur vos voix, bougent comme des rappeurs, fument, boivent etc,. Pour vous les femmes sont-elles l’égal des hommes ?

Snail Kid répond « ouais ! » sans hésiter. McCan poursuit en nous expliquant que le but premier n’était pas forcement de présenter les femmes comme l’égal des hommes mais plutôt de changer les habitudes des clips de rap en montrant les femmes différemment et également de montrer le lien entre la musique et les femmes. Les filles écoutent autant du rap que les garçons !  

Sound Reporters : Apres avoir utilisé le « franglais » dans vos sons, vous avez choisi un titre allemand pour votre 2ème album. Pourquoi avoir choisi cette langue pour dire « Œuvre d’art totale » ?

C’est un petit clin d’œil à la polémique qu’ils ont créé au Québec où ils ont été énormément critiqués sur le fait de mélanger l’anglais, le français et le créole. C’est donc une sorte de provocation suite à ça. « Ok vous ne voulez pas qu’on parle en anglais, vous ne voulez pas qu’on parle en créole, on va donner un titre en allemand » confirme Jo RCA. « Gesamtkunstwerk » est une sorte d’ego trip, « c’est surtout le concept de l’album qui est relié à ça, on a enregistré l’album au Centre Phi à Montréal devant un public, on a retravaillé cet album-là en studio, donc c’est un mix studio/live, on a fait un documentaire cette même journée là, on a tourné 2 vidéos clips, donc ça a créé une sorte d’œuvre d’art total »

Sound Reporters : Vous préférez performer dans de très grosses salles de concert ou dans une plus petite salle avec la possibilité d’être proche du publique ?

20Some nous répond avec l’humour qui les caractérise : « Y’a pas de salles assez grandes pour le nombre de gens qu’on attire !», tout le monde confirme : «Voila ! », et Snail Kid rajoute « C’est la planète ! » en faisant allusion à leur public. Second degré et auto-dérision sont de mise et donnent le ton. Les plus grands rassemblements qu’ils aient pu faire ont eu lieu dans des parcs et des festivals, en extérieur. Jouer devant une grande foule et dans des salles c’est « tout aussi l’fun mais pour différentes raisons ». « Devant une plus grande foule ton jeu est un peu plus gros, exagéré » confirme 20Some. « Quand tu joues devant des publics, y’a des trucs que tu te permets pas de faire, des trucs que tu ferais dans des spectacles plus intimes parce que justement t’es conscient de ton public, tu es conscient que tout le monde dans la place peut voir et ces petits détails là, tu vas te permettre de les faire, de donner plus dans des salles intimes que dans les énormes festivals » complète O.G. Bear. 20Some rajoute « Ce qui est le fun avec les petites salles, c’est que tu as le feeling et le sentiment de pouvoir aller chercher chaque personne juste en établissant un petit contact avec eux, visuel ou quelque chose, tu peux jouer avec eux d’une autre manière, c’est cool aussi ».

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Sound Reporters : Si vous n’aviez pas fait de rap, quel autre style musical auriez-vous choisi ?

Jo RCA se serai tourné vers le R’n’B, Yes McCan le Rock comme guitariste, O.G Bear serait rester dans le Street ou le rock, 20some aurai porté « des bretelles et un chapeau melon » d’après Snail Kid, en jouant du trombone. Fou rire général.

Sound Reporters : Comment définiriez-vous la scène Hip-Hop au Québec ?

« En pleine renaissance » à l’unanimité. L’importante couverture médiatique est assez récente, quelques groupes commencent à être très actifs sur la scène musicale au Québec. Mais il y a très peu de médias spécialisés dans le rap, comparé à la France (Skyrock, etc.).

Sound Reporters : Avez-vous quelques expressions bin d’chez vous à nous faire découvrir ?

« Suce ta propre graine » commence Snail, Jo RCA lui répond par « Tabarnak Bro ! » suivi d’un second fou-rire général. Il poursuit en nous expliquant : « On a un combo aussi qu’on a réalisé avec un français, il nous a appris « Tabarnike’ ta mère » ». O.G. Bear nous révèle : « Entre nous en ce moment le truc populaire c’est ‘‘être dans sa propre marde’’», accent italo-québécois nécessaire à sa bonne prononciation.

Sound Reporters : Nous avons pu lire certains commentaires plutôt haineux sous votre vidéo clip « WhereThey @ »,  je cite : « l’accent québécois il est tellement pas crédible en rap », suivis d’autres réponses « Ecoute pas cette merde là. Ce n’est vraiment pas représentatif ». Vous en pensez quoi vous de ce genre de remarques ?

« Laissez-nous notre chance… » supplient-ils.  [Humour et auto-dérision bis]. « Des fois y’a des gens qui écoutent la musique pas avec la bonne ouverture ou pas une assez grande ouverture d’esprit ce qui fait qu’ils s’arrêtent à un accent ». « Y’a des gens au Québec qui parlent de nous comme ça, qui disent ‘’Je comprends rien à ce qu’ils disent ! ’’ ». Si le commentaire est pertinent ils y prêtent attention, sinon ils passent au-dessus.

Sound Reporters : En dehors de vos casquettes de musiciens respectives, quels sont vos « rôles » et  vos traits de personnalité dans le band ? 

Jo RCA est « Captain Vomito », Snail Kid est « Chef Kebab », O.G Bear est « Captain Teuf », 20some est « Petit Routard », Yes McCan est « Arlequino » et VNCE est « Captain Littérature ».

Sound Reporters : Entre vous, comment vous appelez-vous ? Par vos noms de scènes ou par vos vrais prénoms ?

Ils utilisent leur vrai nom entre eux, « on est comme des amis avant d’être des collaborateurs » nous explique Jo RCA. Ils ont de multiples surnoms qui changent perpétuellement. Sauf O.G. Bear, qu’ils surnomment à l’unanimité « Bear ». « Comme vous voyez, on est toujours en train de déconner, les noms ça changent en 10 minutes, depuis qu’il a les cheveux vert c’est devenu Bibi, Bifti… ». Ils ont tellement de surnoms qu’ils se perdent eux-mêmes, à l’exemple de Jo RCA  qui demande « Moi je sais pas c’est qui ? ».

Sound Reporters : Ce soir, d’autres artistes partagent le plateau avec vous, vous les connaissez ?

Ils connaissent Caballero&JeanJass mais pas le projet de Resinsky qu’ils ont hâte de découvrir.

Ressenti général sur cette interview ? Bonne humeur, bonne humeur et bonne humeur !

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Interview réalisée par Margaux & Charlotte. Photos : Margaux & Enki
Pour écouter Gesamtkunstwerk  :
https://deadobies.bandcamp.com/album/gesamtkunstwerk-2



CABALLERO & JEANJASS : « UN PAS AU DESSUS »

Pour leur première interview, les Sound Reporters ont eu la chance de rencontrer les étoiles montantes du rap belge, le duo composé de deux amis de longue date, Caballero & JeanJass, quelques heures avant de monter sur la scène du Camji…

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Sound Reporters : Pourquoi avoir choisi des ours sur votre projet « Double hélice » ?

Jeanjass : On aime tous les deux la marque Ralph Lauren, qui a une collection avec des oursons.
Caballero : C’était un clin d’œil à cette marque, on voulait venir avec un truc « original » qui ne colle pas spécialement à l’ambiance du CD, un truc un peu festif, un peu dessin, un peu enfantin, moins vu, moins dans les codes.

Sound Reporters : En parlant de la marque Ralph Lauren, vous la citez beaucoup, est-ce que c’est simplement une marque que vous aimez ou est ce qu’il y a un lien particulier avec votre projet ? Etes-vous sponsorisés par Ralph Lauren ?

Caballero & JeanJass : Non malheureusement… (rires)
JeanJass : Ils ne sponsorisent personne, sauf les athlètes américains aux Jeux Olympiques ! J’espère faire les Jeux Olympiques aux Etats-Unis un jour ou l’autre mais sinon on ne sera jamais sponsorisé je crois !
Caballero : C’est très lié à la culture du rap ! Cette marque a été vraiment très en vogue dans les années 90 à New-York, il y a eu tout un mouvement de gens qui portaient ça et dans notre jeunesse on a été très influencés par la culture hip-hop et donc aussi par Ralph Lauren sur le plan vestimentaire.

Sound Reporters : Dans votre musique  «  Merci beaucoup »  vous parlez de tournées en Belgique, France, Suisse et Québec ; quel est le concert qui vous a le plus marqué ?

Caballero : C’est pas du jeu mais le dernier concert qu’on a fait à Bruxelles c’était à la maison, du coup c’était vraiment vraiment le feu.
JeanJass : Il y avait énormément de monde ! Les festivals aussi marchent très bien en Belgique ! A Paris c’était chaud, quand on a fait Wonderlust ! En fait on commence juste la tournée française, du coup on peut pas encore te dire ! On a fait Marseille, Paris, Strasbourg, ça c’est bien passé à chaque fois ! Pour la France au bout de dix dates on pourra comparer.

Sound Reporters : Si demain on vous proposait de faire un concert dans la salle que vous voulez, vous choisiriez laquelle ?

Caballero : Madison Square Garden, à New-York… Le Stade de France aussi mais si il y a trois personnes ce serait un peu la honte. Sinon je dirai l’Olympia à Paris !
JeanJass : Moi j’aimerai bien !

Sound ReportersVous pensez faire un album ensemble après votre EP ?

Caballero : C’est plus ou moins ce qui est en train de se préparer là maintenant !
JeanJass : Il y aura plus de morceaux que sur le premier, ce sera la suite logique du premier.

Sound Reporters : En France on ne connaît pas beaucoup de rappeurs belges ! Qui pouvez-vous nous conseiller, quels sont ceux qui marchent le plus en Belgique en ce moment ?

Caballero : Il y a Damso, je ne sais pas si ça vous dit quelque chose, il a été signé par Booba, donc ça a fait beaucoup de bruit et il est assez écouté en France…
JeanJass : Très talentueux en plus !
Caballero : Très fort oui… Il y a Hamza aussi, celui qui cuisine la sauce, je ne sais pas si vous avez entendu ; Roméo Elvis, on vous le conseille aussi. Il y a un gros vivier, des gens un peu moins visibles mais qui sont dans notre entourage, comme Seven par exemple qui est très talentueux aussi !
Jeanjass : Isha Spacemaker aussi… (Caballero approuve). Du côté néerlandophone, t’as des gens talentueux aussi !

Sound Reporters : On sait que vous êtes fans de Booba, est ce qu’un jour vous imaginez faire une chanson avec lui ?

Caballero : Je ne pense pas mais il ne faut jamais dire jamais…
Jeanjass : Il a une liste et on est probablement pas sur la liste ! (Rires) ça n’arrivera pas je pense…

Sound Reporters : Dans votre album, on a pu voir que vous étiez fan de foot, quel est votre club préféré ?
Jeanjass montre le sweat de Caballero aux couleurs du PSG…

JeanJass : J’aime le Barça aussi, Arsenal.

Sound Reporters : Votre joueur préféré ?

JeanJass : Zizou !
Caballero : Messi, à fond les ballons !

Sound Reporters : Vous écoutez essentiellement du rap ou bien d’autre styles de musique également ?

JeanJass : Principalement du rap pour mon propre plaisir, mais vu que je suis aussi beatmaker j’écoute pas mal d’autres styles pour m’en inspirer pour sampler ; il y a des trucs qui sont un peu proches comme Anderson Paak, on trouve que c’est très chaud !
Caballero : Le dernier Bruno Mars est chaud !
JeanJass : Je peux tout à fait danser sur le dernier Bruno Mars !
Caballero : On n’est pas spécialement fermés, on aime beaucoup de trucs mais évidemment nos premiers choix vont souvent vers le rap parce que c’est la musique qu’on aime !

Sound Reporters : Quel est le plus gros défaut et la plus grande qualité de l’autre ?

Caballero : Ton plus gros défaut, tu es difficile dans tes goûts, c’est un secret pour personne ; mais tu es super talentueux, franchement tu as pleins de casquettes, tu es beatmaker, ingé son, c’est toi qui mixe tous les sons du projet, tu es un excellent rappeur, c’est une perle rare le bon vieux Jass !
Jeanjass : Merci, je suis touché… Sa grande qualité c’est son talent, c’est quelqu’un qui écrit comme personne, dans son style, pour cracher du feu c’est probablement le plus fort, et alors son défaut, il a un gros appétit !
Caballero : Je savais que tu dirais ça !
Jeanjass : Non mais peut-être un peu impatient ?
Caballero : C’est vrai…

Sound ReportersÇa fait combien de temps que vous êtes dans votre studio « blackared » ?

Caballero : 2 ans et demi 3 ans, on est en train d’en construire un autre en ce moment, vous verrez il y aura des nouvelles très vite, c’est vrai qu’on est en train d’évoluer, d’aller plus haut.
JeanJass : Un pas au dessus…

Sound Reporters : En ce moment quel son fait briller vos yeux ?

JeanJass : Pas de son en particulier mais j’écoute YG, un gars qui vient de Colton (Los Angeles), son album  s’appelle « Still brazy ».
Caballero : Moi j’écoute un rappeur un peu foufou, un américain qui s’appelle 21savage, il a un album qui s’appelle « Savage mode ». C’est un truc de sauvage vraiment, il porte bien son nom, j’aime beaucoup ce délire là  !

Sound Reporters : Vous faites beaucoup référence à Naruto, Dragon Ball Z, vous entretenez un style enfantin dans vos paroles… Est-ce que c’est un message pour que la jeunesse ne se perde pas ?

Caballero : Je ne pense pas qu’il y ait un message en particulier mais on peut en tirer cette conclusion. C’est l’univers de toute une génération, ça a touché plein de gens et ça continue de toucher plein de gens, et malgré qu’on soit déjà très adultes,  il y a un peu de nostalgie, c’est un univers que l’on aime toujours et dont on a envie de parler.
JeanJass : Ça touche beaucoup de monde aussi ! Moi par exemple, j’ai un petit frère de 17 ans qui n’a pas connu la grande époque, Dragon ball a 10 ou 20 ans de plus que lui et il est aussi fanatique que moi !

Sound Reporters : Est ce que vous connaissez les autres groupes qui passent ce soir ?

Caballero : Je ne connais pas Rezinsky mais je connais très bien Dead Obies !
JeanJass : Rezinsky de nom oui, mais je ne connais pas trop leur projet. Dead Obies on connaît bien !

Sound ReportersVous avez hâtes de les voir ?

Caballero : Moi je suis curieux de voir Dead Obies parce que je sais qu’il sont très fort scéniquement parlant ! Je les connaissais avant, c’est des gens qui ont fait beaucoup de battles au Québec, comme les Raps Contenders, c’est inspiré des Warm Up qui viennent des Etats-Unis comme tout ce qu’on fait ici, ce sont des gens qui ont commencé directement sur scène, donc je suis sûr qu’aujourd’hui quand il devront interpréter leurs morceaux ça va être très intéressant, j’ai hâte de voir ça !
Jeanjass : Ils dégagent beaucoup d’énergie sur scène…

Sound Reporters : Vous préférez les grandes salles ou les petites salles avec une grande relation au public ?

JeanJass : Les deux ont du charme ! La fusion des deux !
Caballero : Moi je préfère être dans une grande salle avec plein de gens qui connaissent le projet. Un bon mix des deux c’est ce qu’on veut.

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Interview réalisée par Charlotte & Mélanie. Photo : Margaux & Enki
Pour écouter « Double Hélice » : http://www.deezer.com/album/13918844

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